10:09 10 jun

Y.Yamashita bientôt président de la Fédération japonaise

La décision devrait être actée d'ici la fin du mois

Il l'était déjà dans les faits. Dans quelques semaines, il le sera statutairement. Vice-président de la fédération japonaise (All Japan Judo Federation) depuis août 2013, Yasuhiro Yamashita, la légende du judo nippon, va en devenir le n°1. La raison officielle ? Shoji Muneoka, actuel président est atteint par la limite d'âge. La passation de pouvoir devrait être actée lors d'une réunion du comité directeur de l'AJJF le 23 juin.
A 59 ans, le champion olympique de Los Angeles, vice-président de l'université de Tokai confirme donc un peu plus son retour au premier plan au sein du judo nippon et mondial. 

Les trois étapes du retour en grâce de Yamashita
C'était il y a dix ans. Yasuhiro Yamashita quittait le congrès de l'IJF, tête basse, lors d'un événement qui devait rester comme l'un des moments les plus amers de sa carrière de dirigeant. Alors que Marius Vizer était élu président de la fédération internationale, le Japonais subissait l'humiliation de n'être pas réélu au comité exécutif de cette dernière. Conséquence immédiate : le Japon, pays fondateur et acteur majeur de la discipline n'avait plus aucun représentant au sein de l'instance dirigeante du judo mondial. Une absence que Haruki Uemura viendra combler quelques années plus tard, ce dernier cumulant à l'époque la présidence des deux instutions régissant le judo nippon (AJJF et Kodokan). Considéré comme un proche de Marius Vizer, le champion olympique de Montréal devra toutefois démissionner de la présidence de la fédération japonaise en 2013 suite à l'énorme scandale touchant le judo japonais. En août 2013, Shoji Muneoka, ancien judoka à l'université Todai (Tokyo Daikagu) mais extérieur au microcosme de la discipline, est choisi pour devenir le président de l'AJJF. Dirigeant du second groupe mondial dans l'acier (Nippon Steel & Sumitomo Metal Industries), il est chargé de remettre le judo japonais sur les rails après l'échec sportif de Londres et de réformer une discipline dans laquelle la pédagogie par la violence est devenue totalement illégitime. Pour se faire, il choisit Yasuhiro Yamashita comme vice-président. Un signal fort, notamment à l'attention de Haruki Uemura, resté président du Kodokan, adepte d'une vision pour le judo loin d'être partagée par Yamashita. C'est en tout cas la première étape du retour en grâce du champion olympique 1984. La seconde étape intervient fin août 2015 lorsque ce dernier est nommé au comité exécutif de l'IJF en tant que directeur du développement (en même temps que Haruki Uemura). Cette future présidence de l'AJJF constituera donc la troisième étape du retour au premier plan de Yasuhiro Yamashita. Une promotion prévue par certains observateurs dès 2013. L'idée ? Shoji Muneoka remettait en ordre de marche la fédération nipponne pour ensuite laisser les clefs d'une institution marchant droite à une sommité connaissant parfaitement le milieu et à la légitimité incontestable. Nous y sommes. 
 

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