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Archives EDJ - Double nationalité - L'autre sentier vers l'Olympe

Article paru dans l'EDJ34 (octobre-novembre 2011)

"Ce jour-là, si j’avais fait une médaille, je serais monté sur le podium avec mes deux drapeaux, l’uruguayen et le français". Cinquième en -81kg des JO de Sydney, Alvaro Paseyro a la gratitude rétroactive. Onze ans après cette fameuse journée de septembre 2000 où il aurait pu – dû ? – devenir champion olympique, le plus parisien des Sud-américains illustre en une phrase toute l’ambivalence de la question de la double nationalité.
 La double nationalité ? De la nitroglycérine en poudre en période électorale, mais aussi et surtout une facilité de langage, qui recouvre les conséquences des combinaisons du droit du sol et du droit du sang. En d’autres mots, l’augmentation des possibles du simple fait de naître dans un pays d’une mère elle-même née dans un deuxième et d’un père parfois natif d’un troisième. 
Pour les sportifs de haut niveau, et tout particulièrement dans une saison préolympique comme celle qui s’ouvre, la question est plus que jamais d’actualité – voir le Néerlandais Elco van der Geest, barré dans le club de son propre père par Henk Grol, et désormais belge… En France, Angelo Parisi, Tamaz Saakachvili ou, pour les plus anciens, René Nazaret (7e dan dont le titre de champion de France 1960 des -68kg ne sera jamais homologué car il était encore italien le jour du championnat) ont eux aussi dû subordonner un temps leur carrière à des formalités administratives. Mais quid de ces athlètes formés en France qui partent un jour défendre d’autres drapeaux, comme en leur temps Ferrid Kheder pour la Tunisie, Sandra Borderieux pour l’Espagne ou son frère Alexandre pour la Serbie Monténégro ? Comme le formule Christophe Gagliano, qui a entraîné des deux côtés de la Méditerranée et met en garde sur "les calculs à court terme" : "Quel est leur moteur ? L’envie, ou le dépit ?" Une fois le pas franchi, quelle est la réalité de ce choix sans retour ? "Infinités de destins, on en pose un, qu’est-ce qu’on en retient ?" chantait Noir Désir… A travers l’histoire personnelle de combattants dont les noms vous sont sans doute familiers, l’EDJ vous emmène à la rencontre du monde contemporain dans quelques unes de ses injustices, de ses impasses et de ses chemins de traverse. Un tour d’horizon loin d’être exhaustif, où concurrence rime avec vigilance, où l’athlète se heurte parfois à l’impéritie et à la gabegie de potentats, mais où il poursuit vaille que vaille son rêve olympique. Et pourtant, comme le dit Alassane N’Diaye, entraîneur national du Sénégal depuis 2009 : "Moi je n’incite personne. S’ils ont une chance d’être sélectionnés en équipe de France, la question ne se pose même pas…" Sur ce terrain comme sur bien d’autres, la réalité n’est pas monolithique.

ENCADRÉ : Qu’en dit l’IJF ?
 L’article 13.3.1 du règlement de l’IJF dispose : "Si un compétiteur a plusieurs nationalités, il ne pourra combattre que pour un pays. Un compétiteur qui a représenté un pays aux Jeux olympiques, aux Championnats du monde, dans des jeux ou championnats continentaux ou régionaux, ou dans des tournois organisés par la FIJ ou sous son égide, et qui a changé sa nationalité ou acquis une nouvelle nationalité peut participer sous les couleurs de son nouveau pays à condition que trois années au moins se soient écoulées depuis la dernière fois qu’il a représenté son ancien pays. Si les deux fédérations nationales concernées sont d’accord, elles peuvent demander à la Fédération internationale de judo de raccourcir la période de trois ans, voire supprimer la durée (voir le point 42 de la Charte olympique)."

Mustapha Boulemia – Algérie, 29 ans, -73 kg – Né en France de parents algériens, passé par le Pôle France d’Orléans, le sociétaire de l’ACBB a été médaillé national français en cadets, en juniors, en universitaires et en 2e division. Mais ce qui l’intéresse avant tout, c’est de "combattre à l’international". Son classement en 1e division ne le lui permet pas ? Sa deuxième patrie lui offre cette opportunité en 2010. "Comme je n’avais pas de sélection avec l’équipe de France et que mes deux passeports étaient à jour, il n’y a eu aucun problème. Et vu que j’avais battu deux fois en compétition le n°1 algérien, la question de la légitimité ne s’est pas posée. J’ai au contraire été très bien accueilli par mes coéquipiers." Son seul regret ? Son opération à l’épaule début 2011, qui le prive des sélections nationales et, partant, des championnats du monde "chez lui", à Paris, malgré les deux places par catégorie. À y regarder de près, une déception sans doute plus grande encore que d’être resté n°10 français.

