18:46 18 oct

CM juniors 2017 (J1) - Les Français en dedans

Pas de médaille pour la France ce mercredi

 

Initialement prévus en Corée du Nord, déplacés finalement en Croatie, ces championnats du monde juniors 2017 ont donc débuté ce matin au  "Dom Sportova" de Zagreb devant un public composé quasi-exclusivement des délégations présentes pour l'occasion. Un évènement important, majeur pourrait-on même dire, puisque comme nous l'avons montré dans l'EDJ 69, être médaillé mondial en juniors est très significatif des possibilités de briller rapidement chez les grands. La présence de tout le staff senior japonais (Kosei Inoue, Katsuyuki Masuchi, Kenzo Nakamura), accompagné d'une équipe dédiée à la vidéo atteste par exemple de la considération donnée à cet évènement en vue des années futures par le pays du Soleil-Levant. 
Côté tapis, les quatre catégories les plus légères (-44kg, -48kg, -55kg, -60kg) étaient en lice ce mercredi. Comme nous l'écrivions hier, les combattants français héritaient, au premier ou au deuxième tour, d'adversaires ayant les moyens d'aller chercher le titre mondial. Une opposition qui s'est avérée plus forte que les judokas tricolores. Un premier jour sans médaille donc. Le Japon se positionne déjà en leader, avec trois médailles pour deux titres. 


Des adversaires au-dessus
C'est l'un des constats de cette première journée : les Français ont perdu contre des adversaires plus tranchants ou, tout simplement, au-dessus tout au long de la journée puisque deux des vainqueurs des combattants tricolores deviennent champions du monde. En -44kg, Justine Deleuil (AJA Paris XX) n'a jamais trouvé la solution face à l'exceptionnelle Japonaise Nina Kuboi (voir par ailleurs). Menée rapidement sur un ko-uchi-makkikomi à gauche de la Nipponne, dont on comprenait très rapidement qu'elle cherchait à conclure le combat grâce au ne-waza. Suivant systématiquement au sol, Kuboi vainct la belle résistance de Deleuil, sortie deux fois d'immobilisation depuis le début de la rencontre, mais qui succombait finalement aux tentatives sans cesse répétées et usantes de la Japonaise. Un schéma devenu une marque de fabrique au sein judo féminin japonais que Kuboi appliquera méthodiquement pour s'offrir un titre mondial. 
En -55kg, Théo Raoul-Hebrard (JC Maisons-Alfort) retrouvait son dernier adversaire des championnats d'Europe, le Géorgien Jaba Papinashvili. Vainqueur de leur deux dernières confrontations, le Français ne parvenait pourtant pas, lui non plus, à trouver la solution face à un adversaire ayant visiblement retenu les leçons de ses défaites en imposant lui-même le rythme au combat, point fort du Français. Sur une des rares tentatives d'attaque en o-uchi-gari du champion de France en titre, le Géorgien contrôlait pour finalement pousser fort Raoul-Hebrard sur le dos pour un waza-ari décisif. Très à l'aise ce mercredi, le Géorgien maitrise l'Azéri Gurbanli en finale en lui marquant deux waza-ari à mi-combat en deux séquences rapprochées.
En -48kg, Anais Mosdier (JC Maisons-Alfort) était pourtant bien rentrée dans son combat en marquant très vite grâce à son ko-uchi-makkikomi. Baissant un peu de rythme, moins variée techniquement qu'à l'accoutumée, elle faisait l'erreur de laisser la Turque Cakmakli monter son bras gauche. La punition était immédiate avec un o-uchi-gari pour ippon. A l'issue de cette défaite on apprenait que celle qui fut médaillée de bronze aux championnats d'Europe il y a un mois, allait monter de catégorie après cette compétition. 
Enfin en -60kg, si Thomas Macrez (OM Judo) s'impose logiquement contre le Turc Kumtas au golden score, il doit s'incliner sur un waza-ari en contre du Russe Ramazan Abdulaev, tête de série et vainqueur en Russie cette saison, à trente secondes de la fin du combat sur une poussée en cn contre d'une attaque du Français sur o-uchi en cercle. 

Le Japon prend les devants
Et ce n'est pas vraiment une suprise même si le champion du monde -60kg n'est pas le combattant nippon qu'on attendait. Beaucoup voyaient en Genki Koga, le fils cadet de la légende nipponne, un futur champion du monde. Pourtant très facile jusque là, peut-être un peu trop, ce junior deuxième année se faisait complètement surprendre en demi-finale par un morote inversé de l'Azéri Karamat Huseynov, champion d'Europe en titre. En finale ce dernier retrouvait l'autre Japonais de la catégorie, Taigo Sugimoto pour une opposition de style. Déjà très mûr dans sa gestion de combat, très dur sur les mains et constant dans sa capacité à attaquer, l'Azéri craquait finalement au sol sur un dégagement de jambe du Japonais dont on sentait qu'il voulait faire de cette tactique la solution décisive. Huseynov, comme Gurbanli, marquent la journée par leur maturité, et leur style très agressif au kumikata, mais buttent avant l'or et montre aussi quelques limites techniques. On est d'ores et déjà curieux de les voir évoluer chez les seniors aux côtés des Safarov et Orujov, les deux vice-champions du monde 2017 (en -60kg et -73kg), mais chez les seniors. Chez les filles, la Hollandaise Gersjes fait le doublé Europe/Monde en -48kg (après avoir été championne d'Europe en -44kg il y a deux ans),  mais on retiendra surtout les prestations des deux féminines Russes Daria Pichkaleva et Kristina Bulgakova,  intéressantes sur le plan technique, mais dont la gestion de combat leur coûte d'être plus haut dans la hiérarchie aujourd'hui et le bon démarrage des féminines kazakhs avec une médaille d'argent en -44kg et une cinquième place en -48kg. La première médaille obtenue par ce pays chez les filles depuis 2006. 

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