10:43 01 fév

Les champions du monde vétérans

Du 28 au 31 mai dernier, ils ont été treize Français (huit hommes et cinq femmes) à être sacrés champions du monde vétérans. Qu’est-ce que cela représente pour eux ? Comment avaient-ils préparé la compétition ? Quel sentiment en gardent-ils ? Cinq d’entre eux partagent leurs impressions et vous font découvrir leur compétition. Témoignages.

Sylvain Muller, Vainqueur dans la catégorie M1 en -90kg : « Pour être honnête, j’ai participé à ces championnats par hasard car je ne savais pas que j’étais déjà vétéran ! (rires). Sérieusement, j’ai été surpris par le degré d’intensité des combats. Les combattants sont de véritables compétiteurs. Ils ont toujours ce besoin de gagner. Avec mon frère, Jérôme (3e en M1 -100kg, NDLR), nous y sommes allés pour nous faire plaisir avant tout. Et il faut l’avouer : le plaisir passe aussi par la victoire. Car entendre la Marseillaise, ça reste un beau moment d’émotion. »

Laurent Cardonnel, vainqueur dans la catégorie M5 en -81kg : « Je m’attendais à un niveau moins élevé et qu’il y ai moins de concurrents par catégorie. Pour ma première participation en championnats du monde vétéran, je me suis entraîné avec mes deux fils, Alexandre et Benjamin. Après le tournoi de Tours et les championnats de France, participer aux « monde » était une continuité. Au final, j’avais l’impression que le monde tournait à l’envers : mes enfants me coachaient ! J’entendais des « allez papa ». J’ai vécu un beau moment et à mon avis, ce type de compétition va prendre de l’ampleur en France. Je pense d’ailleurs que je vais faire des émules dans mon club car c’est toujours aussi agréable de monter sur le podium et d’entendre la Marseillaise raisonner. »

Bertrand Amoussou, vainqueur dans la catégorie M3 en -90kg : « Après neuf ans sans compétition, je me suis lancé un nouveau défi. Celui de tester les techniques que j’ai apprises au cours de ces dernières années dans la pratique du ne-waza et du combat libre. Je voulais voir comment mes nouvelles aptitudes au sol pouvaient se traduire en compétition. Et on peut dire que j’ai eu la confirmation en enregistrant 100% de réussite. Ces championnats du monde étaient une belle expérience. L’ambiance était très sympa et très différente des compétitions seniors. L ’enjeu n’est pas le même et on ne ressent pas cette sensation « d’électricité », de tension. En plus, j’ai retrouvé d’anciens athlètes de haut niveau et rencontré d’autres combattants qui n’avaient jamais combattu en 1re division. Pour eux, c’est un rêve de combattre face à d’anciens judokas de haut niveau en championnats du monde. Je pense que je vais embarquer mes camarades de club pour l’an prochain car c’est avant tout une belle aventure humaine. »

Fabienne Boffin, vainqueur dans la catégorie F4 en -57kg : « Je garde un sentiment mitigé de cette compétition. Sur le plan humain et du côté de l’organisation, c’était un rendez-vous très réussi. Par contre, j’ai trouvé le temps d’attente trop long. Les femmes étaient convoquées à 9 heures et nous n’avons combattu qu’à 14 ou 15 heures. Et puis, c’est beaucoup d’investissement pour peu de combats. Nous n’étions que 5 combattantes dans ma catégorie de poids. Et comme la compétition n’était pas organisée sous forme de poule, il n’y avait que trois combats possibles, en comptant la finale pour celles qui y parvenaient. Peut-être faudrait-il organiser des catégories d’âge par dix ans pour réunir davantage de monde. J’ai très envie de continuer à participer à ces compétitions vétérans mais s’il n’y a pas assez de combat, je m’arrêterai. »

Ludivine Six, vainqueur dans la catégorie F1 en +78kg : « Il n’y a que sur le tapis où l’on se sent réellement en compétition. Sinon, la mentalité est bon enfant, l’ambiance très agréable. J’ai pu prendre le temps de discuter avec d’autres judokas, chose improbable en tournoi seniors. J’avais participé aux championnats d’Europe vétérans l’hiver dernier à Prague et ça m’a donné envie de faire les championnats du monde. Je trouve le niveau très bon chez les femmes comme chez les hommes. Il y a beaucoup de combattants qui évoluaient en 1er division est la compétition s’en ressent. Je m’étais arrêtée deux ans après des opérations aux genoux et je trouve que ces compétitions sont de beaux moyens de remettre le pied à l’étrier. J’y suis allée pour le judo, pour prendre du plaisir sur le tapis. Et ça a été le cas. »

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