22:03 09 déc

CF juniors par équipes 2019 - Le beau doublé du PSG

Une première dans l’histoire de cette compétition

C’était autour des juniors de prendre possession du Grand Dôme de Villebon, ce dimanche.
Une journée vécue par beaucoup comme plus enthousiasmante, excitante, haletante que la veille avec des affrontements superbes, tel ce combat Kenny Liveze/Alexis Mathieu qui aura été l’un des grands moments de ce dimanche. Mais une journée marquée, surtout, par une première dans ces championnats avec la victoire du même club chez les féminines et les masculins. Retour sur un dimanche où le PSG Judo, attendu, s’offre donc un doublé historique.



Elles étaient trente-six équipes féminines inscrites hier. Une compétition qui voyait pour la première fois la participation de l’équipe du PSG Judo. Coachée par Julien Boussuge et emmenée par sa leader, Faiza Mokdar, de retour à la compétition après trois mois de pause suite à une blessure au coude, l’équipe parisienne se posait évidemment comme l’une des prétendantes au titre avec ses internationales cadettes, juniors et même déjà seniors pour la double championne d'Europe juniors. Mais elle était loin d’être la seule : il y avait le FLAM 91, tenant du titre avec ses deux médaillées mondiales juniors (Shirine Boukli en 2019, Laura Fuseau en 2018), l’AJA Paris XX avec Morgane Féréol, médaillée de bronze mondiale juniors il y a deux mois à Marrakech ou l’ES Blanc-Mesnil Judo de Romane Dicko, championne d’Europe seniors 2018, Julie Weill dit Morey et Fatiha Moussa, vice-championnes de France juniors 2019 en -48kg et -57kg.
Dans le premier demi-tableau de la mort, réunissant le PSG Judo, FLAM 91 et l’AJA Paris XX le premier moment chaud venait lors d'un quart de finale haletant entre le PSG Judo et FLAM 91. Et ce sont les Parisiennes qui passent, pour un point : le waza-ari marqué par Martha Fawaz faisait la différence, au niveau du total de points, malgré sa défaite. Un point de règlement loin de faire l’unanimité tout au long du week-end : en effet, même en perdant son combat par ippon, le waza-ari marqué par le judoka battu est comptabilisé dans les points de l’équipe. Un quart de finale qui se jouait sur le combat des -70kg, avec la victoire importantissime de Juliette Diollot pour le PSG, alors qu’en -52kg, cette rencontre nous offrit quatre minutes de haut niveau, conclues par un hikiwake entre les deux copines Shirine Boukli et Faiza Mokdar. Au tour suivant, c’était un duel 100 % parisien : PSG vs AJA. Une rencontre en forme de revanche après un affrontement extrêmement serré lors des championnats d’Île-de-France. Après les cinq combats, le score était de deux partout, avec d’un côté les victoires de Coralie Hayme et Morgane Féréol pour l’AJA Paris XX, de l'autre celles de Laura Espadinha et d’Ophélie Vellozzi pour le PSG Judo, auxquelles s'ajoutait le hikiwake entre Faiza Mokdar et Eulalie Desbiolles. Deux combattantes qui se retrouvaient pour le combat décisif. Et c’est la double championne d’Europe juniors qui offrait son ticket pour la finale à son équipe grâce à un juji-gatame. Une demi-finale indécise, serrée et donc forcément excitante à suivre. Dans l’autre demi-tableau, l’ESBM Judo créait l’une des sensations du jour en arrivant en finale avec seulement trois combattantes. Certes, sur le papier, les trois combattantes d’Alain Schmitt offraient de très solides garanties. Mais d’une part, Weill dit Morey combattait dans la catégorie supérieure. D’autre part, cette équipe n’avait donc pas le droit à l’erreur, partant à chaque tour avec déjà deux points de retard. Un handicap que les filles du médaillé mondial de Rio en -81kg réussirent à surmonter avec brio jusqu’en finale. En -63kg, Fatiha Moussa et Martha Fawaz, toutes les deux pesées en -57kg mais qui se voyaient alignées dans la catégorie supérieure dans un coup de poker tactique tenté par les deux coaches, se neutralisaient pour finir sur un hikiwake. En +70kg, Romane Dicko battait logiquement Habi Magassa avec son harai-goshi. Le score était alors de 2-1 pour le PSG. Tout se jouait donc sur le combat entre Julie Weill dit Morey et Faiza Mokdar, la première devant impérativement gagner par ippon pour offrir à son équipe le droit d’un combat décisif. Comme un symbole, c’est le diamant du PSG Judo qui offrait le titre à son équipe sur un superbe uchi-mata statique. Une défaite qui ne minait pourtant pas le moral des Dicko, Moussa et Weill dit Morey, logiquement heureuses d’une journée clairement réussie. De l’autre côté, les Parisiennes s’offrent donc leur premier titre, récompense d’un premier rendez-vous réussi dans cette aventure collective débutée il y a peu pour un groupe jeune (elles sont toutes juniors 1re ou 2e année) et qui débute ainsi de la meilleure des manières.
En bronze, l’AJA Paris XX de Dimitri Dragin avec une équipe elle aussi jeune sur le papier (les combattantes sont toutes encore juniors pour deux ans) et construite depuis seulement le mois de juin, et l’US Orléans Loiret d’Anthony Rodriguez. L’AM Asnières, grand animateur la veille (un titre et une médaille d’argent en cadets !) termine à la cinquième place avec un groupe lui aussi plein d’avenir.
Les prochains championnats de France juniors par équipes, qui auront lieu fin mai, avec donc plusieurs équipes identiques (ou presque) que ce dimanche, s’annoncent d’ores et déjà passionnants. 

