16:49 25 mar

Loic Korval conteste sa suspension et veut changer de club

C'est ce qu'il a déclaré à nos confrères de France-Antilles

Loic Korval, "no-show" pour la troisième fois et finalement suspendu pour dix mois pour cette raison avait déclaré récemment qu'il ne ferait pas appel de cette décision. Il annonce dans une interview à nos confrères de France-Antilles qu'il a finalement changé d'avis et fera appel de cette suspension. L'élement déclencheur ? Il a reçu un coup de téléphone à 6h du matin d'un inspecteur qui l'attendait devant chez lui au Perreux pour un nouveau contrôle : " Pourtant, vendredi, je me suis localisé tout le week-end chez mes parents dans l'Oise, à soixante kilomètres. Le contrôleur ne me croyait pas et m'a donné une heure pour venir, sinon, il me mettait un no-show.
Paniqué, j'ai réveillé ma mère, déjà cardiaque et très émotive. Puisque je n'ai plus de permis, elle m'a conduit en prenant des risques inconsidérés. On a frôlé l'accident à deux reprises, et, dans ma tête, j'ai pensé à Alexis Vastine que je côtoyais à l'Insep. Je ne voulais pas crever bêtement, pour un contrôle... Heureusement, on est arrivé à temps."

Un quatrième "no-show" aurait amené sa sanction à deux ans et, dit le combattant, mis fin à sa carrière. C'est la découverte de ce "bug" sur la différence de localisation, qu'aurait constaté l'enquêteur, qui le fait aujourd'hui revenir sur sa décision d'accepter la sanction.

"Le système est pervers. On ne m'a pas cru lorsque j'ai reçu mon troisième no-show le 22 août. J'ai toujours eu l'habitude, avant de partir en compétition, de changer ma localisation au dernier moment avec mon téléphone. Mais ce jour-là, à l'aéroport, on m'a volé mon téléphone. Après le voyage en avion, à l'hôtel, j'ai immédiatement changé ma localisation. On m'a accusé de mentir et qu'ils n'avaient aucune trace informatique. Je me suis remis en question, peut-être avais-je oublié de valider.
J'ai accepté et assumé mon erreur, sans la contester. Mais, aujourd'hui, je suis persuadé de ma bonne foi. J'ai la preuve des bugs. Il faut profondément remettre en question ce système. (...) C'est comme au judo. Si on veut gagner, il faut attaquer et prendre des risques. On peut se faire contrer, perdre. Avec les cartes que j'ai en main, je pense être en bonne posture. Mais j'ai conscience que si je perds, je perds tout."

Quant à son nouveau club, l'OMS Pointe à Pitre, le champion français dit tout son désapointement : "Je suis en colère! Je dois être le seul sportif de haut niveau, en pleine carrière, qui décide de se licencier aux Antilles, mais personne ne respecte nos accords. Je n'ai jamais rien perçu, aucun salaire, aucune aide. Sur place, j'avais rencontré beaucoup de monde, des dirigeants, des responsables, on m'a fait de nombreuses promesses. J'ai crédulement accepté, oralement et avec une poignée de main, sans signer un contrat mentionnant toutes ces sommes car le budget devait être accepté en octobre. Mais on ne m'a jamais rappelé et, malgré mes relances, rien".

Découvrez l'interview de Romain Schué pour France-Antilles.
 

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