21:27 16 avr

CF cadets 2017 : L'interview de Cathy Fleury

La responsable nationale des cadets fait le point

Nommée responsable nationale des cadets pour la nouvelle olympiade, Cathy Fleury, avec sa nouvelle équipe d'entraîneurs nationaux (Karine Dyot, Gévrise Emane, Bruno Mure et Richard Hallouin), était aux premières loges lors de ces championnats de France cadets 2017.  Alors que le très relevé tournoi de Berlin se profile dans deux semaines et que suivront le tournoi de Pologne (20 et 21 mai), les championnats d'Europe (30 juin-2 juillet à Kaunas en Lituanie), les Jeux olympiques de la jeunesse européenne (25 au 29 juillet à Györ en Hongrie) et les championnats du monde (9 au 13 août à Santiago au Chili) la championne olympique de Barcelone fait le bilan de la coupe européenne de Zagreb et de ces championnats de France.

Quel bilan faites-vous de la Coupe européenne de Croatie ? 
Il parait assez clair. Les filles étaient au niveau, les garçons beaucoup moins. Comment l'expliquer ? Je pense qu'il y a, d'une part, un décalage de maturité entre garçons et filles à cet âge. D'autre part, je pense que les judokates françaises bénéficient dans les structures d'une opposition beaucoup plus importante, car elles doivent souvent s'entraîner avec les garçons. L'idée est donc d'organiser une opposition plus forte pour ces derniers. Autre réfléxion née de ce que nous avons vu à Zagreb : pour tous les garçons sélectionnés il s'agissait de leur première sortie internationale...tout en étant tous cadets 3e année. C'est un élément qui nous fait réfléchir : il faut préparer les jeunes qui pointent le bout de leur nez en amont, les faire sortir plus tôt pour leur donner de l'expérience. Pour certains masculins, cette compétition a été une grosse prise de conscience : si ils sont parmi les meilleurs Français ou le meilleur, ils ne sont pas automatiquement performants à l'international. 

Qu'avez-vous pensé de ces championnats de France ? 
Je suis mitigée. En fait, il y a deux types de combattants. Ceux dont on voit, tout de suite qu'ils sont présents, avec un judo structuré, réfléchi et qui dominent leur sujet. Et ceux dont le judo est encore un peu brouillon et qui n'ose pas. Je suis frappé par d'avoir vu des judokas qui ont les mains posées comme ils faut, sont en position dominante et se déplacent dans le bon sens...mais n'attaquent pas. Sans doute de peur de se faire contrer. Mais j'ajoute aussi que dans certaines catégories, ces judokas sont en pleine croissance physique ce qui trouble les sensations et peut rendre les schémas techniques un peu incertains. 

Dans quinze jours aura lieu le tournoi de Berlin puis de nombreux autres événements internationaux. Comment allez-vous organiser cette séquence ? Qu'attendez-vous de ces jeunes judokas ? 
Tout d'abord, la liste pour Berlin sera connue mardi. Nous allons sélectionné seize filles et seize garçons. Puis plusieurs stages suivront : à Bordeaux, au début du mois de juin. Puis à Strasbourg à la mi-juin (avant les championnats d'Europe). Il y aura aussi le stage que nous organisons depuis plusieurs années avec les Allemands. Enfin, les sélectionnés aux championnats du monde feront les stages nationaux juniors/seniors fin juillet : à Montpellier pour les filles et Toulouse pour les garçons. 
Pour répondre à votre seconde question, la réponse est simple :une attitude et une posture. Je ne veux pas de judokas craignants ou hésiants. Je veux qu'il s'engagent. Qu'ils cherchent à faire tomber. 

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