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championnats du monde juniors 2014 J2, Buchard l'or des -52 kg !

3e l'an passé en -48 kg, la Française est championne du monde en -52 kg

Amandine Buchard marque un second waza-ari à la formidable roumaine Larisa Florian en finale du championnat du monde junior -52 kg / Officiel IJF

FORT LAUDERDALE – J2 / 23 octobre 2014 : Décidément, Amandine Buchard est impressionnante. Ce n’est pas tant la victoire et son premier titre mondial juniors -la combattante du RSC Champigny compte déjà trois médailles de bronze au niveau planétaire, en cadettes en 2011, en juniors en 2013 et en seniors en 2014 ! -, que la façon dont elle est allée le chercher, face à des adversaires difficiles et pour certaines, assurément de futures stars en seniors. En particulier l’incroyable Larisa Florian, dont l’autorité et la maîtrise technique font un peu penser à une Alina Dumitru. Cette Roumaine s’est taillée un chemin vers la finale en dominant tout le monde, y compris Astride Gneto future troisième, retournée comme une crêpe sur son terrible uchi-mata à gauche. Et en finale même, elle paraissait pouvoir avaler tout crû la petite Buchard… Mais revenons au début de la compétition de la Française. 
D’emblée, elle était opposée à l’une des plus dangereuses de ses adversaires du jour, la très remarquable Italienne Giuffrida, championne d’Europe juniors 2013 et 2014, 3e des championnats du monde juniors 2013, déjà 18e au classement mondial seniors, avec à son actif deux finales de Grand Prix où seule la championne du monde kosovare Kelmendi avait pu l’arrêter. Remontée, l’Italienne faisait un combat impressionnant contre Amandine Buchard, mais celle-ci trouvait la place pour lui mettre un yuko sur le fort kata-guruma / uki-waza dont elle a le secret. À vrai dire, la défense formidable de l’Italienne aurait dû lui éviter le score, mais l’arbitrage, encore une fois, fut très douteux toute la journée. Après l’Italienne, la Française manquait de tout perdre contre une Coréenne très accrocheuse, Park Da Sol, qui sut l’affronter avec habileté, tentant de l’empêcher de s’exprimer en contrôlant les manches. Décalée en sa défaveur aux pénalités, encore une fois de façon peu justifiée, Amandine Buchard voyait le temps passer sans qu’une opportunité s’offre à elle. Mais dans les dernières prises de garde, la Coréenne se mit à regarder un peu trop le chrono. Buchard lançait alors son attaque favorite et marquait… à deux secondes du terme. Elle contrôlait ensuite la vice championne du monde brésilienne Jessica Pereira et la Croate Tena Sikic, qui prenaient waza-ari pour l’une sur kata-guruma, et ippon pour l’autre sur sode-tsuri-komi-goshi.

Une finale de niveau mondial… seniors
Elle était en finale face à la Roumaine Florian. La grande gauchère ne la laissait pas prendre le jeu à son compte, fixant d’un bras gauche impérieux son adversaire française. Rien n’était marqué, mais l’arbitre décidait qu’il fallait intervenir et décalait les combattantes aux pénalités en défaveur de la Française, qui en accumulait trois, pour non-combativité et sortie de tapis. Les carottes semblaient cuites, tant la Roumaine paraissait maîtriser la situation… mais le kata-guruma passait une fois encore ! Et malgré ses trois pénalités Amandine Buchard allait gérer jusqu’au bout pour emporter son premier titre mondial juniors, se permettant même de marquer un second waza-ari dans les dernières secondes. Après son titre national, sa finale européenne et sa médaille mondiale seniors, on peut considérer que son année 2014 est réussie !
Avec un titre et une place de trois pour la vice championne d’Europe juniors Astride Gneto (battue à cette occasion par l’Italienne Giuffrida), qui aura dominé la plupart de ses adversaires aux pénalités, cette catégorie des -52 kg est prolifique en médailles et en prestige pour le judo français. Ce ne sera malheureusement pas le cas des autres catégories du jour.

Harachi, encore un peu court
En -57 kg en effet, les deux combattantes engagées ont été déterminées, mais ce ne fut pas suffisant. La vice championne d’Europe 2012 en -52 kg, Amélie Guihur, ne retrouve pas en -57 kg la même réussite. Elle était battue à son second combat par la Russe Daria Mezhetskaia, future troisième. Quant à la jeune Sarah Harachi, brillante médaille de bronze des championnats d’Europe, elle parvenait à sortir la Coréenne Daun Park après un long golden score, gagnait encore un combat, avant de devoir céder sur un uchi-mata enchaîné au sol de la Japonaise Christa Deguchi, 30e mondiale, l’une des favorites du jour. Et elle ne sortait pas des repêchages. Mais à 18 ans, elle a encore le temps de mûrir.

Axus, dès le premier tour
Chez les garçons, tout reposait pour la France sur les larges épaules du -73 kg Benjamin Axus, vainqueur surprise des championnats d’Europe, car l’encadrement avait choisi de ne pas sélectionner de -66 kg. Malheureusement pour lui et pour la France, il succombait dès le premier tour et en quelques secondes face au futur vainqueur, le Coréen An Changrim, un spécialiste du seoi-nage inversé.

Le Japon frustré, mais largement devant
Le Japon encore une fois marque les esprits… mais sort frustré de cette deuxième journée impressionnante en termes de judo et de qualité d’affrontement. Avec trois finales pour quatre catégories, le triomphe nippon nous était promis. Mais l’excellent -66 kg Hifumi Abe et ses mouvements d’épaule tout en placement de corps subissait un magnifique hold up, du Russe Egor Mgdsyan, un longiligne tout en mouvement qui paraissait pourtant s’être grillé après avoir volé un premier waza-ari sur un splendide arraché de face (façon te-guruma, mais sans prendre la jambe). À bout de souffle, le Russe laissait le Japonais marquer yuko et waza-ari… avant un dernier rush pour obtenir un second waza-ari sur un sumi-gaeshi tout en poussée et en réaction. Un sacré combat !  Et en -73 kg, nouvelle déconvenue pour Yuji Yamamoto, déroulé trop vite par le seoi-nage « à la coréenne » du Coréen An. Il n’y avait que chez les filles que le Japon ne courait pas de risque de déconvenue dans les phases finales, ses deux représentantes étant en finale en -57 kg. La victoire de Momo Tamaoki sur Christa Deguchi sur un o-soto-gari à une main annonce l’arrivée prochaine d’une nouvelle venue dans le paysage senior. Avec déjà quatre titres, trois médailles d’argent et une de bronze, le Japon peut voir venir. La France est pour l’instant deuxième nation avec ses trois médailles, une en or, une en argent hier, et une en bronze. Merci les -52 kg.

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