23:28 27 avr

Ch. d'Europe 2018 - samedi 28 avril, analyse des tirages

Clerget condamné à l'exploit, Maret la médaille qui sauve ?

samedi 28 avril

Féminines -78kg et +78kg

Masculins -90kg, -100kg et +100kg

Féminines

-78kg
Après Clarisse Agbegnenou ce vendredi, voici le jour du second pilier de l’équipe de France féminine. Oui, le samedi, c’est Tchoumi. Audrey Tcheumeo a montré à Paris l’énorme autorité qu’elle avait sur l’opposition et, comme Clarisse, elle a gagné le Grand Prix de Géorgie dans la foulée. Une bonne idée pour préparer ces championnats d’Europe, cet enchaînement de tournois ? La performance générale des féminines semble montrer que ce n’est pas sûr. Mais, comme sa collègue Agbegnenou, Audrey Tcheumeo a une telle marge qu’elle doit pouvoir passer tout de même. Et cela d’autant plus facilement que la catégorie est privée de la présence de ses deux plus grandes rivales européennes, blessées, les Néerlandaises Verkerk, victorieuse du Masters, et Steenhuis, n°1 mondiale, finaliste à Tokyo et Paris. La grande Autrichienne Bernadette Graf n’étant pas là non plus, une partie de plaisir s’annonce. 
Pas tout à fait tout de même... Tcheumeo devra mettre au pas sur ce championnat une nouvelle génération dont certaines représentantes semblent monter en puissance. Un premier tour contre la « régionale de l’étape », l’Israélienne Yarden Mayersohn, devrait la mettre dans le bain. Elle l’avait rencontrée et battue au premier tour des championnats du monde 2017 à Budapest. La suite sera intéressante : soit la Slovène Apotekar, 20 ans, 16e mondiale, une combattante longiligne et agressive qui ne perd que contre les meilleures, soit le nouveau phénomène Kosovar — un pays qui fait jaser en plaçant deux filles en finale et sans même leur fer de lance Kelmendi — Loriana Kuka, 21 ans, une ancienne Suissesse qui tire désormais pour le Kosovo et qui « performe » sèchement depuis cet inattendu changement de nationalité. Elle a gagné le Grand Prix de Turquie en avril en battant du beau monde.
La demie potentielle contre la troisième Néerlandaise Karen Stevenson devrait être intéressante aussi car cette dernière est parvenue à prendre la victoire à Tcheumeo sur l’une de leur trois récentes rencontres. 

Madeleine Malonga est dans l’autre demi-tableau et devra faire face à la Russe Babintseva pour ouvrir les débats, une combattante qu’elle connaît pour l’avoir battue en 2017 en Géorgie. Ensuite ? Probablement une revanche contre la jeune Ukrainienne Anastassia Turchyn, 23 ans, qui s’était permise de la battre à Tbilissi. C’est probablement l’Anglaise Natalie Powell qui sortira du chapeau dans l’autre quart, une solide qui a atteint la 3e place mondiale et qui reste sur une victoire non seulement contre Malonga, mais aussi contre Tcheumeo aux championnats du monde 2017. L’une des favorites qu’il faudra passer pour s’offrir la finale franco-française qui mettrait du baume au cœur. 

+78kg
Romane Dicko
a impressionné tout le monde en emportant le Grand Prix de Tbilissi face à certaines des meilleures Européennes et, notamment, en finale, la Biélorusse Maryna Slutskaya, championne d’Europe en titre. Cela tombe bien… c’est justement le premier tour qui l’attend ce samedi ! Un deuxième tour contre la Turque Kayra Sayit, ex-Ketty Mathé, serait excitant à suivre. Une demie possible ? La Néerlandaise Tessie Savelkouls, 5e mondiale, qui l’avait battue aux championnats du monde Open de Marrakech. Une belle médaille à aller chercher, mais la route du podium sera longue.

Masculins

-90kg
On rêve d’une performance au moins à la hauteur de ce qu’il avait fait l’année dernière, la finale. Mais il faudra pour cela qu’Axel Clerget fasse un exploit d’entrée en battant le Russe de service, le très impressionnant Mikhail Igolnikov, lequel n’a plus perdu depuis mars 2017 et reste sur une énorme victoire au Grand Chelem de Dusseldorf, battant en finale le champion olympique japonais Mashu Baker. Le Russe a gagné leur unique rencontre, en 2017. Si on regarde au-delà de ce très indigeste premier tour, on peut imaginer un quart de finale contre le colossal Géorgien Beka Gviniashvili, n°2 mondial, qu’il n’a jamais rencontré. Un parcours pareil, c’est le genre de folie bien dans les cordes d’Axel Clerget, et ce serait beau !

-100kg
Dans l’ambiance actuelle, le Fort de Bourgogne est clairement notre meilleur rempart. Cyrille Maret est attendu comme le sauveur des garçons, une situation qui n’est jamais très enviable. Heureusement, son tirage semble plutôt bon, les plus redoutables sur le papier se bousculant dans l’autre demi-tableau. Une entrée en pente douce face au Roumain Luca Kunszabo, 21 ans et 141e mondial, ne devrait pas lui tirer trop d’énergie. C’est moins vrai en revanche du combat suivant, le Hongrois Miklos Cirjenics, 4e mondial, troisième à Tokyo et au Masters en décembre, que Cyrille a néanmoins battu lors de leur unique rencontre, en 2017. On verrait bien le fantasque et explosif Portugais Fonseca le rejoindre en quart de finale. Un garçon qu’il a toujours battu, mais la dernière fois en février 2016. Depuis, le colosse a beaucoup progressé et ses séquences d’attaques sont saignantes. Attention, grenade dégoupillée ! 
Cyrille Maret en demi-finale ? C’est très crédible. Ce serait peut-être contre le Russe Denisov, ou le Letton Borodavko, deux combattants qui ne lui réussissent guère et restent sur une victoire contre lui. Une septième médaille, et surtout un premier titre de Maret aux championnats d'Europe, passe par ces victoires.

+100kg
Hamza Ouchani
tentera de se faire tout petit dans cette catégorie des lourds, histoire de se faufiler le plus loin possible sur la voie étroite qui mène au podium. Façon de parler bien sûr, pour un combattant de son gabarit. Son tirage n’est pas mauvais, mais il faudra tout de même réaliser l’exploit quasiment à chaque tour pour ce garçon classé à la 62e place mondiale. D’abord contre le Serbe Zarko Cullum, 22 ans et 33e mondial, qui n’a gagné qu’un seul combat en 2018, et c’était contre le Français Messie Katanga au Grand Prix de Turquie en avril. Derrière l’attend l’excellent vice champion du monde juniors autrichien Stephan Hegyi, très impressionnant en 2017, mais un peu en roue libre depuis. À 19 ans, il est tout de même 16e mondial.  Si jamais ça passe, l'espoir est permis. 

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