11:07 29 nov

G. Chelem de Tokyo 2013 : La réaction de David Larose, 3e en -66kg

Le judoka de Sainte-Gen' s'offre un deuxième podium consécutif à Tokyo

Malgré une préparation de début de saison contrariée par divers pépins physiques, David Larose (-66kg, Sainte-Geneviève Sports) a réussi la performance de signer un deuxième podium consécutif à Tokyo. Pourtant, à sa sortie du tapis, le Génovéfain trouvait à y redire.

Par notre envoyé spécial à Tokyo, Morgan Maury.

 

David Larose, deuxième l'an passé, troisième cette fois, c'est bien mais vous ne semblez pas content ?
Si on prend la performance en elle-même, c'est très bien car je n'ai repris le judo qu'il y a dix jours. Je me suis ouvert la main début octobre, ensuite je me suis ouvert le menton. Je n'ai repris le judo que la semaine avant les France. Je n'ai fait que 5 ou 6 séquences fortes. J'ai donné tout ce que j'avais, j'y suis allé au mental. J'ai aussi une sciatique que je traîne depuis dix jours, j'ai super mal au dos et avec l'enchaînement des combats, ce n'est pas possible. Je suis très content de repartir avec une médaille. J'aurais été frustré de repartir sans. Sur Chibana, il ne me manque pas grand-chose pour passer. Cette fois, il m'a manqué du foncier, de l'entraînement. J'arrive à produire mais il me manque ce foncier. Ça ne va pas être tout de suite vu les douleurs que j'ai au dos.

Sur vos deux premiers combats, vous avez raté votre entame avant de réagir à la fin. Pourquoi ?
C'est quand je suis au pied du mur que je me dis « je ne vais pas perdre au premier tour ». J'ai un certain rang à défendre. Même si je ne suis pas bien, que j'ai mal au dos, je ne peux pas me permettre de perdre comme ça. Quoi qu'il arrive, le mec doit sortir du match cuit. Sur chaque hajime, je vais me battre. J'attends parfois le dernier moment. C'est vrai. Au premier tour, j'ai attendu le keikoku pour que le cerveau me dise « il faut y aller ». Ce sont des travers que j'ai quand je n'ai pas de ressources. Mais j'arrive quand même à gagner des matches, à faire tomber, à tenir au sol.

Votre ko uchi-gari n'a pas fonctionné au contraire de votre sumi-gaeshi. Quel rapport avez-vous avec ce mouvement ?
Sumi-gaeshi c'est ma technique de dernier recours. C'est presque le mouvement que je peux faire dans n'importe quel état. Quand je suis au bout du rouleau, sumi-geshi m'a sauvé la vie plus d'une fois. Et même en demi-finale, il n'est pas passé loin. Mes problèmes de dos m'ont empêché de terminer ma rotation.

Qu'allez-vous faire pour vous soigner ?
C'est une bonne sciatique, donc il va falloir un peu de repos, pendant une dizaine de jours. On verra s'il faut faire une infiltration. J'ai des problèmes de dos depuis très longtemps. Ce début de saison est très difficile à mettre en place au niveau foncier sur l'entraînement. Après mon dos, j'espère pouvoir faire un bon foncier jusqu'au Tournoi de Paris. »

 

Retrouvez le résumé de cette première journée de compétition en cliquant ici.

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