23:07 03 aoû

Démission de Uemura, les précisions

Cinq membres de l'exécutif s'en vont

C'est le 30 juillet qu'a eu lieu la réunion extraordinaire composée des élus responsables de chaque département et commission. En début de réunion, le Président Uemura a annoncé, comme c'était attendu, sa démission, effective au mois d'août, ainsi que celles des deux vice-présidents, Sato et Fujita, du Directeur Général Onozawa et du Secretaire Général, Murakami. Une nouvelle essentielle, sur laquelle, a-priori, on ne reviendra pas.
Néanmoins, pendant cette réunion, sur l'initiative de Monsieur Kenji Ryotokuji, conseiller de la Fédération Japonaise de Judo, les 53 membres de l'exécutif devaient voter sur l'éviction immédiate, non seulement des cinq membres dirigeants, mais aussi de dix-huit autres administrateurs de la fédération. Etaient "épargnés", les nouveaux membres administrateurs désignés depuis le début de la crise, dont Ryoko Tamura-Tani, la double championne olympique. A la surprise générale, les membres votants - sombrant avec le navire ? - ont refusé la proposition d'écarter ces 23 administrateurs ! De quoi s'interroger sur le niveau de prise de conscience de ces élus de la situation du judo japonais.

Rappelons les principaux faits soulignés par la commission d'enquête :
1- En janvier, l'entraîneur de l'équipe femmes reconnait utiliser la violence sur les combattantes de l'équipe. Ryuji Sonoda démissionne le 1er février, suivi de ses assistants.

2- La fédération japonaise a laissé 27 entraîneurs de judo non qualifiés pour cela, recevoir 36,2 millions de yen (environ 275.000 euros) issus des fonds de soutien d'état. Une part importante de cet argent était reversé à des responsables de la fédération. La commission d'enquête souligne une gestion opaque et demande sur les faits avérés un remboursement de 60.550.000 yens (environ 460.000 euros).

3- Dans son rapport remis à M. Uemura fin avril, la commission déclare que le fédération japonaise est soumise à des "modes de comportement anciens déraisonnables" et manque à la fois d'un esprit respectueux de la loi et de la capacité à se diriger. Il a également souligné que la responsabilité du déficit général affiché par le judo japonais incombait largement à M. Uemura, à la tête de l'organisation depuis 2009, mais aussi ancien Secrétaire Général et ancien responsable de l'entraînement.

4- Cette commission, après avoir reçu le rapport de la fédération sur les scandales, a également souligné que l'organisation actuelle du judo manquait de sincérité dans sa gestion des affaires parce qu'elle a tenté de donner des explications trop rapides, sans même la tenue d'une réunion de ses administrateurs .

L'exécutif persiste et signe. Il persiste à ne pas comprendre à quel point il est devenu nécessaire, pour la survie même du judo japonais de réagir énergiquement... et de passer la main à ceux qui pourront éventuellement faire mieux, et regagner la confiance de l'état, et surtout de la société japonaise. Un gâchis considérable dont les effets seront difficiles à effacer.

 

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