20:13 05 oct

CM cadets 2019 - Liveze, c'est vraiment balèze !

Quatre médailles pour la France

Organisés au Kazakhstan, à Almaty, les championnats du monde cadets 2019 resteront comme un très bon cru pour l'équipe de France puisque au titre mérité de Kenny Liveze (ACBB Judo) s'ajoutent l'argent de son copain, l'autre ACBB Boy, Romain Valadier-Picard et le bronze de Pauline Cuq (DAN 79) et Alexandre Tama (CSM Clamart). Une compétition dominée sans surprise par le Japon, en individuel et par équipes. Au niveau européen, on retrouve logiquement la Turquie, la Russie et l'Italie aux avant-postes. 

Liveze, c'est vraiment balèze


Kenny Liveze, premier champion du monde masculin cadets. Crédit photo : Emanuele Di Feliciantonio/FIJ

Champion d'Europe en titre fin juin après une finale haletante et de très haut-niveau contre le Russe Guseinov, vainqueur du Festival olympique de la jeunesse européenne (FOJE) fin juillet en Azerbaïdjan, Kenny Liveze se posait fort logiquement comme l'un des plus solides prétendants à la victoire mondiale. Un titre de champion du monde cadets ? Cela aurait été une première pour un masculin tricolore depuis la mise en place de cette compétition en 2009. Et bien Kenny Liveze l'a fait, en sortant la journée parfaite (ou pas loin). En finale, il se montre en tout point supérieur à Guseinov, pour un remake de la finale de Varsovie. Une domination criante avec un judoka russe cherchant désespérement auprès de son coach, le magnifique champion olympique de Londres Arsen Galstyan, une solution qui ne viendra finalement jamais. Dominateur au kumikata, dans les initiatives et les attaques, Liveze plante Guseinov sur un tani-otoshi après l'avoir alerté une première fois quelques séquences avant. Si la finale des championnats d'Europe avait été belle parce qu'indécise, on sentait dès le départ de celle-ci que le Français dégageait une maîtrise telle que la victoire semblait quasi-inéluctable pour le protégé de Jean-Christophe Allain en club et de Daniel Fernandès à l'Insep. 
Déjà en demi-finale, il balançait, sur les deux premières séquences le Japonais Todaka sur deux sumi-gaeshi. Deux waza-ari et une victoire expédiée en moins de trente secondes. 
Un titre mondial mérité et qui clôt une saison internationale impériale pour Liveze qui rentre donc, à son niveau, dans l'histoire du judo français puisqu'il est désormais le premier Français titré au niveau mondial chez les cadets. Il rejoint Adeline Bordat, la première championne du monde cadette en 2011 à Kiev (Ukraine), une judokate licenciée alors à... l'ACBB Judo. 

Confirmation pour Valadier-Picard, Cuq et Tama 
Tous les deux blessés durant l'été (au coude pour Romain Valadier-Picard, à la cheville pour Pauline Cuq), les deux légers français trouvent les ressources malgré une préparation tronquée de finir sur ce podium mondial. En -50kg, Valadier-Picard, champion d'Europe en titre et 3e aux FOJE ne s'incline qu'en finale face au Kazakh Serikbayev, un judoka aux grands segments qui lançait un sumi-gaeshi à gauche surprenant pour piquer immédiatement après le Français au sol. Valadier-Picard qui pourra tout de même être satisfait d'une journée où il aura fait preuve d'une vraie solidité mentale, remportant ses trois combats au golden score, dont sa demi-finale sur son arme fatale, son tai-otoshi sur avancée d'Uke.
"Romano" Valadier-Picard qui va se faire opérer du coude et donc reprendre dans sa nouvelle catégorie des juniors dans quelques mois après une saison franchement remarquable. 
En -40kg, la Niortaise, elle, sortait d'une fracture à la cheville contractée en juillet lors d'un stage d'été. N'ayant reçu l'aval médical qu'une semaine avant la compétition, la médaillée de bronze aux Europe confirme donc, malgré une préparation loin d'être optimale. Battue par l'Italienne Dispenza trois shidos à eux dans un combat où la victoire aurait pu basculer dans l'autre sens sans qu'on y retrouve à redire, Cuq va chercher le bronze mondial pour sa première année cadette, grâce à son ko-uchi makkikomi à gauche. Une arme fatale qui transperce la Russe Afanaseva lors du combat pour la troisième place. 
Enfin en -73kg, Alexandre Tama, pour sa dernière compétition en -73kg, finit lui aussi en bronze, lui qui avait échoué au pied du podium à Varsovie fin juin. Visiblement pas dans un grand jour, ce judoka très intéressant techniquement (uchi-mata, kata-guruma, o-uchi-gari et un ne-waza en constante progression) allait chercher sa médaille aux forceps face au Brésilien Gomes sur une action brouillonne mais qui marquait et offrait une médaille mondiale à ce cadet 2e année, par ailleurs très bon joueur de piano. En -81kg pour sa dernière année dans cette catégorie d'âge, on sera curieux de voir évoluer ce jeune judoka sans les contraintes, de plus en plus fortes sur cette fin saison, des régimes successifs. 

Quatre médailles donc pour la France. Un très bon bilan puisque l'équipe de France cadets restait sur une médaille d'argent en 2017 (Faiza Mokdar en -52kg) et une médaille de bronze en 2015 (Anais Mosdier en -48kg). C'est à peine moins bien que l'édition 2013 où la France avait récolté cinq médailles (le titre pour Marie-Eve Gahié, l'argent pour Inès Prevot et Morgane Duchêne, le bronze pour Sarah Harachi et Messie Katanga), son meilleur bilan à ce jour. 

Le Japon devant, l'Europe en force
Avec quatre titres et onze médailles, le Japon a, comme c'était attendu, dominé la compétition. Au deuxième rang on retrouve la Turquie, seule nation à deux titres (pour sa -44kg Azak et sa -63kg Afyonlu) pour quatre médailles. La Russie termine elle sur la troisième marche avec sept médailles et un titre pour Abrek Naguchev en -66kg. Naguchev qui restera comme l'un des judokas de ces championnats du monde. Préservé lors des championnats d'Europe, et déjà médaillé mondial en 2015 en -55kg, Abrek apporte le second titre mondial cadets dans la famille après celui de son frère aîné, Kazbek, glâné il y a deux ans en -60kg. Une fratrie à suivre de très près dans les années qui arrivent. Très (très) fort en ne-waza avec une variante du renversement "Akimoto" (identique à celle utilisée par la triple championne du monde juniors, Haruka Funakubo), Abrek Naguchev dispose d'un joli panel technique en tachi-waza. Deux féminines font le doublé Europe/Monde : l'Italienne Veronica Toniolo et l'Espagnole Ai Tsunoda-Roustant. Chez les masculins, le surpuissant Tchèque Kopecky remporte lui aussi les titres continentaux et mondiaux alors que les +90kg géorgiens font le doublé (mais pas dans le même ordre) à Varsovie et à Almaty. 

Les autres actualités similaires

Original-pav%c3%a9_boutique_edj
Original-original-310_militaires
Original-original-310_veterans
Original-pav%c3%a9_310__code
Original-original-310_cjuniors
Original-original-310_cadets
Original-original-310_para_judo
Original-original-310_regions
Original-pave_310
Original-flyer
Original-pav%c3%a9_310
Original-fly-abo_sensei