Séverine Nébié – Burkina Faso, 28 ans, -63 kg - Née au sud-ouest du "Pays des hommes intègres" (alors encore appelé Haute-Volta) de parents gourounsis, elle atterrit dans les Yvelines à 3 ans. Judokate douée, passée par Villiers-le-Bel, l’USO et aujourd’hui Villemomble, régulièrement médaillée en "FF", en universitaire et en tournois, elle ne brûle pourtant pas du feu sacré – "Je n’avais pas vraiment de plaisir et ai pensé plusieurs fois arrêter". C’est en 2004, lors de discussions de bord de tapis pendant la prépa olympique, qu’elle reconsidère son approche. En 2005, une place étant à prendre en -57kg, elle dispute pour le Burkina les Jeux de la Francophonie à Niamey, se classe 2e et saute le pas. Plusieurs médailles continentales suivront – sans jamais avoir disputé le championnat national -, dont deux médailles d’or historiques en -63kg en 2011 aux championnats d’Afrique de Dakar puis aux Jeux africains de Maputo. Le tout en étant coachée par son entraineur de Villemomble Omar Gherram, en poursuivant son Master de management du sport au Pôle espoir de Rouen et en menant en parallèle une carrière en… équipe de France de ju-jitsu (3e des Monde de Saint-Petersbourg en 2010) ! Titulaire de la bourse olympique 2010-2012, ce septennat burkinabè lui aura en outre appris à composer quotidiennement avec le fameux "Ça va aller" des autorités de Ouagadougou - terme passe-partout indiquant la résolution imminente d’un problème d’ordre administratif, dans un délai pouvant aller de cinq minutes à cinq ans. Une expérience en soi, pour quelqu’un habitué à côtoyer des athlètes de l’équipe de France où "tu n’as limite pas à t’occuper de ton sac", qui risque parfois de tempérer son envie de "peut-être intégrer le staff burkinabè plus tard".

Baye Diawara – Sénégal, 32 ans, -81 kg - Né à Dakar d’une mère dakaroise et d’un père originaire de la frontière mauritanienne. Il est âgé de quelques mois lorsque sa famille arrive en France - "ce qui fait donc trois cultures", sourit-il. S’il débute le judo à 8 ans à Asnières, ses parents, ses frères, sa sœur et lui passent la plupart de leurs étés au Sénégal. À 12 ans, il se débrouille pour assister à son premier Tournoi de Paris et ne rêvera plus, dès lors, que d’y combattre à son tour. Interne au sport-études de Poitiers, il "devient champion du monde de l’entraînement et Monsieur Premier tour aux France" durant ses trois années junior. De retour à Asnières, il comprend que le qualitatif lui convient mieux que le quantitatif, accède à la 1ère division et fera régulièrement l’ascenseur. "Depuis les juniors, la Fédé sénégalaise me proposait de les rejoindre. Moi j’étais réticent par rapport à l’organisation, et je voulais m’assurer d’avoir fait le tour de la question en France." En 2005, alors qu’il est qualifié pour les France, il dispute à Dakar quelques test-matches avec des cadres de l’équipe du Sénégal. Tests concluants. Baye se rend à Port Elizabeth en Afrique du Sud pour disputer les championnats d’Afrique. Il en repart avec une médaille d’argent et "le plus beau souvenir de ma vie. Mes parents étaient fiers et heureux pour moi. Les percussions m’ont porté, c’était la première fois que je ne me sentais pas inhibé". La suite ? Une expérience internationale riche de plusieurs championnats continentaux et mondiaux (avec un 3e tour cette année, battu par… Alain Schmitt), mais aussi la découverte sur le tas du célèbre "black mic-mac" : accréditations obtenues à midi moins cinq, coups de fil le matin pour partir le soir même (à Rio en 2007), arbitrage rocambolesque (en demi-finale des championnats d’Afrique 2011)… "Chaque médaille a son revers, résume avec philosophie celui qui est aussi éducateur spécialisé à Saint-Denis et prof de judo à Asnières. Nous sommes rarement sur la même longueur d’onde que les autres participants. C’est à moi de savoir poser la tête, d’oublier l’accessoire pour retenir l’essentiel : ma chance d’être là."

