13:36 24 oct

L'équipe de France junior suspendue d'entraînement à l'Insep

Cette décision conservatoire pourrait être suivie de sanctions

La nouvelle est tombée officiellement ce matin : l'équipe de France junior présente à Zagreb pour les championnats du monde, composée de vingt-deux judokas, est suspendue d'entraînement à l'Insep. Des entretiens individuels sont prévus avec chaque athlète demain à partir de 10h, en présence des entraineurs nationaux (Gilles Bonhomme, Christophe Gagliano, Amina Abdellatif et Yacine Douma), du directeur technique national et du responsable des équipes de France, Arnaud Perrier, avec des sanctions possibles à la clé. 
Le motif ? Une vidéo postée sur les réseaux sociaux où certains athlètes réunis dans une chambre sont vus danser et chanter "dans un désordre innommable à des heures tardives", selon le mail envoyé aux athlètes (selon nos informations, ce moment "festif" entre judokas français se serait terminé aux alentours de minuit). Une "fête" qui faisait suite, selon nos sources, à un débriefing très dur des entraîneurs nationaux devant toute l'équipe. La DTN parle "d'agissements qui ne nous paraissent pas compatibles avec une volonté de performer au championnat du monde par équipe mixte". Une épreuve qui commençait le lendemain à 11 heures et lors de laquelle la France finira 7e... et pendant laquelle les entraîneurs nationaux furent mis au courant des agissements des combattants la veille. Toujours selon nos informations, les téléphones portables des athlètes ont été confisqués le dimanche, certains d'entre eux n'ayant pas eu la veille l'autorisation de sortir manger avec leurs parents présents sur place et l'ambiance générale était très lourde. Cette reprise en main qui fait suite à la contre-performance croate laissera des traces sur cette génération. Les athlètes sont aujourd'hui sur la sellette. Beaucoup ne se sont manifestement pas montrés à la hauteur de l'événement par les résultats ou le judo produit. S'ajoute donc la question de l'attitude de certains, inadmissible selon la DTN, ne fut-ce que par la mauvaise image donnée d'une équipe préparant de façon plutôt désinvolte une épreuve importante, le lendemain. Seuls fautifs ? Ce serait sans aucun doute une grave erreur de le penser. La DTN doit très vite s'interroger sur ce qui a été raté de son côté dans la préparation de cet événement majeur du calendrier mondial, comme du sien en particulier dans la projection vers Paris 2024. Il va être intéressant de voir ce qui sort de cet échec, à l'issue de cette réflexion, du côté de l'environnement du haut-niveau. 

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