20:41 06 nov

Marc Colombo : "Presque déjà complet sur les deux jours"

Le président de la ligue PACA veut faire le plein à Marseille

Quelles raisons ont présidé à la volonté d'organiser ces championnats de France de judo ?
En fait, il y a plusieurs motifs à cela : tout d'abord, nous avons déjà organisé cette compétition en 2008 à Toulon. Nous avions eu d'excellents retours, aussi bien de nos partenaires qui ont profité à plein de la notoriété de cet événement que des licenciés et amateurs de judo de la région. En outre, cette compétition est la plus prestigieuse sur le plan national. Enfin, nous sommes une région avec un certain nombre d'athlètes de haut niveau. C'est donc une excellent moyen pour leurs amis et partenaires d'entraînement de venir les voir et les encourager sans avoir à traverser la France.

Pouvez-vous nous dire quelques mots sur l'organisation et le parrainage de ces championnats  2013 ?
L'idée lancée vers février-mars était, dans un premier temps, de prendre une « marraine ». Tout de suite, le nom de Lucie Decosse s'est imposé naturellement. D'une part, parce qu'il y a 10 ans, elle avait été, déjà, la marraine d'une importante compétition que nous avions organisée. Et celle-ci avait été une vraie réussite. D'autre part, parce que son palmarès est sans équivalent. Et le fait qu'elle ait prise sa retraite sportive de haut niveau après Rio en août permettra de fêter et remercier cette immense championne (qui est d'ailleurs passée régulièrement par Marseille ces dernières années pour s'entraîner avec Bernard Tchoullouyan, NDLR)

Selon vous, de quel manière cet événement pourra-t-il dynamiser le tissu judo local ?
Le Palais des Sports a une contenance de 5.700 places. À deux jours de l'échéance, nous sommes pratiquement complet pour le week-end. C'est une première excellente nouvelle qui montre l'engouement à Marseille et dans la région. Quant aux effets à moyen terme, à l'impact et à la résonnance jusque dans les clubs, nous ne pourrons le dire que dans quelques mois. Mais si on se base sur l'expérience de Toulon en 2008, les retours des acteurs « judo » de la région avaient très positifs. Cette année, nous avons essayé de mettre en place plusieurs initiatives en invitant par exemple des judokas issus de quartiers en difficulté ou de mettre en place des bus dans toute la ligue permettant de minimiser les coûts et qu'ainsi un maximum de judokas puissent venir assister à ce qui se fait de mieux au niveau national.

Quel bilan et quelles perspectives pour la ligue PACA que vous présidez ?
Le bilan est très positif. Nous pouvons être fier du travail effectué car un chiffre vaudra toutes les démonstrations : depuis 10 ans nous avons été élus 7 fois « meilleure ligue de France ». Dans le détail, nous avons une ligue particulièrement performante au niveau cadet avec beaucoup de clubs formateurs et deux pôles espoirs (Nice et Marseille) qui trustent assez régulièrement les podiums nationaux. Au niveau junior, le Pôle France (Marseille) est sur une dynamique qui fonctionne, j'en veux notamment pour preuve les résultats aux championnats de France juniors 2013. C'est au niveau senior qu'il nous reste sans doute des choses à optimiser car, bien souvent, nos meilleurs athlètes ont tendance à partir pour les grosses écuries franciliennes. Pour autant, il y a une vraie volonté de garder nos meilleurs judokas le plus longtemps possible, comme le montre la politique de haut niveau senior choisie par Nice Judo et l'Olympic Judo Nice.

La mise en place de l'OM Judo s'inscrit-t-elle dans cette stratégie ?
L'OM est construit sur un modèle différent des deux clubs niçois puisque d'une part, il ne fait pas de formation, seulement de la compétition. D'autre part, c'est un club basé sur le modèle de l'entente : professeur et athlète(s) des clubs intéressés y adhèrent mais de manière unie. Autrement dit, un athlète ne peut pas y adhérer si son professeur est contre et si ce même professeur n'est pas non plus adhérent. Pour les côtoyer régulièrement, le système fonctionne sans anicroche. Ainsi le professeur d'un club s'occupera de telle équipe alors qu'un autre professeur s'occupera d'une autre. Il y a une vraie mutualisation des forces en présence et des compétences. Et les résultats chez les jeunes sont déjà au rendez-vous.

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