10:15 07 aoû

Notre analyse de la sélection brésilienne pour Rio 2013

A domicile, l'un des groupes les plus impressionnants du plateau

Felipe Kitadai, troisième des Jeux de Londres, un homme fort du groupe brésilien à Rio / image FIJ

La forte sélection brésilienne (pour la connaître, c'est ici) sera chez elle avec la claire intention de terminer première nation, comme elle l'avait fait de façon historique en 2007 à Rio déjà (une destination décidément très appréciée par la fédération internationale de judo : deux championnats du monde dans la même ville en sept ans, c'est inhabituel). A cette époque, les Brésiliens avaient écrasé la compétition masculine avec trois médailles pour Derly (-66 kg), Camilo (-81 kg) et Correa (-100 kg), les deux derniers cités étant encore là avec le brûlant désir de rééditer une telle performance. Si ces figures historiques semblent un peu mons flambantes qu'en 2007, surtour Correa qui est depuis quasiment revenu à l'anonymat, il ne faudra pas les sous-estimer, et en particulier "El magnifico" Tiago Camilo, dont le style, porté par l'envie et le public, peuvent faire des ravages. Mais le Brésil dispose aussi de deux n°1 mondiaux qui ne sont ni l'un ni l'autre : Victor Penalber (-81 kg) a su faire oublier la blessure du grand Leandro Guilheiro (lequel vient d'avoir 30 ans) et a éclaboussé la catégorie de son talent. Il sera prétendant à la médaille, et peut-être au titre, d'autant que l'épouvantail coréen Kim Jae-Bum n'est pas là. En +100 kg, Rafael Silva se retrouve n°1 mondial, ce qui est trop pour lui dans le monde de Teddy Riner, mais il ne fera allégeance à personne à Rio, ni à un Japonais accessible, ni à la dangereuse cohorte coréenne qu'il domine de sa masse, ni au Russe et à l'Allemand, ni même peut-être à Riner lui-même ! Un vrai prétendant à la médaille lui aussi (pour lire notre analys sur ce classement, c'est ici).
Derrière eux, on retrouve le discret Felipe Kitadai (-60 kg), médaillé olympique à Rio, et le très brillant "nouveau" Charles Chibana, un remarquable -66 kg qui peut faire parler la poudre de ses balayages. Bref un groupe copieux qui ne compte aucun "super monstre" (de type Riner ou Iliadis), mais qui aura le public dans le dos. 

L'atout maître du Brésil : ses combattantes
Ce que le Brésil a surtout gagné en quelques années, c'est l'une des plus grandes équipes féminines du monde, en concurrence très sérieuse avec la France de Pavia et Décosse et le Japon de Asami et Tachimoto. En 2007, les Brésiliennes n'avaient fait aucune médaille ! La voici désormais forte d'une championne olympique en titre, Sarah Menezes (-48 kg), d'une favorite en -78 kg, Mayra Aguiar, d'une lourde qui vise désormais la médaille et qui a beaucoup progressé encore cette année, Marie-Suelen Altheman, mais aussi, dans chaque catégorie, une vraie outisder pour la médaille, et notamment en -57 kg ou Rafaela Silva et Kettleyn se disputeront l'honneur de ramener la médaille. Leurs derniers résultats démontrent que c'est possible : Quadros a gagné les Universiades et a fait la finale du Grand Chelem de Russie. Rafaela Silva a gagné le championnat continental et a fait 3e au Grand Chelem Russe. 
Bref, avec ce groupe performant globalement, en pleine dynamique jeune (ce qu'incarnera Charles Chibana, 23 ans et 23 combats gagnés en 2013, ou Eleudis Valemtim, 21 ans, championne continentale et vice championne du monde juniors), le Brésil sera redoutable. Le Brésil a une grande équipe, un public, le spectacle passera par eux.

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