17:14 24 jun

Scandale à la fédération japonaise : une caisse noire mise au jour

Les rebondissements s’enchaînent et les noms tombent

On attendait avec intérêt le rapport de la commission indépendante, composé de juristes et dirigée par un avocat, Monsieur Takahiro Yamauchi, laquelle avait déjà été sévère en avril dans un rapport intermédiaire, dénonçant le déficit général de respect des régles légales au sein de la fédération japonaise. Le rapport est tombé est il est douloureux pour la fédération, qui a réagi violemment à son contenu, mais sans apporter d'arguments contraires. Que dit-il, ce rapport final ?  Des noms et des chiffres sont révélés. Il s'avère que 27 coaches de la fédération sur 63 aurait touché des subventions abusives depuis 2007... coaches qui pour la plupart n'étaient pas au courant que qu'ils étaient censés coacher tel ou tel athlète, ou dont l'athlète toujours subventionné était retiré depuis longtemps. Cette liste bidonnée a permis à la fédération japonaise de mettre de côté un  « fond de réserve » - dénomination contestée par la comission d'investigation - en fait une caisse noire de 280 000 euros. Cette somme fait partie d'une montant "problématique" presque deux fois supérieure de subventions indument perçues. Par ailleurs la fédération obligerait les coaches a lui reverser systématiquement une part de l'argent reçu en subventions pour payer des frais de bouche, pour les membres de la fédération ou pour d'autres personnes.

La comission met nommément en cause trois personnes : L’ancien directeur technique national Kazuo Yoshimura « porte la plus grosse responsabilité ». Le secrétaire général Kiyoshi Murakami (ancien entraîneur national en France) est mis en cause pour avoir manqué à son devoir de contrôle et d'organisation de la fédération et le président de la fédération Haruki Uemura est responsable d'avoir engagé Yoshimura et d'avoir été à la tête, avec le vice-président Hiroaki Fujita, du comité d'entraînement qui utilisait ces fonds illicites. L'inventeur de ce système de détournement de fond est stigmatisé... mais il n'est pour l'instant pas identifié. « Monsieur Uemura est un homme capable, mais je souhaite vraiment qu'il se remette en question et qu'il s'interroge sur les mesures qu'il a prise. », interpelle le dirigeant de la commission d’enquête, Takahiro Yamauchi ajoutant qu'il fallait que la fédération prenne tès au sérieux ce rapport, et que c'était « la dernière chance de réformer l'institution ». Haruki Uemura, pour sa part, a déclaré vouloir « analyser ce rapport en profondeur ». Une réunion devrait avoir lieu dans les prochaines heures à la fédération japonaise pour faire le point. La démission du président Uemura, plus que jamais dans la tourmente, est évidemment d’actualité.

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