22:56 15 avr

CF Cadets 2017 (J1) masculins - Cazorla et Gibelli au-dessus

Le Marseillais et le Varois ont fait acte d'autorité

C'est à 13h30 que débutait la compétition masculine (-46kg, -50kg, -55kg, -60kg, -66kg). Cinq catégories pour certains tableaux à plus de soixante combattants (soxante quatre en -66kg). Bilan ? Pas mal de confirmations, une surprise en -50kg et un retour au bon moment en -55kg.

Le fait du jour : Orlando Cazorla (-60kg, OM Judo), l'invincible
"Sa prestation à Zagreb lui est restée en travers de la gorge. C'était sa première sortie internationale mais il a combattu "petit bras", ne s'est pas engagé. Il a goûté à la défaite. Ce n'est pas forcément un mal car cela lui donne l'envie de ressortir et de prouver qu'il peut faire beaucoup mieux". racontait avant le début de la compétition Alain Girodengo, l'un des entraîneurs de l'OM Judo (quatre médailles aujourd'hui) à propos d'Orlando Cazorla. Remonté comme un coucou, le judoka marseillais partait pourtant, avec Maxime Sonilhac (-50kg, Ecole Judo Réolaise), avec un dossard (invisible) de "favori" dans le dos. Une étiquette pas toujours facile à gérer, surtout dans cette tranche d'âge.
Orlando Cazorla a "découpé" tout ce qui lui passait dans les mains. En 1/8e, Pieyre Thouard (Ouest Charente Judo) fera un tour et demi sur le très pur uchi-mata à gauche du Marseillais avant que ce dernier n'enclenche un sankaku-jime bien serré, pour finalement remonter sur son adversaire dans cette position. La finale, contre son copain de club, Anthony Einaudi, très costaud aujourd'hui, ne dure pas la minute. Sur la première séquence les deux gauchers lancent un o-soto-gari puissant. Mais mieux en équilibre, Cazorla fait basculer Einaudi et le cloue au sol. Très à l'aise sur les mouvements de jambe, le nouveau champion de France 2017 marque aussi par sa rapidité et son efficacité dans les liaisons debout-sol. Cazorla champion de France ? Un titre qui clôt une saison impressionnante puisque le judoka de l'OM n'a perdu qu'un seul et unique combat cette saison. C'était au Tournoi des Chataignes, au Luc, bien connus des cadets de la PACA...et encore, c'était en finale. A lui de transformer maintenant l'essai à l'international. 


Orlando Cazorla/Crédit Photo : L'Esprit du Judo

Les coups de coeur :
-Enzo Gibelli (-66kg, Judo 83) : à croire qu'il préfère Ceyrat à la Côte d'Azur. Pensionnaire du Pôle Espoir de Nice, ce Varois, "que" 3e à Cannes, mais vainqueur ici-même lors du Tournoi de Clermont-Ferrand a montré, aujourd'hui "qui c'était le patron" en devenant champion de France des -66kg. Très mobile, très en rythme -le garçon connaît peu de moments faibles-, il a su toujours trouver une solution technique, quitte à laisser parler son talent. Comme en finale : alors que Simon Colin tente un kata-guruma à droite vers l'arrière, Gibelli tourne très vite et instinctivement les hanches pour un bijou d'uchi-mata compté justement ippon. Auparavant, son ko-uchi makkikomi ou son morote inversé lui avaient permis de passer les tours sans se voir marquer le moindre waza-ari. Non sorti en Croatie, on peut être curieux de le voir évoluer à Berlin, face à des étrangers. 
-Anthony Einaudi (-60kg, OM Judo) : Finaliste face à un camarade de club (une première depuis 2014 et une finale des -44kg entre Blandine Pont et Sarah Bonifay de l'OM Judo déjà), ce garçon au sourire rare mais à la détermination bien visible réalise une journée très solide. Un joli uchi-mata à gauche, un sankaku-jime latéral comme "spécial" au sol, il sait aussi se montrer très opportuniste comme sur cette clé de bras contre Kenny Briard (Nice Judo, finaliste à Cannes). 
-Les pions du jour : les ko-soto-gari de Dimitri Maraval (-66kg), qui a su en jouer très intelligemment toute la journée, la séquence entre Stefan Mimault (-66kg), et Sylvain Romet : ce dernier lance un explosif tani-otoshi pour waza-ari, mais le premier cité, bien lucide, enchaîne immédiatement en clé de bras ! L'enchaînement limpide de Kenny Briard contre Jules Rubel Parpillon : yoko-tomoe-nage suivi en clé et le ko-soto-gake d'ours de Vincent Dohollou (La Couronne Grand-Angoulême Judo) contre Dimitri Maraval qui enfonce littéralement ce dernier dans le tapis.

Les vainqueurs du jour : 
-46kg : Romain Picard Valadier (ACBB Judo) a confirmé qu'il était intouchable dans cette catégorie. Craint pour ses grosses qualités en ne-waza (il tentera lors d'un combat un judicieux, mais infructeux renversement, celui qu'affectionne particulièrement la Mongole Munkhbat), l'ACBBiste s'appuiera sur cet atout en profitant d'un relâchement de Heydar Ouchen (JJJC Genevillois) pour lancer un superbe juji-gatame pour ippon.
-50kg : Il était le grand favori : Maxime Sonilhac, vainqueur à Cannes, se fait pourtant surprendre en finale par Vincent Jourdan. Un seul waza-ari de marqué, mais il vaut un titre de champion de France : un ippon-seoi-nage à droite très vif qui surprend le judoka de l'Ecole Réolaise. D'abord donné ippon (ça n'aurait pas été scandaleux), la valeur redescend à waza-ari. Suffisant pour Jourdan.
-55kg : Second titre de la journée pour le Stade Bordelais Judo avec la victoire de Yhonice Goueffon. Attendant le uchi-mata à droite de David Campos (Judo Club Clémentin), le Bordelais, tel un animal à sang-froid, attend l'attaque de son adversaire pour lancer un uchi-mata gaeshi sur lequel son adversaire fait un 180°. Ippon logique. 
-60kg et -66kg : voir ci-dessus. 
 

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