21:26 15 avr

CF cadets 2017 (J1) féminines - Mokdar et Gonzalez avec assurance

Elles deviennent championnes de France en -52kg et -48kg

Première journée de ces championnats de France cadets 2017 dans un Arténium de Ceyrat qui s'est très vite rempli pour les catégories légères féminines (-40kg, -44kg, -48kg et -52kg). Huit tapis, des petits problèmes de micros, le soleil qui dardait les tatamis centraux. Il est 8h30, la compétition commence. 

Le fait du jour : Faiza Mokdar (-52kg, JC Chilly Mazarin Morangis) est bien la patronne.
Elle n'a perdu que trois fois cette année, dont deux à l'international (voir son interview) pour finir deux fois troisième (à Zagreb et à Bad Blankenburg). Le reste de la saison, Faiza Mokdar l'a passé sur la plus haute marche des podiums : à Cormelles-le-Royal, Clermont-Ferrand, Creil, au Tournoi de France et donc aujourd'hui à Ceyrat. Troisième l'année dernière, c'est donc son second podium national consécutif, alors qu'elle n'est que deuxième année. Des résultats qui ne sont, en somme, que la concrétisation du potentiel de cette jeune fille très "judo" : Déliée, jouant intelligemment avec son poignet droit au revers, elle possède dans sa panoplie un morote-seoi-nage classique très intéressant, tout comme son uchi-mata. À l'aise aussi au sol où elle sait finir les combats. En finale, elle bat, comme à Cannes, Lou-Ann Masson (La Couronne Grand-Angoulême Judo). Une jeune fille qui a une nouvelle fois prouvée sa capacité, assez rare, à ne pratiquement laisser passer aucune occasion au sol. Une aisance et une puissante confiance dans ses qualités de ne-waza, un peu à la manière de ce que montrait Kaori Matsumoto avant Rio : dès que l'adversaire a un genou au sol, le harcèlement, doublé d'une pression féroce et constante s'exercent, jusqu'à la victoire. Une qualité que Mokdar sut annihiler par une excellente défense. Prenant systématiquement l'initiative, les pénalités montent du côté de la Couronnaise jusqu'à la troisième synonyme d'hansokumake. Mokdar pouvait sourire. Le contrat est rempli. Avec, à la sortie du tapis, déjà la tête à l'Allemagne, à la Lituanie et au Chili. 


Faiza Mokdar tout sourire/Crédit Photo : L'Esprit du Judo

Les coups de coeur du jour :
-Léonie Gonzalez (-48kg, Stade Bordelais Judo)
Passée à côté de sa compet' à Cannes, la Bordelaise avait sans doute à coeur de prouver, sans doute d'abord à elle-même, qu'elle avait tout ce qu'il fallait pour être championne de France. Pas forcément favorite -c'était Lisa Atamaniuk qui avait cette étiquette ajourd'hui- mais prétendante crédible, Léonie Gonzalez a finalement survolé la caté. D'un calme olympien (y compris après sa victoire finale), Gonzalez a monté au plafond toutes ses adversaires du jour avec un uchi-mata tout simplement ravageur. Grande et longiligne, elle profite de cette allonge pour adopter une posture latéralisée qui gêne énormément les droitières. Le scénario a souvent été le même aujourd'hui pour la nouvelle championne de France 2017 : main gauche, gros tirage de manche, la hanche devant celle de son adversaire, un uchi-mata très profond et... ippon.
La finale dure moins de trente secondes contre Lily Nguyen (OJ Nice). Ou l'utilité d'avoir un "spécial" fort (et beau, ce qui ne gâche rien). 

-La catégorie des -52kg
Voilà une catégorie intéressante en talents. Il y a bien sûr Mokdar et Masson. Mais pas que. Ainsi, Lysa Coulibaly (AJ Aurillac Cantal) doit être mentionnée pour la qualité du judo pratiqué : posture, spéciaux, style. Elle aussi a fait de cette catégorie l'une des plus denses, en terme de potentiels, du jour. Ne manquait, et c'est dommage, qu'Ophélie Vellozzi (OM Judo, 3e à Cannes et à Zagreb), retenue à l'entrée de l'Arténium et qui n'a pu se peser au poids en temps et en heure. On aurait aimer voir la bande des quatre en découdre. 
-Les pions du jour : Les uchi-mata de Laurie Turpin (-44kg) contre Maeva Bezouaoui, de Juliette Contini (-44kg) contre Mathilde Chevalier et celui, "inouesque", de Gonzalez contre Anaïs Perrot ou le très vif tani-otoshi, un mouvement plutôt rare chez les cadettes, de Mélanie Frigoul (-44kg) contre Marguerite Dupond. 

Les vainqueurs du jour : 

-40kg : Fatine Guerrirem (Judo Agglomération Echirolles)  suprend la très solide Léa Metrot (Us Verneuil) sur un uchi-mata gaeshi au golden score.
-44kg : Cette finale fut une histoire d'o-uchi-gari. Coralie Gilly (EC Charron) en met deux, Mélanie Frigoul (Judo Club Frédéric Lebrun) un seul. 
-48kg et -52kg : voir ci-dessus


Faiza Mokdar (vainqueur en -52kg)
"Je suis évidemment très contente. Cette saison je ne perds que trois combats : au premier tour à Harnes, en 1/4 de finale en Croatie et en Allemagne. J'ai commencé le judo à cinq ans. Mes parents m'y ont inscrit et j'ai tout de suite accroché. J'adore le défi, j'aime combattre. L'idée de pouvoir gagner quand on est mené, ça me convient très bien. Après, je ne me mets jamais la pression. J'arrive assez "cool" sur le tapis. 
Lors de la finale, je savais que je devais faire très attention au sol. Avec mon prof, Denis Boinquet, on avait décidé de la tactique suivante : main droite en haut, morote ou o-uchi. Bon pour le o-uchi ça n'a pas été trop ça, mais je ne me suis pas sentie mise en danger debout. J'ai hâte de ressortir à l'international, surtout avec des championnats d'Europe et du monde. Avoir une Japonaise dans les mains ça serait bien (rires) !". 
 

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