11:46 29 mar

Swiss Open - Nomura, le retour du Phénix

Il était l'événement de cette 6e édition du Swiss Open...

Un champion à la relance

Un triple champion olympique aux abords du lac de Genève, c’était évidemment l’événement de cette 6e édition du Swiss Open, la troisième consécutive dans la ville. Même la télévision japonaise Nippon TV avait envoyé ses journalistes depuis Tokyo. Soutenu par Miki House, son sponsor depuis 1999, et comptant sur l’aide de son ami David Papaux, la légende japonaise tente un come-back. Le Swiss Open faisait office de premier test, avant les championnats corpos du Japon, passage obligé pour la coupe du Kodokan elle-même sésame indispensable pour réintégrer l’équipe nationale. De quoi mettre un peu de pression au champion de 38 ans, mâchoire serré, suivi comme son ombre par son coach, son manager de son Uke, Hosokawa junior, fils de Shinji, champion olympique des -60kg en 1984. De fait, après un premier combat où son morote-seoi-nage trouvait l’ouverture après trente secondes face au judoka du JC Versoix, Jérôme Schaffer, le deuxième match le voyait entrer dans le dur. Son adversaire ? Adrien Raymond, un Français de treize ans de moins que lui, vice champion de France 2012 et décomplexé, au point de lui marquer waza-ari sur o-soto-gari. Nomura s’en sortait au bout des cinq minutes grâce à un deuxième seoi qui lui apportait un petit yuko… Très marqué physiquement, le Japonais venait de voir passer très près le couperet. Un avertissement qui le fit réagir. Le Néerlandais Verhorstert en fit les frais : seoi-nage lancé, replacement sous le corps, poussée sur les jambes comme il sait si bien le faire. Ippon. Et c’était à Michaël Iten de disputer une demi-finale où le natif de Baar avait tout à gagner. Hélas pour lui, une descente au poids mal négociée le privait d’énergie. Il concédait un premier yuko sur seoi-nage, puis waza-ari à une minute du terme. Nomura était en finale, plongeant Iten dans la frustration. “J’ai fait l’un des pires combats de ma vie”, lâchait, désabusé, Iten.