10:43 01 fév

David Czukiewycz : « Une porte ouverte sur l’international »

Champion de France "surprise" de 1re division en –66 kg il y a deux semaines à l’Axone de Montbéliard, officiellement sélectionné au tournoi de Paris depuis mercredi, David Czukiewycz revient sur son parcours, le travail accompli pour en arriver là et sur ses objectifs.

Comment peux-tu décrire ton parcours, surprise pour certains, aux derniers championnats de France ?
"Avant la compétition, j’avais dans la tête l’idée que je pouvais accrocher un podium. Même si je ne visais pas si haut, ce n’est pas une si grosse surprise sachant que j’avais déjà fait une troisième place en juniors en 2006. C’est vrai que Benjamin Darbelet et Ugo Legrand sont passés en -73 kg, mais cela ne veut pas dire pour autant que le niveau était plus "light" que les autres années. S’ils sont montés de catégorie, c’est qu’ils en avaient les capacités. Le tableau était tout de même très relevé. Je suis tombé sur Jordan Amoros au premier tour puis sur Alexandre Cardonnel, qui est tout de même le champion de France en titre. Il restait du beau monde ! Avec les nouvelles règles, je me suis senti mieux dans les combats. Je préfère les attaques hautes installées. Comme je fais partie des plus grands de ma catégorie (1.76m), je n’étais pas forcément très à l’aise avec kata-guruma. Cette règle va dans le sens de mes atouts techniques et de mon gabarit, c’est un plus indéniable."

En 2006, tu as intégré l’INEF (Institut National d’Entraînement et de Formation). Qu’est-ce qui a changé depuis ?
"Ma venue à Paris (Il est originaire de Béthune et du club de l'Acama dans le Pas-de-Calais NDLR) a vraiment été l’élément déclencheur. J’ai fait beaucoup de sacrifices pour le judo et cela me fait progresser tous les jours. Depuis que j’ai intégré l’INEF, j’ai deux entraînements par jour avec Paul Thierry qui est vraiment un très bon entraîneur. Le matin, on travaille la technique et la préparation physique et l’après-midi on se concentre sur des randori. Le gros avantage c’est que nous avons trois entraînements par semaines avec l’INSEP, ça apporte de l’opposition. À côté du judo, je suis en Master 1 de ressources humaines à la Sorbonne. J’arrive à concilier parfaitement les deux mais, pour l’instant, je privilégie le judo.

La prochaine échéance est le tournoi de Paris auquel tu vas participer. Comment l’abordes-tu et quelle est ta relation avec ce tournoi ?
"Si on m’avait dit il y a deux ans que j’allais y participer, j’aurais tout de suite pensé que c’était le maximum que je pourrais atteindre ! Mais, depuis les derniers championnats de France, je compte bien aller plus haut. La porte du haut niveau s’est ouverte devant moi avec ce titre. Je vais faire mon maximum à Paris et confirmer que les France n’étaient pas un simple coup d’éclat. J’espère réussir à bien me classer pour obtenir par la suite de nouvelles sélections en équipe nationale pour des compétitions d'envergure, de très grande envergure même, comme le Master."

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