17:03 03 déc

CF juniors par équipes 2018 - La victoire pour FLAM 91 et le PSG Judo

Nouvelle médaille pour l'AM Asnières, SGS Judo et le Stade Bordelais

Second acte de ce week-end consacré aux championnats de France par équipes jeunes, hier, à Villebon. Une journée qui s'ouvrait sur une Marseillaise chantée a capella par une commissaire sportive à la fort jolie voix. Des tableaux denses (45 équipes masculines, 38 équipes féminines), du spectacle, du suspense et cette ambiance si particulière aux « équipes ». Bref, une bonne journée de judo qui sacre le PSG Judo 2.0 chez les garçons et le FLAM 91 chez les filles, qui succèdent ainsi à l'AJA Parix XX et à l'OM Judo.
Une compétition qui pourrait, selon les échos entendus hier sur le plateau de compétition, devenir à partir de 2019 une « animation ». Une perspective qui interroge et inquiète.

« Ici c'est Paris ! »
Le cri de guerre des garçons de Nicolas Mossion a retenti pour la première fois dans le Grand Dôme vers 9h25, alors que l'équipe s'apprêtait à entrer en piste face à Chartres Judo. Une équipe parisienne parmi les grands favoris du jour avec cinq de ses sept judokas médaillés nationaux lors des championnats de France juniors 2018 : Yhonice Goueffon (champion de France des -60kg), Israil Dakayev (3e en -66kg), Hugo Metifiot (2e en -73kg), Eniel Caroly (3e en -81kg) et Tanou Keita (champion de France des -100kg). À leurs côtés, Kevin Bourget (-60kg) et Christopher Mvuama (-100kg). Placés dans le demi-tableau de la mort (trois des quatre équipes du podium final étaient dans ce dernier), les Parisiens offrent le second titre national (après celui de Faiza Mokdar en -52kg chez les seniors à Rouen) pour le nouveau PSG de Djamel Bouras et Nasser Nechar, présents hier de très bonne heure dans les gradins.
Une équipe qui aura montré de l'engagement et une belle osmose tout au long de ce dimanche. En particulier lors d'un quart de finale qui avait tout, ou presque, d'une finale avant l'heure face au Stade Bordelais. « Une équipe qui, sur le papier, est sans doute la plus dangereuse de la journée » analysait, dès le tirage au sort tombé, Nicolas Mossion, l'entraîneur des Parisiens. Car, avec Alix Raynard (vice champion de France des -60kg), Axel Beres, Hugo « Legrand » Tchorowski (3e en -73kg), Giga Abuashvili (champion de France des -81kg et vice champion de France seniors il y a un mois à Rouen) et Palthi Mena Munzimbu (double champion de France des +100kg), ou encore Amir Benga (3e en +100kg), il y avait en effet côté bordelais une sacrée force de frappe.
Une rencontre qui tint toutes ses promesses ! Victoire 3 à 2 des Parisiens, Israil Dakayev offrant le point décisif grâce à son « spécial » en ne-waza, un amené en sode-guruma-jime, piégeux et très efficace. Auparavant, Hugo Metifiot avait battu Tchorowski avant que Giga Abuashvili ne remette les compteurs à égalité sur un superbe et acrobatique contre face à Eniel Caroly dès la première phase du combat. En +81kg, Tanou Keita catapultait Mena Munzimbu (qui se blessait à l'épaule sur l'action) grâce à son uchi-mata pour le 2-1. En -60kg, Anthony Einaudi profitait d'une erreur de Heydar Ouchen (pesé à 53kg le matin), jusque-là le plus dangereux dans ce combat et qui menait même grâce à un ko-uchi makikomi, pour le pousser sur le dos et l'immobiliser. 2-2 ! Tout se joua donc sur les -66kg.

Un demi-tableau de la mort chez les garçons
Après ce très gros morceau, les victoires 3-0 contre l'OJ Nice en demi-finale puis 3-1 en finale face l'AM Asnières de Fabrice Ruimy, étaient finalement plus faciles. Une ultime rencontre où le sode-tsuri-komi-goshi d'Israil Dakayev, le o-uchi-gari et le harai-makikomi d'Eniel Caroly et le o-goshi de Tanou Keita offraient le titre aux « titis » parisiens. Un titre qu'ils pourront d'ailleurs tous défendre en 2019 puisqu'ils seront encore juniors.
En bronze, on retrouvait le Stade Bordelais de David Gonzalez qui disposait du JC Monaco, et l'OJ Nice de Franck Costi vainqueur du Blanc-Mesnil Sport Judo. Quand on sait que le demi-tableau comptait aussi l'AJA Paris XX (très diminué puisque l'équipe d'Alexandre Borderieux ne pouvait compter sur Paul Livolsi, vice champion de France des -81kg mais blessé au coude, Benjamin Gomes, blessé au genou, ni le -73kg Romain Menguy) et le FLAM 91 de Reda Seddouki (champion de France juniors des -66kg et cinquième des France seniors première division il y a un mois), on comprend que le club qui est sorti du piège est un solide champion de France. «Aujourd'hui, il faut féliciter les garçons. Ils ont été nickel dans l'attitude et l'état d'esprit. Cette victoire crédibilise le projet du club, mais il faut rester humble, commentait Nicolas Mossion. Ce titre par équipes est un peu une cerise sur le gâteau. Il ne faut pas s'enflammer. On veut continuer à suivre notre idée de base : construire quelque chose pas à pas, de manière ambitieuse mais réfléchie. »
Vaincu une nouvelle fois en finale, l'AM Asnières de Fabrice Ruimy et Guillaume Etchegaray marque toutefois aussi de son empreinte ce week-end avec donc deux médailles d'argent chez les masculins (cadets et juniors). Pas forcément habituées aux podiums par équipes chez les jeunes, les équipes asniéroises composées majoritairement de jeunes formés au club actent l'arrivée d'une génération à beau potentiel du côté de ce gros club des Hauts-de-Seine.

