10:44 01 fév

Masculins pour les Europe : une sélection prise sur le vif !

La sélection masculine pour les championnats d'Europe apporte deux enseignements intéressants.
Le premier est limpide. Après avoir un peu sous-estimé l'événement - sur suggestion implicite de la FIJ, qui accorde moins de points aux championnats continentaux (180 pour le vainqueur) qu'à un Grand Prix (200) et plus de deux fois moins qu'au Master (300) ! - la Fédération française a réagi. On peut dire merci à la Fédération d'athlétisme, qui a su prouver, avec France Télévisions, qu'on pouvait faire un événement médiatique d'un championnat d'Europe. La Fédération française s'est peut-être aussi rappelée qu'elle avait toujours une mission de l'Etat français pour représenter les couleurs nationales dans les événements internationaux que sont les championnats d'Europe et du monde, les Jeux olympiques, et pas fondamentalement dans les tournois qui ne sont plus tout à fait, stricto-sensu, "inter-nationaux", car ils récompensent d'abord les individualités avant le pays qui sélectionne. C'est, de notre point de vue, une excellente nouvelle. On peut espérer une belle prestation de l'équipe de France et un intérêt d'autant plus marqué des médias (qui avaient déserté l'année dernière), que Teddy Riner sera la tête de lance, et d'affiche, du groupe. Ce sera d'autant plus intéressant que tout semble montrer que les autres pays d'Europe ont réagi dans ce sens. L'affrontement avec la Russie devrait être "colossal". Et vive le retour des championnats d'Europe !

Des hommes en forme
Le second enseignement est lui aussi très intéressant. Cette sélection a clairement privilégié la forme du moment, la dynamique des résultats sur les deux derniers mois, plus que "l'expérience". C'est un message toujours encourageant pour ceux qui auraient la volonté de venir bousculer l'élite.
En -60 kg, un seul nom, celui du champion en titre, Sofiane Milous. Longtemps blessé, il n'était pas sur les championnats de France, mais personne ne lui a fait de l'ombre depuis. Un seul sélectionné, c'est aussi le signe qu'il faut mériter une sélection pour l'obtenir.
Exit Loic Korval en -66 kg. Un ton en dessous depuis sa belle médaille mondiale en 2010 - et, d'après les entraîneurs, un ton en dessous aussi à l'entraînement (ce que récuse l'athlète, légèrement blessé sur la période) -, on lui préfère non seulement David Larose, troisième à Paris, mais aussi le jeune et combatif Pierre Duprat qui a cumulé de beaux résultats, dont deux médailles de bronze en World cup. Du sang neuf.
Rien à dire en -73 kg où les deux amis "duellistes" de la catégorie, Darbelet et Legrand seront sur la même ligne de départ, mais du neuf encore en -81 kg, avec la sortie de Jeannin et Clerget (malgré une 5e place à Tokyo pour l'un et au Master pour l'autre), au profit d'un nouveau duo, "ancien - jeune", cette fois joué par Alain Schmitt, sur le podium en Italie, à Paris, en Hongrie et en Pologne, et par Loïc Pietri, vainqueur en Pologne dès son retour pour sa troisième compétition de reprise. La concurrence s'installe très fortement dans cette catégorie. Tant mieux !
C'est plus tranquille en -90 kg, mais non moins intéressant grâce à la montée en puissance de Romain Buffet, leader du moment, et la reprise progressive de Matthieu Dafreville que personne n'a éclipsé depuis pour cette seconde place.
En -100 kg, on dira que seul Thierry Fabre, inexistant depuis sa médaille de bronze des championnats du monde, obtient la "wild card" que la faiblesse de la catégorie (et ce qu'il a déjà montré auparavant) lui autorise. Cependant la catégorie est rendue intéressante par la renaissance manifeste de l'ancien espoir Cyrille Maret, qu'un championnat de France (3e) trop modeste pour son statut avait mis dos au mur. Il a depuis fait troisième en Corée et à surtout gagné en Pologne. Pas de quoi l'afficher en favori, mais assez pour donner très envie de voir ce qui va se passer en Turquie en avril.
Enfin, ce sera vraiment un plaisir de voir Teddy Riner honorer une sélection qui ne souffre évidemment aucune discussion. Il arrivera fort, vu sa prestation à Paris, et ça va être "chaud" face à l'Allemand Toelzer et, peut-être, face au retour du Russe Mikhaylin. On pourra juste se demander si la présence de Matthieu Bataille, inexistant depuis les championnats du monde, se justifie pleinement au regard des résultats, d'autant que le champion de France Matthieu Thorel s'est classé en Corée, et qu'Adrien Pin était deuxième en Pologne. Mais sa médaille mondiale plaide pour lui.

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