18:59 01 aoû

Uemura démissionne

Le Président du judo japonais et son staff lèvent le camp

Le Président de la Fédération Japonaise de judo, Haruki Uemura, démissionne / Emmanuel Charlot - EDJ

Nous vous l’annoncions il y a quelques jours, le gouvernement ayant changé de braquet, son dernier « coup de pression » sur la fédération japonaise ne pouvait plus ne pas être entendu par Haruki Uemura, son Président, jusque là sourd aux injonctions de démission qui lui avait été envoyé. Cette fois, l’affaire est entendue. Haruki Uemura a reçu « avec gravité » les conclusions de la commission d’enquête et annonce sa démission "provoquée par la série de scandales", ainsi que celles de deux membres du bureau exécutif, qui seront effectives le mois prochain. Parmi ces démissions, celle du Secrétaire Général, Kiyoshi Murakami, un homme bien connu des Français, puisqu’il fut longtemps entraîneur de notre équipe nationale féminine.
Incroyable, mais vrai, la succession des affaires malsaines (plainte pour harcèlement moral et physique de l’équipe nationale féminine, détournement de subvention…), mais aussi et surtout l’usure morale et intellectuelle, le divorce dramatique du judo japonais avec la population, a fini par venir à bout du pouvoir d’Haruki Uemura, Président de la Fédération japonaise depuis 2009, mais aussi « Chairman » du Kodokan et adopté à cette occasion par la famille Kano, un homme qui tenait le système depuis bien des années, pendant lesquelles il occupa divers postes de responsabilité au sein de la structure. Un séisme considérable pour le judo japonais, comparable en France à ce que serait une démission dans les mêmes conditions d’un Jean-Luc Rougé.

Dans l’état actuel des choses, il est trop tôt pour dire qui reprend la balle au bond et va affirmer sa force dans ces conditions. Quoiqu’il en soit, l’équipe déchue par l’arrivée au pouvoir de Uemura et sa collaboration étroite avec la Fédération Internationale de Marius Vizer, les « hommes de Tokai » Yasuhiro Yamashita et son mentor Nobuyuki Sato reviennent au premier plan. Il y a de toutes façons du pain sur la planche pour la nouvelle équipe.
Cette dimension fragilise aussi l'influence de la Fédération Internationale qui tenait en Uemura l'allié fiable que ne fut pas Yamashita. Un noeud politique, lourd d'enjeu pour le judo mondial, vient de se nouer.

A-priori, Haruki Uemura reste le patron du Kodokan. Mais jusqu’à quand ?

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