Le sans-faute de la bande à Nicolas Mossion
Victorieuse l’année dernière, l’équipe masculine du PSG venait donc défendre son titre ce dimanche.
Privé de Tanou Keita blessé et s’attendant « à une compétition encore plus dure que l’année dernière », dixit son capitaine Hugo Metifiot, champion de France juniors 2019 en -73kg et désormais monté dans la catégorie supérieure, la « team » coachée par Nicolas Mossion réalise une journée référence. Une statistique qui en dit long : sur ces cinq rencontres du jour, les Antony Duporge (-60kg), Yhonice Goueffon et Israil Dakayev (-66kg), Bilel Yousfi (-73kg), Hugo Metifiot (-81kg) et Christopher Mvuama (+81kg) n’ont perdu aucun combat !
Y compris lors d’une finale attendue contre le Stade Bordelais, bien que ce dernier passa sur le fil face à l'AJA Paris XX ! Une victoire 3 à 2 en quart de finale, lors du dernier combat et alors que Paul Livolsi (monté en -90kg et qui battait un vrai lourd en la personne de Amir Benga, double médaillé national juniors en +100kg) et Riwane Hamadi, un -60kg à suivre de près avaient redonné espoir à l'équipe d'Alexandre Borderieux. Les deux meilleures équipes du jour se retrouvaient donc pour le titre, elles qui s’étaient affrontées dans une demi-finale de très haute intensité il y a un an. Premiers à monter sur le tapis, les -66kg. Un combat vite plié par Israil Dakayev, titulaire des derniers championnats du monde juniors : en trois séquences, le Parisien place un tsuri-komi-goshi et un ippon-seoi-nage à gauche supersoniques à Orlando Cazorla. 1-0 pour le PSG avant l’affrontement enre Bilel Yousfi, vice-champion de France juniors en titre et Alexandre Rubiano, qui avait fini cinquième début mars. Un défi de tous les instants, et une grosse baston franchement agréable à suivre finalement remportée par Yousfi, qui y laissera tout de même une arcade. Deux judokas très en sensations : sur une forte attaque en o-uchi-gari du Bordelais Rubiano, Yousfi lançait, presque en « sen no sen », un ura-nage décisif ! Se présentaient alors Hugo Metifiot et Giga Abuashvili. Le premier, champion de France en titre en -73kg, titulaire aux championnats d’Europe mais monté de catégorie immédiatement après (il avait d’ailleurs décliné sa sélection aux championnats du monde en -73kg) faisait office de capitaine de l’équipe parisienne. Le second, vice-champion de France seniors 2018 et vice-champion de France juniors 2019 fut le titulaire de la catégorie aux championnats d’Europe et du monde, où il fut seulement battu par le Géorgien Tato Grigalashvili, champion d’Europe juniors en septembre et surtout déjà très performant sur le circuit seniors. Un combat lors duquel le Parisien se montra le plus sur l’initiative pendant deux minutes, réussissant à marquer sur un yoko-guruma après plusieurs tentatives dangereuses sur morote-seoi-nage à droite. Pressé par le temps, Abuashvili accélérait le rythme et pensait bien revenir au score (avec raison ?) sur un contre suite à une attaque en sode-tsuri-komi-goshi du Parisien. Les arbitres décidaient, finalement, de ne rien donner. Il ne restait plus à Metifiot qu’à gérer son avantage pour offrir le troisième point décisif à son équipe. 3-0 PSG. L’équipe masculine parisienne de Nicolas Mossion conserve donc son titre et offrait, par là même, un doublé inédit avec ces titres masculin et féminin chez les juniors. La seule équipe à avoir réussir un doublé précédemment lors de ces championnats de France « jeunes » par équipes ? Le Nice Judo de Michel Carrière, sacré chez les cadets et juniors masculins en 2006.
Une belle conclusion pour les juniors parisiens, tous internationaux et dont la transition juniors/seniors est « délicate » selon le mot de Nicolas Mossion suite aux contre-performances en équipe de France.

En bronze, on retrouve les garçons de Sainte-Geneviève Sports, drivés par Aurore Climence, et le JC Chilly-Mazarin. Mention spéciale d’ailleurs à sa rencontre, pour le bronze, contre l’ACBB Judo.
En effet, cette dernière nous offrit deux combats Alexis Mathieu/Kenny Liveze, le second étant décisif. Un duel de haute volée entre le vice-champion de France seniors 2019 et le champion d’Europe et du monde cadets (et vainqueur du FOJE) 2019, finalement remporté par le premier. Deux judokas de la génération Paris 2024 qui offrirent en cette fin de dimanche un très beau mano a mano. L’une des images de ce dimanche.

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