10:44 04 déc

Le j'aime / je n'aime pas

Par Jane Bridge, ce dimanche à Tokyo

J'ai aimé
L'éclosion d'Axel Clerget pendant ses combats aujourd'hui. Je l'avais vu aux France où il avait fini cinquième et ça n'a plus rien à voir. C'est son combat contre le Japonais Nagasawa en demi-finale qui m'a frappée le plus. Un affrontement serré avec des attaques très fortes et très engagées de la part du Japonais sur uchi-mata. Axel est resté concentré. En golden score, Nagasawa fait le uchi-mata de trop en cherchant plutôt la pénalité que la marque. Axel en profite immédiatement pour bien contrôler puis contrer et aller en finale.

Mon deuxième "j'ai aimé" (car j'ai le droit à deux aujourd'hui) va au Serbe Kukolj. Il m'avait tapé dans l'oeil dès le début de la compétition avec son rituel d'avant-combat. Il s'accroupit, jambes écartées, comme en position de sumo et ensuite il s'incline et met la tête au sol. La souplesse de cette grande tige européenne m'avait mis la puce à l'oreille. Et ça n'a pas manqué. Son agilité, ses qualités gymniques l'ont accompagné pendant toute la journée. En finale malheureusement pour Axel, ce talent Serbe a trouvé encore le moyen d'utiliser ses atouts. Un beau waza ari sur un kata guruma bien enroulé placé dans le temps et parti de loin, puis un deuxième en s'extrayant d'une attaque forte d'Axel pour remettre la hanche en deux temps. Ce Kukolj, c'est quelqu'un.

Je n'ai pas aimé
Bien qu'elle soit très jeune, 19 ans, et qu'elle soit arrivée au combat pour le bronze, la Slovène Klara Apotekar m'a fait un peu honte pour le judo européen. Dans la tribune de presse les journalistes japonais se marraient. Ca ressemblait effectivement à n'importe quoi. Nous on connait ce qu'on appelle « le pied de biche » en judo. Apparemment les journalistes japonais non. Mais sa façon de le faire semblait ridicule, surtout que son adversaire japonaise Mami Umeki restait debout sans être en danger...  C'est vrai qu'elle est très grande cette Slovène et qu'il faut faire avec ses qualités physiques, mais là... il y a encore du travail pour rendre sa technique et son style efficace. Au bout de quatre minutes et deux minutes de golden score tout de même la Japonaise a fini par exploiter la faiblesse de l'attaque en la poussant doucement sur le flanc pour marquer un yuko. Cela dit, je ne l'enterre pas. Je sais que Marjan Fabjan l'entraîneur des Slovènes va la remettre au travail dès demain. Dans quelques mois cette championne du monde juniors sera beaucoup plus forte. Attention à Apotekar, mais quand elle sera prête.

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