10:44 01 fév

Prague, des Françaises qui n'abdiquent pas


Comme à Varsovie pour les garçons, le tournoi "world cup" féminin de Prague ne proposait pas, une fois n'est pas coutume, de grosse équipe japonaise, exceptée la future finaliste en -78 kg, Ikeda Hitomi (69e à la ranking seulement...). C'est d'ailleurs cette dernière qui arrêtait Stéphanie Possamai par trois pénalités contre un yuko. Dommage.
Le combat collectif s'est engagé entre un très beau groupe France et l'équipe une, ou peu s'en faut, de la Chine. Avec trois victoires en -52 kg, -63 kg et +78 kg pour He Hongmei (5e des championnats du monde 2009 et 3e des Jeux d'Asie 2010), Xu Yuhua (qui se dispute le leadership avec Xu Lili et Lin Meiling, finaliste malheureuse sur ce tournoi), et surtout Qin Qian, la dynamique double vice championne du monde, et deuxième des Jeux d'Asie (à chaque fois battue par la Japonaise Sugimoto), la Chine sort en tête des débats, devant les deux médailles d'or françaises. Mais c'est la France qui marque sans doute le plus de points sur ce tournoi : Ce sont en effet les "bis" qui se mettent en valeur et c'est une bonne nouvelle. Sarah Loko en - 57 kg et Marie Pasquet en -70 kg emportent l'or, se donnent confiance et se réaffirment en outsider possibles dans des catégories qui en cherchent - face à une opposition certes accessible, mais qui compte néanmoins la Hongroise Karakas (4e mondiale)... et la Française Ribout (9e mondiale) pour Loko.
Intéressante aussi la troisième place d'Anne-Laure Poli en -63 kg, une catégorie où bataillent deux leaders voyantes, Emane et Agbegnenou. Elle bat notamment l'Anglaise Clark, l'Autrichienne Drexler, la Finlandaise Ylinen, des combattantes sérieuses qui naviguent à la lisière de la trentième place mondiale, comme elle.
Mais avec les "bis", il y a aussi la catégorie "retour de l'enfer" ! On considérera en effet comme très encourageants les parcours de deux finalistes françaises sur ce tournoi, qui étaient très loin de leur meilleur niveau l'année dernière pour des raisons bien différentes. Morgane Ribout (2e en -57 kg), dont on avait pu déceler à Paris, malgré son échec au deuxième tour, qu'elle était sur une phase de ascendante après la lourde décompensation post-championnat du monde qu'elle a connue - un retour certes fragile et encore invisible en termes de résultats, certes encore freiné par un évident manque de confiance, une volonté de trop bien faire et des problèmes de vivacité dans les appuis, mais un retour quand même. Le voici qui se confirme, un peu dans les mêmes termes, dans un tournoi moins exigeant. Si la championne du monde 2009 ne brûle pas encore du même feu, l'insolence brillante du "Poulbot d'Amiens" est à deux doigts de revenir, on en fait le pari. Autre excellente nouvelle pour le judo français, le retour de Ketty Mathé se confirme aussi. Suspendu deux ans pour une récidive au canabis, en quatre sorties successives, la voici déjà sur le podium. Dans son tournoi, elle surclasse la Turque Kocaturk, l'Ukrainienne Prokofyeva, la Chinoise Yu Song, des filles classées entre le 10e et le 20e rang mondial, avant d'être dominée de deux pénalités seulement par la meilleure Chinoise du moment, Qin Qian, numéro quatre mondiale et virtuelle numéro deux, plus en rythme qu'elle. L'un des plus grands espoirs français de sa génération est revenue à marche forcée. La voici au camp de base, prête à attaquer la dernière ascension.
Un tournoi de Prague qui prouve une nouvelle fois l'excellente dynamique des Françaises depuis le début de l'année. Il faut garder le rythme jusqu'aux championnats du monde de Berçy.

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