2:50 17 mai

Un an avec sursis pour Clarisse Agbegnenou

La FFJDA règle à sa façon la question de "l'altercation de l'INSEP"

Clarisse Agbegnenou, une championne d'Europe, "en sursis" / Emmanuel Charlot - EDJ

Prévue ce jeudi 16 mai, la commission de discipline concernant l'affaire de "l'altercation entre des athlètes féminine de haut--niveau à l'INSEP" selon le communiqué de la FFJDA du 18 avril (en fait, un "coup de pression" avec insultes et coups de Clarisse Agbegnenou sur Anne Fatoumata M'Bairo, dans la chambre de cette dernière, avec le renfort de copines, dont les membres de l'équipe de France Priscilla Gneto et Fanny-Estelle Posvite) n'a pas encore donné lieu à un nouveau communiqué de presse. Mais nos confrères du Parisien, bien renseignés, annoncent ici le résultat de la délibération. La nouvelle championne d'Europe et n°1 mondial, Clarisse Agbegnenou, se voit suspendue pendant un an de compétition "avec sursis".  Ses quatre renforts, dont Priscilla Gneto, prennent trois mois, elles aussi avec sursis.

Une sanction qui a le mérite ambigü de constater à la fois la responsabilité du groupe et de sa "meneuse" et de ne pas créer d'onde de choc considérable, puisque le sursis, par définition, suspend la peine à une éventuelle récidive. Que pense finalement la fédération de cette affaire "entre filles" ? Est-elle choquée de ce qui est tout de même une agression à cinq contre une dans une chambre, quelque soit les éléments liminaires de l'affaire (et les différences de version), comme semble le montrer le "un an d'interdiction" ? Ou ne l'est-elle pas tant que ça, et souhaite-telle très vite passer à autre chose, et notamment une préparation pour le Master dans l'immédiat et pour les championnats du monde très bientôt, comme l'indique le "avec sursis" ? La réponse manque à notre sens de clarté dans une affaire où il ne s'agit surtout pas d'en faire trop, mais où la fédération avait la responsabilité, nous semble-t-il, de rappeler l'exigence d'exemplarité que demande l'appartenance à l'équipe de France, sans même parler du préjudice fait à l'image du judo français.

Quoiqu'il en soit, un épilogue à cette mauvaise comédie, en attendant d'éventuelles suites judiciaires, le rappelle Le Parisien. D'après le journaliste, la famille M'Bairo n'apprécie guère le résultat de la délibération et ne souhaite pas en rester là.

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