Club de la semaine

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14.11.13

Terreforts-Baziège Judo (Haute-Garonne)

40 ans et le plein de projets

83 licenciés - Présidente : Agnès Garres – Trésorier : Philippe Agar – Secrétaire : Patrick Cremont – Communication : Johan Chesneau - Professeur : Serge Selvi (4e dan) et Agnès Garres – Budget : 14 000 euros.

Le Terreforts-Baziège Judo souffle ses 40 ans. Depuis sa création en 1973, par Jacques Bertrand, la ligne de conduite n’a pas bougé. Le petit club, proche de la banlieue toulousaine, propose un judo dynamique, axé sur la compétition. Stages, entraînements de masse, tournois, rencontres amicales… Le Terreforts-Baziège Judo se démène pour participer à tous les événements locaux. « Dès que nous pouvons, si nous trouvons une compétition intéressante, nous nous déplaçons. Nous trimballons nos jeunes un peu partout avec nous », confirme Agnès Garres. Présidente du club depuis 5 ans, elle mène les entraînements aux côtés de Serge Selvi, le pillier du club. Ce dernier a notamment été champion du monde des vétérans, en 2006 à Tours. « Il se documente, regarde de vieux combats, analyse… C’est un passionné. Il essaye de pousser les judokas au maximum », explique Agnès Garres. Tous les deux sont très impliqués, et pour cause : ils sont membres du club depuis sa création. En moyenne, les enfants participent à une dizaine de compétitions. « Pour le moment, nous évoluons davantage dans le Sud, c’est moins contraignant pour l’organisation », avance la dirigeante. Le but est de rendre le sport concret, permettre aux jeunes combattants de découvrir le contact. « Cela nous permet de repérer ceux qui sont motivés. Parmi nos jeunes, il y en a 2 ou 3 qui peuvent aller loin », estime Agnès Garres. Les résultats sont prometteurs : issu du club, Simon Remignon, 14 ans, s’entraîne désormais au pôle espoir de Toulouse.

L’accent mis sur les vétérans et la motricité

Au Terreforts-Baziège Judo, les cours sont menés par groupe d’âges. « Nous n’hésitons pas à faire passer un jeune dans un groupe supérieur si nous repérons ses capacités », souligne la responsable du club. Pour autant, les deux enseignants restent vigilants avec le haut-niveau. « Nous faisons attention à leur croissance, le but n’est pas de les user trop tôt », tempère l’enseignante. Pour preuve : depuis septembre un cours de préparation physique a été mis en place. Mais tous les judokas n’y sont pas intégrés. « Leur corps doit être prêt », justifie Agnès Garres. Pour autant, la section ne concentre pas toute son énergie sur la compétition. « Nous aimerions en faire plus, mais aujourd’hui les clubs sont plus nombreux. C’est compliqué d’exister, d’autant qu’il est compliqué d’accrocher les jeunes. Arrivés en benjamins, ils se rendent comptent des efforts que nécessitent le judo », admet-elle. Pour pallier ces départs, le club s’est diversifié. Depuis quelques années, les vétérans sont plus nombreux. Il y a peu, ils étaient deux sur les tatamis, aujourd’hui ils sont quatorze. La section s’est également ouverte aux personnes handicapées. Depuis quatre ans, ils sont admis dans les cours ados/adultes. « Nous avons pu constater d’importants progrès chez eux : notamment sur l’amélioration de leur motricité, leur poids et l’appréhension de la chute», détaille, ravie, Agnès Garres qui a suivi une formation de la ligue pour prendre en charge cet encadrement. Depuis son arrivée à la tête de la section, la présidente mise sur la convivialité. Repas et goûter sont organisés pour les licenciés. Des activités culturelles sont également organisées avec les autres sections de la ville.  En 2008, les judokas se sont même déplacés à Paris pour y voir le tournoi de Bercy.

En 2013, le judo club a fêté ses 40 ans. Avec 83 adhérents et seulement six bénévoles au bureau, le club maintient son dynamisme. Les licenciés l’ont célébré tout au long de la saison avec de petits événements régulièrement organisés comme des concours de dessins, des grands repas et prochainement la plantation d’un cerisier japonais devant le dojo de la ville. L’occasion aussi de ressortir de nouveau projets des cartons. Agnès Garres compte notamment recruter davantage de filles. Elles sont actuellement 21 à grossir les rangs du club. Une dernière idée lui également à cœur : organiser un échange avec la Guyane. « Il y a un très bel esprit sport sur cette île, il y a des choses à faire et à développer », confirme-t-elle avec enthousiasme. 

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