9:41 23 jul

Kerrith Brown nouveau président du MMA mondial

Le Britannique supplée le Français Bertrand Amoussou à la tête de l’IMMAF

Alors que le soufflé était publiquement retombé depuis le fiasco de l’organisation des championnats d’Europe de Glasgow, retirée par l’Union Européenne de Judo à la British Judo Association moins de deux mois avant l’événement du fait du refus de l’instance continentale de voir l’Ultimate Fighting Championships (UFC), organisation professionnelle de combats d'arts martiaux dits "mixtes", en être le principal sponsor, la nomination le 20 juin dernier du Britannique Kerrith Brown (en remplacement du Français Bertrand Amoussou, en poste depuis septembre 2013, qui quitte ses fonctions pour des « raisons familiales et professionnelles »), jusque là président de la British Judo Association, à la tête de l’IMMAF (International Mixed Martial Arts Federation) éclaircit la relation étrange qui s'était lié entre le judo britannique, largement à son insu, et le le MMA.

En novembre dernier, le prédécesseur de Kerrith Brown à la BJA, Densign White (en poste de 2001 à 2012) prenait ses fonctions de Chief Executive Officer de l’IMMAF. Dans la foulée, la BJA contractait un partenariat avec l’UFC, promu sponsor de l’Open de Grande-Bretagne, qui avait au préalable « largement investi » dans une structure privée consacrée au MMA baptisée « Combat Sports Federation LTD » fondée en 2014 et dont le directeur n’est autre que … Kerrith Brown.

Cela ressemblait alors très clairement à un conflit d’intérêts. Et à une tentative des deux hommes de faire entrer, comme le Cheval de Troie des Grecs, l’UFC et le MMA dans l’arène du judo international, via la Grande-Bretagne.

Face à la levée de boucliers qui s’en est suivie de la part de l’UEJ et de la FIJ, entraînant le retrait de l’organisation des championnats d’Europe de Glasgow, la BJA de Brown s’est donc retrouvée dans l’impasse, d'autant qu'il était aussi soumis à une fronde en interne. Kerrith Brown quittait alors le navire à la fin du printemps pour prendre, quelques jours plus tard, les rênes de l’IMMAF, « en raison de différences idéologiques avec les dirigeants de l'Union européenne de judo et de la Fédération Internationale de Judo et afin de préserver les intérêts de British Judo » comme l’a justifié officiellement le médaillé olympique 1984 (contrôlé positif à un diurétique quatre ans plus tard aux Jeux de Séoul).

Un mal pour un bien pour une fédération nationale bien mal en point, lésée par les visées personnelles de ses derniers dirigeants et soumise notamment à un boycott de la fédération française sur son tournoi open, habituellement très fréquenté par les combattants hexagonaux.  Elle ne peut désormais que se reconstruire avec une nouvelle équipe à sa tête... Affaire à suivre.

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