18:29 03 avr

MMA : la FFJudo (ré)affirme sa position contre

Jean-Luc Rougé livre ses arguments

Un communiqué de la FF Judo signé de son président réagit ce soir aux propos de la ministre des Sports Roxana Maracineanu qui a évoqué chez nos confrères de RMC la légalisation et l'encadrement du MMA auquel Jean-Luc Rougé est farouchement opposé. 

"La reconnaissance du Mixed Martial Art (MMA) semble redevenir une priorité majeure des médias et semble-t-il pour l’État.

Notre fédération est souvent citée dans les médias et par les divers intervenants sans qu’elle se soit réellement exprimée ou que l’on ait vérifié sa position.
Pour rappel, le MMA est une pratique très minoritaire parmi les 1 300 000 licenciés des sports de combats et arts martiaux en France. Et si l’on parle des compétiteurs, cette pratique est quasi inexistante.

Nous nous prononcerons sur deux points :
1) La législation et les textes réglementaires concernant les activités de combat
C’est parce qu’il existe des règles sportives les encadrant que les combats, en sport, sont autorisés alors qu’ils ne le sont pas en dehors de ce cadre particulier.
Le législateur doit d’abord s’interroger sur ce qui est du sport et ce qui ne l’est pas, ce qui entre dans le champ d’application du sport ou non.
On ne doit pas limiter cette réflexion au MMA uniquement mais on doit y associer certains arts militaires où l’on apprend à tuer et blesser, ainsi que d’autres sports de combat violents et qui pour certains sont enseignés au grand public dans des salles de sport municipales.
L’impact sur l’éducation, la santé et les valeurs de respect des personnes, tant physiquement que moralement, doit être évalué. Les champions sportifs sont des exemples pour la jeunesse, et leurs gestes, actions et attitudes, doivent faire partie de l’éducation par le sport.

2) L’intégration du MMA dans le système sportif français, à la FFJDA
Le MMA loisir ne pose aucun problème et c’est pour cela que l’enquête parlementaire n’a pas vu d’obstacle à sa légalisation. Notre fédération avec quelques ajustements techniques peut tout à fait gérer ces activités avec ses clubs et ses enseignants, et cela très rapidement.

En ce qui concerne les compétitions « amateurs » ; si nous sommes libres pour en définir le contenu technique et les aspect culturels et éthiques, nous pouvons également les prendre en charge.
Pour les combats professionnels, il en est tout à fait autrement. Les combats sont organisés par des sociétés privées qui n’ont pas, entre elles, les mêmes exigences de contrôles et suivis médicaux. Il existe aussi des variantes d’arbitrage qui peuvent être importantes, notamment lorsqu’un combattant est en difficulté physique. Si nous devions intégrer ou accompagner le MMA, nous demanderions la possibilité d’interdire certaines manifestations.

Pour les combats professionnels, on ne peut donc faire de règles par discipline car de nombreux sports de combat et arts martiaux naissent et meurent chaque année. Il en a déjà été recensé plus de 200 en France.

L’État doit se prononcer sur des règles générales auxquelles tous les sports avec recherche de mise hors combat doivent se soumettre.

Nous restons dans l’attente de l’appel à manifestation d’intérêt annoncé par la Ministre et ne pouvons nous prononcer davantage sur ce sujet sans connaître les conditions d’accompagnement et les critères d’appréciation que Madame Roxana MARACINEANU aura fixés."

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