23:51 07 déc

CF cadets par équipes 2019 – Chelles et Asnières titrés

Deux médailles ce samedi pour l'AM Asnières

Acte I, ce samedi, du week-end « championnats de France par équipes de jeunes » à Villebon.
Au menu de ce premier jour, les cadets avec quatre-vingts équipes (trente-cinq féminines, quarante-cinq masculines) sur les huit surfaces du Grand Dôme. Une journée marquée par la présence d’une championne du monde en titre dans les tribunes en la personne de Madeleine Malonga ; d’un impondérable avec la panne d’un serveur empêchant la diffusion du direct sur JudoTV (finalement la fin de la journée fut visible sur la chaîne Dailymotion de la FFJudo). Un problème qui sera normalement résolu pour la diffusion de demain ; enfin et surtout, la victoire « surprise » - mais qui n’en est en fait pas vraiment une - de l’AS Chelles Judo chez les féminines. Chez les masculins, l’AM Asnières, en argent l’an passé, monte d’une marche pour s’offrir le titre. Un beau samedi pour les jeunes judokas de Guillaume Etchegaray et Fabrice Ruimy puisque l’équipe féminine est en argent.


Chelles, formation gagnante
Une victoire de l’AS Chelles Judo ce samedi ? Sans doute cela étonna-t-il bon nombre de (télé)spectateurs. Et pourtant. Vainqueur du championnat Île-de-France - un résultat qui en fait presque automatiquement un prétendant au titre - , l’équipe de Benjamin Gury s’impose deux victoires à une en finale face à l’AM Asnières. Deux points gagnés par Eulalie Desbiolles, vice-championne de France 2019 en -63kg, et qui fit l’effort de tirer en -57kg ce samedi, et Alya De Carvalho en -48kg. La première sur un morote-seoi-nage lancé après une forte tentative d’uchi-mata de son adversaire. Un mouvement que Desbiolles poussait jusqu’au bout de l’idée et qui déroulait finalement son opposante sur le dos. La seconde, avec beaucoup d’impact, trouvait la solution sur un o-uchi-gari lancé garde croisée qui marquait de manière très nette. La victoire asniéroise était l’oeuvre de Lycia Guebli, vice-championne de France 2019 en -52kg et cinquième aux championnats d’Europe cet été, sur un o-soto-gari lancé à la volée. Les autres combats, en +63kg et -63kg se terminaient sur un « hikiwake ». Une victoire en forme de reconnaissance pour une génération performante et, au-delà, du travail de formation dans l’ADN de ce club de Seine-et-Marne : «j’avais évidemment dans un coin de la tête la victoire aujourd’hui. Notre victoire lors du championnat d’Île-de-France nous avait donné des idées. Ce n’est pas qu’on « devait » gagner ce samedi mais… réagissait grand sourire et médaille autour du cou, Benjamin Gury. Cela a été chaud contre le Stade Bordelais en 1/4 de finale mais sur la journée je trouve que les filles ont vraiment bien gérées chaque tour. Cette victoire est la consécration pour une génération de filles performantes au niveau national : outre Eulalie Desbiolles et Alya De Carvalho, il y a Mame Diarra Sylla, vice-championne de France seniors 2e division fin juin en -63kg alors qu’elle n’était que cadette ! J’espère que ce titre va déclencher une dynamique vertueuse pour le club et cette génération. Pour le club, en ayant la possibilité d’ouvrir une seconde salle dans la ville afin de toucher un nouveau public et continuer à grandir (nous sommes actuellement 380 licenciés). Pour les filles, en ayant la possibilité de les garder au club pour les amener dans deux-trois ans au niveau des championnats de France seniors par équipes. »

