13:59 14 avr

CF cadets 2019 (J2) - Diollot, une saison nationale sans faute

La judokate d'Yzeure Judo remporte le titre en -70kg

Second acte ce dimanche au Grand Dôme de Villebon des championnats de France cadets 2019. Huit catégories au programme : -57kg, -63kg, -70kg, +70kg chez les féminines et -73kg, -81kg, -90kg et +90kg chez les masculins. Plus de surprises qu'hier sur les huit tapis. En lumière aujourd'hui ? Juliette Diollot, qui n'aura perdu qu'un combat au national cette saison (c'était au tournoi de Limoges face à Ilana Bouvier, où elle terminera en bronze). En s'adjugeant le titre en -70kg, la combattante d'Yzeure Judo, avec un finale rondement menée, peut maintenant penser tranquillement aux échéances internationales à venir, le devoir accompli. 

Diollot en patronne
Si elle a connu un coup de chaud en huitième contre Poerava Temakeu (US Orléans Loiret JJJ), puisque menée d'un waza-ari lors d'un combat où elle fut franchement malmenée, Juliette Diollot a, ensuite, montré qu'elle était bien la meilleure -70kg française cette saison : victorieuse aux tournois de Clermont-Ferrand, Toulouse et du Tournoi de France, il ne lui faut que treize secondes pour placer un ashi-guruma à Océane Guede (US Orléans Loiret JJJ) en finale pour rester dans les statistiques comme la seule cadette invaincue cette saison dans l'Hexagone. Médaillée de bronze à la coupe européenne de Croatie, on l'attend maintenant à l'international avec les tournois de Berlin et Bielsko Biala, d'une grosse densité (en qualité et quantité) en ligne de mire. 
L'autre féminine qui marque ce dimanche, c'est Martha Fawaz (JJJ Poissy). Un judo déjà très structuré, mais surtout une remarquable régularité puisque elle est désormais double championne de France cadets en -57kg et triple médaillée nationale avec l'argent en 2017. Elle est d'ailleurs la seule à conserver son titre sur le week-end. En finale, dans un combat très engagé, elle domine Wennie Ouedraogo (Bois Colombes Sports Judo) en se montrant plus active, les pénalités montant jusqu'au hansokumake pour son adversaire. 
Finale surprise en -63kg entre Noa Paul (AS Etaploise) et Eulalie Desbiolles (AS Chelles). En effet, la première n'était pas classée à Cannes alors que la seconde y avait terminé septième. C'est Paul qui montera finalement sur la plus haute marche du podium. Plus active avec ses tentatives d'ippon-seoi-nage, elle fait monter les shidos sur le tableau adverse. 
Enfin, en +70kg, Dounia Nacer (Budo Club 11), élève d'Adrien Pavia, remporte l'ultime combat de ce week-end. Une autre surprise de la journée puisque cette dernière avait été battue au premier tour au Tournoi de France. Dans un duel de droitières avec Laurie-Laure Lobe (Sainte-Geneviève Sports Judo), où chacune cherchait à marquer sur un mouvement de jambe, la solution est finalement venue après une 1'11 au golden score sur harai-goshi pour Nacer.

Grosse journée d'Aregba et Dermée
À croire que l'exception était la règle ce dimanche puisqu'aucun des tenants du titre des quatre catégories masculines du jour ne devient champion de France. En -73kg, on le savait dès le tirage puisque le très prometteur Alexandre Tama, champion de France en titre et cadet deuxième année, n'était pas présent. Du coup, Roméo Lévêque (JCR 78) profite de l'absence du judoka de Clamart pour emporter le titre... lui qui n'était pas classé à Cannes. Il s'impose sur un o-uhi-gari explosif, compté waza-ari. Un avantage qu'il conserve jusqu'au bout face à Marcus Lopeze (CAM Rivère-Pilote). 
En -81kg, belle performance d'Arnaud Aregba (JSA Bordeaux) qui monte sur la première marche du podium au bon moment : troisième à Cannes, troisième l'année dernière (et septième aux championnats d'Europe), le Bordelais, après avoir eu très chaud en quarts contre le Niçois de Michel Carrière Aleksa Mitrovic (un garçon tout en sensation qui finira finalement cinquième), domine du début à la fin la finale contre le Varois Antoine Lansmant (JC Centre Var), vainqueur de Clermont-Ferrand et du Tournoi de France. Un premier waza-ari rapidement marqué sur sode-tsuri-komi-goshi puis un second sur un joli ko-uchi-gari, alors qu'une action au corps-à-corps juste avant avait donné, au départ, Aregba vainqueur. À noter que dans cette catégorie, le podium est identique à celui du TDF...mais dans un autre ordre. 
En -90kg, grosse journée d'Orso Dermée (AJA Paris XX). L'élève d'Alexandre Borderieux sort Kenny Liveze, le favori du jour, en demi-finale grâce à un sumi-gaeshi puis une belle prise d'opportunité conclue en osae-komi suite à une attaque mal préparée du combattant de l'ACBB Judo. En finale, face à Khuslen Munhkuu, finaliste à Cannes et protégé de Paco Legrand au JC Grand-Quevilly, le combat se joue en deux séquences, lors de la deuxième minute de combat : premier waza-ari pour Munkhuu sur un tsuri-komi-goshi à gauche. Action suivante : ce dernier tente un morote-seoi-nage avec un genou à terre. S'arrête. Dermée se glisse alors en dessous de son adversaire et lance un yoko-guruma (waza-ari) parfaitement suivi en yoko-shio-gatame.
En +90kg, Mathias Anglionin (SO2J Saint-Ouen) profite de l'emportement de son adversaire Adem Akkas (Dojo Rémois) : ce dernier tente un morote seoi-nage inversé mais ne déquilibre pas du tout son adversaire. Akkas se retrouve alors dos au tapis...Anglionin n'a plus qu'à pousser pour ippon. Une faute un peu bête que l'élève de Baptiste Soyer et Giorgi Kutsishvili, par ailleurs intéressant techniquement, paie cash. Une catégorie très stable (trois des quatre médaillés l'étaient déjà à Cannes) mais sans leader incontestable. Anglionin reste toutefois sur des performances encourageantes à l'international (cinquième aux championnats d'Europe 2018, ainsi qu'à la coupe européenne de Hongrie fin 2018). 

Et sinon ? 
-Comme dit plus haut, seule Juliette Diollot fait le doublé TDF/Championnats de France ce dimanche. Le nombre de médaillés ce dimanche qui l'étaient déjà à Cannes est de 19 (soit 60% des 32 médaillés du jour). 
-L'arbitrage : sur ce que l'on a vu, il aura été très bon sur l'ensemble du week-end : peu ou pas de contestations avec une application stricte mais raisonnée, bref beaucoup moins mécanique (et parfois assez aléatoire) qu'à l'international sur la question des shidos. 
-Une organisation qui a clairement pris ses marques à Villebon avec une logistique parfaitement huilée (on regrettera juste les finales garçons et filles en même temps ce dimanche) avec, par exemple, une fin de compétition toujours en avance par rapport à la fin dite "prévisionnelle". 

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