Jalal Benalla – Maroc, 28 ans, +100 kg – 3e aux France 2007 en -100kg, 3e aux France 2010 en +100kg, le souriant géant de Montreuil en a eu un soudain "marre de [s]’entraîner tous les jours pour n’être que le 3e ou 4e Français". Alors il tape aux bonnes portes, participe en mars aux championnats du Maroc – cinq mois après son podium aux France ! -, qu’il remporte en battant en finale le tenant du titre. Aux championnats d’Afrique, il prend la 3e place en Open, battu par l’Egyptien El Shehaby. En juin, au Grand Chelem de Rio, il balaie en trente secondes le Cubain Oscar Brayson, médaillé olympique et mondial. Le retour de la vengeance ? "Pas tout à fait" tempère Baptiste Leroy, l’un des coaches de la sélection marocaine, en montrant sur son iPhone deux photos de son poulain prises à quelques semaines d’intervalles, avant et après Rio. Elles montrent un Jalal passé du stade d’"empâté" à celui d’"affûté", illustration de ses doutes d’avant et de son enthousiasme de junior retrouvé. Battu au 1er tour des Monde par Andreas Toelzer, il s’est concocté une PPG d’enfer pour septembre et octobre avec, dans un coin de sa tête, la ferme intention de faire tomber son vieil ami Teddy, né comme lui un 7 avril. "Les années passaient, j’attendais, j’attendais, et rien… J’aurais sans doute dû faire ce choix plus tôt, en 2007 par exemple, quand je fais 3e à la poule de sélection pour les Europe. Quand tu as gagné ta place en équipe nationale, tes objectifs changent. Aujourd’hui je sais ce que je veux : je veux être n°1 !"

Rizlen Zouak – Maroc, 25 ans, -63 kg - Née en France de parents marocains, elle reçoit depuis 2005 des appels du pied de Casablanca mais conserve le survêt tricolore. 3e en novembre à Boulazac, 1er tour en février au Grand Chelem de Paris, 1er tour une semaine plus tard à la World cup d’Oberwart, l’Asniéroise – désormais à l’ADJ21 - sait qu’"avec Gévrise (Emane) et Clarisse (Agbegnenou) devant, c’est mort pour Londres". Elle contacte alors la Fédération royale, qui lui répond favorablement une semaine après. De son côté, la FFJDA se montre "très réglo" en ne lui mettant pas de bâtons dans les roues. Championne du Maroc en mars, c’est d’ailleurs la lettre de Jean-Luc Rougé qu’elle présente aux officiels qui lui permet de tirer aux Championnats d’Afrique, où elle se classe 3e – destinataire de la même missive, Jalal Banalla n’avait pas son exemplaire sur lui le jour des +100 kg, et dut se contenter de la compétition Open... Peu gâtée par les tirages au sort depuis (Gwend à Madrid, Emane à Rio, Willeboordse aux Monde), elle a cependant l’intime conviction d’avoir fait le bon choix : "Plus tôt, j’aurais peut-être regretté de ne pas avoir tout tenté. Là, je suis en paix, et je dirais même que je reprends confiance en moi. Avec les entraineurs français, les relations sont devenues plus simples. Avec les athlètes françaises, c’est toujours super et au Maroc, ma rivale principale est passée en -70 kg… Surtout, mes parents m’ont toujours répété qu’ils seraient fiers de moi, quelle que soit la nationalité que je choisirais."