Les garçons d’Asnières, encore mieux qu’en 2018
On les avait laissé l’année dernière vice-champions de France, battus par les ACBB Boys de Jean-Christophe Allain dont les deux futurs champions d’Europe et médaillés mondiaux cadets, Romain Valadier-Picard et Kenny Livèze. Cette année, les masculins asniérois de Guillaume Etchegaray ont transformé l’argent en or. Attendus, les garçons de l’AM Asnières s’imposent fort logiquement avec plusieurs combattants classés ou sur le podium national cette année. Une équipe homogène emmenée par son leader, le -66kg Hans-Jorris Ahibo, 3e des championnats de France cadets 2019 et sélectionné aux championnats d’Europe fin juin en Pologne. En finale, face à l’OM Judo de Frédéric Perricone, cela démarre pourtant mal avec un superbe sankaku-jime de côté de Louis Ceratto. A la manière de Dari Bilodid, le Marseillais apporte le premier point au club du Vieux-Port. Ce sera le seul…
En bon capitaine, Ahibo remet son équipe dans le droit fil de la victoire. Contrôlant l’attaque de son adversaire, l’Asniérois le relève, passe sa hanche pour lancer un uchi-mata aérien et efficace. En -73kg, Aristide Onana, 5e des championnats de France cadets cette année, donne l’avantage à l’AM Asnières lors d’un combat où son adversaire, Sacha Gigli, se blesse à l’épaule gauche lors d’une attaque en uki-waza du premier et ne peut continuer. Sans doute le tournant de cette finale. En +73kg, pas de vainqueur. Toujours 2-1 pour Asnières qui marque le troisième point décisif grâce à Roland Elion Gambou, vice-champion de France 2019 en 60kg qui contre la tentative de kata-guruma du Marseillais Camille Boisseau puis l’immobiliser immédiatement pour la victoire.

Un titre et une médaille d’argent pour le club des Hauts-de-Seine. Une journée quasi-parfaite !
En bronze chez les cadettes, le Stade Bordelais, comme cela était déjà le cas en 2017 et 2018 (!) et l’Union Judo Touraine Métropole qui monte sur le podium avec une équipe à quatre combattantes !
Chez les garçons, l’ACBB Judo de Kenny Liveze (champion d’Europe, vainqueur des FOJE et champion du monde cette année) et l’OJ Nice, déjà sur le podium en 2017, complètent le podium. 

Un règlement d'arbitrage qui fait débat
Ce fut l’une des grands sujets du jour : compétition arbitrée pour la première fois selon le « règlement national éducatif traditionnel », ces championnats de France cadets ont laissé peu d’initiés indifférents. Beaucoup déploraient les effets pervers induits par cet « arbitrage ». Les arguments avancés ?
-Pourquoi appliquer un règlement différent alors que ces championnats de France sont des « 1re division » et donc une compétition censée être le top à ce niveau d’âge ?
-N’est ce pas créer de la confusion pour des judokas qui pour la plupart ont participé aux championnats de France individuels 1re division eux-aussi lors duquel s’applique le règlement FIJ ?
Autre critique entendue ce samedi, le manque de cohérence entre tapis. Un entraîneur déplorait l’application différenciée, en particulier sur les sanctions, entre deux tapis voisins : avec des combats de trois minutes et la possibilité du hikiwake, la tactique a été parfois de mise ce samedi avec des pénalités qui ne tombaient que très (trop) tardivement contre des combattants cherchant clairement le match nul contre les points forts adverses.
Dans l’autre sens, un entraîneur de haut-niveau trouvait ce règlement « pas trop mal. C’est annoncé. Tout le monde étant prévenu, jouer l’agacement surpris n’est pas un argument pertinent. Certes, les compétiteurs peuvent râler mais le rôle des entraîneurs est de préparer ces derniers en conséquence. Or, un (très) bon compétiteur s’adapte plus vite qu’un judoka moyen. Donc, au final, ce sont les clubs moyens qui sont lésés au profit des clubs forts ». De même le retour à trois arbitres semblent unanimement salué fluidifant considérablement les combats avec une quasi-absence de recours à la vidéo. Assister à des combats n'étant plus hâchés par des arrêts "vidéo" est, pour le coup, un salutaire retour en arrière. Demain, même règlement mais avec quatre minutes de temps de combat pour les juniors. Un sujet qui risque encore de faire parler ce dimanche. 

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