18:04 10 nov

Mondiaux Open, les tableaux sont tombés

Riner-Tushishvili et Maret-Sasson, ce sera chaud d’entrée !


Riner-Tushishvili, l'un des moments forts des mondiaux de Budapest cet été / Photo : IJF

Riner, premier combat de la journée
On se disait que ça pouvait frapper fort d’entrée… le tirage au sort de ces championnats du monde Open à Marrakech, une ville clairement aux couleurs de la compétition, a fait les choses en grand : le nonuple champion du monde français sera en effet opposé quasiment d'emblée... à Guram Tushishvli, celui qui l’avait fait vaciller en demie (avant une réaction énorme de Riner) à Budapest cet été. D’abord opposé à un Kirghize dont il faudra se méfier, Iurii Krakovetskii, quatre fois médaillé aux championnats d’Asie, dont deux finales au cours des cinq dernières années, le Français prendra ensuite le champion d’Europe en titre lors de son deuxième tour. Ça promet d’ailleurs d’être chaud bouillant dans cette poule A qui compte aussi le Tunisien Jaballah, le Russe Brachev, le Mongol Battulga (son compatriote Naidan Tuvshinbayar n'est pas là) ou encore le jeune et mobile junior Stephan Hegyi, l’Autrichien qui monte. Il avait battu rien de moins que le Japonais Harasawa à Budapest et reste sur une finale européenne puis une finale mondiale juniors après avoir été battu par Riner en finale du Grand Prix de Zagreb.

Deux Japonais, trois Russes, quatre Géorgiens…
Les Japonais ? Ojitani, battu lui aussi à Budapest, mais par l’autre Autrichien, Allerstorfer, est dans la poule B, son compatriote Kokoro Kageura dans la poule D. Attention à ce jeune super technicien au coeur aussi vaillant que l'indique son prénom. Pas de Harasawa ni de Kamikawa (pourtant vu à Zagreb et battu par Hegyi en demi-finale)… Un choix assumé pour le Japon qui mise beaucoup sur Kokoro Kageura : champion d'Asie puis finaliste à Tokyo 2016, le combattant de Tokai (l’université du patron Kosei Inoue), 21 ans, a enchaîné en 2017 avec une victoire à Düsseldorf, une finale aux championnats du Japon, et l’or aux Universiades. Le danger peut clairement venir de lui après les déceptions nippones à Budapest.

Maret-Sasson
Si le Tchèque Krpalek est forfait, on retrouve dans le tableau du médaillé mondial et olympique en centimètre carré : outre Ilias Iliadis déjà annoncé, que tout le mone attend avec des étoiles dans les yeux, lequel sera opposé au rugueux néerlandais Roy Meyer – dont certains journalistes bataves annoncent la fin de carrière à 26 ans – on retrouvera les -100kg Varlam Liparteliani (GEO), le Russe Adlan Bisultanov, le Belge Toma Nikiforov, dans la poule C… Celle de Cyrille Maret, vainqueur en lourds du Grand Chelem d’Abou Dhabi qui tombe aussi sur un gros morceau, l’Israëlien Sasson, qui a finalement décroché in-extremis son visa suite à l’intervention de l’IJF auprès des autorités marocaines. Du très, très solide, quand on pense que ce grand Israélien qui fait des sode à genoux redoutables est annoncé comme celui qui pourrait un jour prochain battre Riner lui-même. Mais Maret s'est donné encore un peu plus d’envergure depuis les Émirats... Il pourrait retrouver, en cas de succès, la légende venue du froid et des années 90-2000, le grand Alexander Mikhaylin au tour suivant.

Mikhaylin, mais pas de Brésiliens
Le Russe et ses 38 ans. Le triple champion du monde et vice champion olympique, ne paraît pas pouvoir lutter sur le papier, lui qui aurait été incité à revenir à la compétition – il avait raccroché en juin 2014, avant de revenir en 2016, remportant les championnats de Russie et s’y classant encore 3e en septembre dernier – pour des raisons financières. Out car blessé à Budapest suite à une intensité d’entraînement qu’il n’avait sans doute pas bien gérée une nouvelle fois, le -100kg Henk Grol est aussi de la partie dans la poule B, avec le troisième russe, Anton Krivobokov, champion du monde juniors 2013, champion d’Europe -23 ans 2014 et 3e à Abou Dhabi il y a quinze jours, Adam Okruashvili, le quatrième géorgien et donc le Japonais Ojitani.
À signaler enfin l'absence des Brésiliens, David Moura et Rafael Silva, tous les deux sur le dernier podium mondial, mais qui n'ont pas fait le déplacement. Dommage. Moura notamment avait été un adversaire redoutable en finale contre Riner.

Retrouvez les tableaux ici

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