15:48 05 mar

Open de Tchéquie : Huber, Di Cintio, Andéol à la relance

Pour Emilie Andéol, on en est déjà à consolider le présent...

© Patrick Urvoy/L'Esprit du Judo - http://www.patrickurvoy.fr/judo/

Vingt-sept moins de 48 kg, trente-neuf moins de 52 kg et même dix-huit plus de 78 kg, ce n’est pas monstrueux, mais cela fait tout de même plaisir à voir, les petits tournois, surtout en Europe, anciennement « World Cup » et désormais « Continental Open », (re)trouvent leurs repères et leur raison d’être. En plus du nombre qui redevient significatif, ils marient en effet de façon intéressante quelques champions confirmés en quête de sensations, à des jeunes totalement inconnus qui cherchent la lumière, et à une petite cohorte d'ambitieux en train de se construire, voire pour certains déjà sur une très belle lancée. Pour cette fois, aucune armada japonaise, même modeste n’est venue prendre son lot de médailles et le jeu n'en était que plus ouvert. C’est ainsi qu’on a pu voir la Belge médaillée olympique (-48 kg) Charline Van Snick perdre au premier tour en -52 kg et, dans le même genre, notre médaillée olympique (-52 kg) Priscilla Gneto perdre aussi vite en -57 kg. Ou par exemple, en -52 kg, la Slovène Nareks, multiple médaillée européenne, les championnes d’Europe (et médaillé mondiale pour la Roumaine), Pénélope Bonna (FRA) Et Andrea Chitu (ROM), laisser les premiers rôles à l’Allemande Sappho Coban (2e), championne d’Europe juniors 2012, à l’Israélienne Gili Cohen (1e), septième des championnes d’Europe juniors 2010, où à l’Ukrainienne Oleksandra Starkova, championne d’Europe et vice championne du monde juniors 2011, qui bat Chitu en tableau et Bonna en repêchages pour finir 5e. L’Olympiade commence à peine, les réglements d’arbitrage mouvants n'en favorisent pas la lisibilité, mais des hiérarchies nouvelles se dessinent. 
C’est dans ce genre de perspective que s’inscrit le groupe français présent sur place et c’est sur le long terme qu’il faut analyser sa belle réussite praguoise. En effet la France gagne trois catégories sur sept par Cindy Huber en -57 kg, Maelle Di Cintio en -63 kg et Emilie Andeol en +78 kg. 
 

Huber s'affirme, Andeol confirme
Cindy Huber (-57 kg) est championne de France en titre après une série de podiums nationaux. Après un tournoi de Paris trop rapide, mais encourageant, elle frappe fort à Prague avec une série de victoires par ippon sur des combattantes qu’elle ne dominait pas il y a encore peu de temps. La « Mulhousienne » est manifestement en train de passer un cap, et avec son judo d’attaque efficace, peut incarner avec crédibilité un potentiel international en -57 kg, pour l’instant loin dans le sillage de la n°1 mondiale Automne Pavia. 

Maelle Di Cintio (-63 kg) est dans la même perspective dans une catégorie que Clarisse Agbegnenou, come Automne Pavia, vient de vitrifier, aussi bien au niveau national qu’international. C’est elle déjà qui s’inscrit dans la série de victoires nationales de la jeune numéro un mondiale d’Argenteuil. Clarisse est championne de France en janvier et novembre 2010, ainsi qu’en 2012. La Dijonnaise Di Cintio avait surpris tout le monde en prenant le titre 2011. Là encore, tandis que Clarisse Agbegnenou gagne spectaculairement Paris et Dusseldorf, Maelle Di Cintio apporte de l’or à la France dans ce modeste tournoi de Prague. Bien sûr la Dijonnaise naviguait avant ce tournoi aux alentours de 40e place mondiale et ne s’est heurtée à aucune combattante dans les trente meilleures, sa finaliste, la Turque Busra Katipoglu pointant au-delà de la 70e place. Mais l’or reste l’or et c’est ainsi que l’avenir se construit. 

Pour Emilie Andeol, on en est déjà à consolider le présent. Il est clair que la « lourde » de Champigny fait partie à part entière des ambitieuses « déjà sur une belle lancée ». Dans son style d’attaquante sans calcul elle prend à chaque tournoi de la consistance et se sent bien manifestement avec les nouvelles règles. Menée en demi-finale contre l’Allemande Kuelbs, comme en finale contre la Turque Kaya (tombeuse de la Brésilienne Altheman), elle est à chaque fois parvenue à marquer ippon. Il faudra, là encore, mesurer ce qu’il reste de cette montée en puissance quand les grands leaders auront affuté leurs lames et que les choses sérieuses reprendront, mais en attendant, Andeol fait tout ce qu’il faut. La voici numéro un française incontestée, et bien placée à la ranking list. 

En -78 kg, Géraldine Mentouopou (3e) confirme qu'elle est bien "la 3e femme" de cette catégorie forte, en battant la finaliste des France Marjorie Ulrich pour le bronze. En -48 kg, Scarlett Gabrielli (3e) n'est pas en or, mais d'un joli bronze après une compétition très encourageante dans laquelle elle bat notamment la Turque Akkus Sumeyye, 30e mondiale. En l'absence de la précoce championne de France Amandine Buchard et alors qu'Aurore Climence a du mal à retrouver le niveau de ses résultats de l'automne dernier, Gabrielli marque des points. On dira la même chose de Caroline Peschaud (-63 kg), la technicienne de Marnaval, désormais à Maisons-Alfort, longtemps blessée, qui fait une belle compétition en battant l'Anglaise Pitman et la Slovène Bedeti. Un vrai retour. C'est moins dynamique en revanche en -70 kg où rien ne bouge et cela ne décolle pas non plus en -52 kg, malgré l'expérience de Bonna et de Delsalle.

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