Du solide chez les filles, SGS encore dans le coup
Avec deux sélectionnées mondiales juniors, Coraline Marcus-Tabellion (médaillée de bronze des championnats de France et d'Europe en -52kg) et Laura Fuseau (troisième des championnats de France et du monde), Shirine Boukli (championne de France senior en -48kg il y a un mois), les deux sœurs Harachi (Nouhaïla et Soukaina), Justine Roulet, Tatiana Brito, Marine Grandin et Alexia Vega, l'équipe du FLAM 91 coachée ce dimanche par Florent Urani avait plutôt fière allure. Face à elles, les mêmes prétendantes ou presque. Car c'est l'une des leçons à tirer de la compétition féminine d'hier : la remarquable stabilité de trois équipes en haut de l'affiche. L'OM Judo, Nice Judo et FLAM 91 conservent sans discontinuer leurs places sur le podium depuis 2016. Alors que c'est Sainte-Geneviève Sports 1 (sa seconde médaille chez les féminines du week-end après l'or chez les cadettes) qui remplace l'ACS Peugeot Mulhouse, en bronze en 2017 et victorieux en 2016.
Seule médaille du week-end pour le FLAM 91... mais elle est d'or ! Une victoire au bout du suspense face à l'OM Judo de Blandine Pont, qui comptait aussi Ophélie Vellozzi, Emma Viglione, Lou Lagache, Mathilde Vergnenegre, Aurélia Pétrelli et l'internationale déficiente visuelle Prescillia Leze. En demi-finale, l'équipe de l'Essonne éliminait le Nice Judo de Renaud Carrière, emmené par la médaillée européenne et sélectionnée mondiale Maryline Louis-Sidney. Dans l'autre demi-tableau, l'OM Judo venait difficilement à bout de l'AJ Limoges d'Adil Fikri, une équipe 100% limousine et régulièrement bien placée chez les juniors.

Marcus-Tabellion entretient le FLAM 91
La finale débutait par les -57kg et Ophélie Vellozzi (3e aux championnats de France 2018 en -57kg et vainqueur du tournoi de Cormelles-le-Royal) donnait son premier point à l'OM Judo sur un juji-gatame bien emmené. Une belle séquence au sol de la Marseillaise. 1-0, puis 2-0 pour le club du président Jean-Marc Villanueva puisque la -63kg profitait d'une attaque lancée en déséquilibre de la combattante du FLAM 91 pour la pousser sur le dos et suivre en immobilisation au sol. Plus aucun droit à l'erreur pour l'équipe essonnienne. Alexia Vega refaisait une partie du retard, plaçant un morote-seoi-nage d'entrée, pour waza-ari. Une valeur qu'elle conservera jusqu'au bout des quatre minutes. Puis c'était l'égalité parfaite avec le uchi-mata de Laura Fuseau sur Prescillia Leze. Le « spécial » de la médaillée mondiale des +78kg, particulièrement efficace hier.
Restaient les -52kg. Blandine Pont, vice-championne de France 2018 en -48kg, titulaire aux championnats d'Europe et du monde juniors 2018 et cinquième aux France seniors première division il y a un mois en Normandie, contre Coraline Marcus-Tabellion. Deux filles qui se connaissent par cœur. Deux droitières. Voulant éviter de faire la faute, les deux internationales se jaugeaient lors des premières séquences. Puis, sur une action où elle arrivait à pistonner la main droite de Pont, Marcus-Tabellion lançait un très dynamique harai-makikomi qu'elle ne lâchait pas pour suivre en ushiro-gesa-gatame. Waza-ari et wazari-awasete ippon. L'équipe du FLAM 91 décrochait le titre par équipes féminines !
Sur le podium, on retrouvait donc pour la troisième fois d'affilée Nice Judo, qui disposait de l'Étoile Sportive de Blanc-Mesnil. Une équipe où évoluaient les deux internationales Julie Weill dit Morey et Manon Deketer et qui comptait, en judogi mais n'ayant pas combattu hier, une certaine... Romane Dicko. L'autre club médaillé de bronze est le SGS Judo d'Aurore Climence (avec Anais Perrot et Léa Fontaine, championnes de France la veille en cadettes), qui battait l'AJ Limoges.

Une compétition « animation » ?
L'information a été inévitablement évoquée hier. Ces championnats pourraient donc entrer dans le cadre des « animations ». Pour quels changements concrètement ? Des temps de combat de trois minutes, pas de golden score, pas de vidéo, un arbitrage spécifique et un choix dans les arbitres différents de ce qui se fait actuellement. Un sacré changement qui se prépare et dont les justifications, pour l'instant, ne sont pas claires. Une décision pour le moins surprenante quand on sait que plusieurs des judokas présents sont des internationaux juniors ou seniors, habitués au (très) haut niveau international et à ses règles. Affaire à suivre.

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