Alvaro Paseyro – Uruguay, 42 ans, -81 kg - Il a le recul des années et la liberté de ton qui va avec. Sa chance – ou sa malchance – aura été d’être né au sein d’une caté et d’une génération exceptionnelles, "pareille en densité à celle des nageurs français actuels" : Bertrand Damaisin, Djamel Bouras, Darcel Yandzi, Laurent François, Bertrand Amoussou, Stéphane Frémont… Quatre ans de suite, Alvaro monte sur le podium des France 1D, dont un titre en 1994. S’il se décide à opter pour la nationalité de son diplomate de père, c’est parce qu’il a très tôt l’intuition que jamais sa chance ne lui sera accordée sur une grande compétition. "J'en veux pour preuve qu'en quatre saisons passées dans le groupe France, jamais aucun entraîneur national, aussi incroyable que cela puisse paraître, ne m'a donné le moindre conseil. Jamais. J'arrivais à l'INSEP, et je voyais mes adversaires directs pris en main par les entraîneurs, chacun ayant son poulain, à croire qu'il n'y avait qu'une seule catégorie, et moi je regardais faire et je m'entraînais, subissant chaque jour une petite humiliation…" L’exil, un moyen d’avancer ? Oui, mais au prix de quel déchirement intime ? "J'ai participé à tous les championnats nationaux français dans toutes les catégories d'âge, et lorsqu'enfin j'ai fait mon premier podium national, en junior, j'étais l'homme le plus fier du monde. J'arborais mon écusson "France Junior" timidement, mais en bombant le torse quand même... Et lorsque j'ai enfin porté le "kim France", le vrai, avec le coq sur la poitrine, je faisais des essayages chez moi devant la glace, changeais de ceinture, neuve ou usée. Je me sentais comme un gamin devenu fort... Alors changer, pour représenter un pays où je n'étais jamais allé, a été très difficile psychologiquement." A l’instar d’un Ferrid Kheder quelques années plus tard, Alvaro va mettre du temps à s’exprimer à son vrai niveau sous ses nouvelles couleurs, malgré le soutien constant de l’ACBB. "Je me demandais ce que je foutais là, dans des championnats où j'avais l'impression d'avoir usurpé ma place. Je n'avais pas de pression, et sans pression on ne donne jamais 100 % de soi-même. Du coup j'ai cherché des moyens pour lutter contre la nervosité, induite par l'embarras de ma situation et la solitude où je me trouvais. Je suis tombé dans le piège du surentraînement, qui m’a fait arriver convalescent aux Monde 1997. Alors j'ai fait du yoga, me suis attaché les services d'un préparateur physique, judoka également, qui m'a beaucoup aidé et conduit au pied du podium à Sydney..."
C’est à l’été 1996 qu’Alvaro se rend en Uruguay pour procéder au changement. Il a 27 ans, que peut-il prouver de plus en France ? "Je ne suis pas du genre à tendre l’autre joue. À un moment, nous sommes des combattants, oui ou non ?" se marre-t-il aujourd’hui. À Montevideo, personne ne le connaît, alors il s’applique à mettre tout le monde sur le toit à l’entraînement. En retour, ses interlocuteurs se montrent charmants et lui facilitent les démarches. Cet été-là, Djamel Bouras est champion olympique. "J’étais content parce qu’il avait représenté dignement notre génération, et que j’avais l’impression d’être un tout petit peu pour quelque chose dans sa victoire, au même titre que mes autres partenaires. Pour que le n°1 soit un tueur, il faut que ses concurrents nationaux directs soient des tueurs, et c’était le cas !" De son côté, la FFJDA ne le retient pas. Tout au plus Jean-Luc Rougé lui rappelle-t-il qu’en -86 kg tout restait ouvert… Comble de l’histoire, c’est cet automne-là, alors que son passage sous les couleurs uruguayennes est prévu pour janvier 1997, qu’il honorera sa seule sélection "officielle", en étant remplaçant de Laurent François aux Europe par équipe…
Si c’était à refaire ? Outre "l’espoir sincère que l’encadrement soit devenu moins obtus qu’à l’époque", la ranking-list, l’annualisation des Mondiaux et le doublement des places par catégorie l’auraient contraint à y réfléchir à deux fois. "En une olympiade, huit places sont à prendre quand à mon époque il n’y en avait que deux. Si c’était à refaire à l’époque, je le referais. Mais aujourd’hui, non."

L’œil de Baptiste Leroy, entraîneur de l'équipe marocaine
Légitimité. "Rizlen et Jalal n’ont pas eu de problèmes d’intégration dans l’équipe du Maroc et ce pour trois raisons : ils sont musulmans, ils parlent la langue et, surtout, ils ont remporté les championnats du Maroc dès leur arrivée."
Confiance. "Comme je suis à présent à Rabat, en charge des MRE (Marocains résidents à l’étranger) et d’une quarantaine de jeunes nés entre 1990 et 1995, je ne peux plus les suivre à l’INEF. En revanche Rizlen est suivie par Tony Rodriguez à l’ADJ21 et Jalal par Rachid Berki à Montreuil, deux personnes en qui j’ai totalement confiance. Je crois beaucoup aux liens forts avec les clubs, a fortiori lorsque la distance augmente. Ça plus le fait que leur référent au Maroc soit un entraîneur français, ça crée une bonne synergie pour l’athlète."
Echec. "À part Alvaro, un mec intelligent et techniquement construit qui a su s’entourer pour tout le reste (un peu comme Federer en tennis), c’est vrai que jusqu’ici l’expérience de la double nationalité a rarement été concluante. Mais il ne faut pas oublier que ce ne sont pas les n°1, 2, ou 3 qui partent, mais les 4, 5, 6, voire plus ! Déjà qu’un n°1 ne fera pas forcément une médaille à chaque sortie, imagine un n°6 qui, en plus, dans le système français, a végété dans cet entre-deux : pas assez bon pour un suivi presque totalement individualisé, mais pas non plus laissé à la disposition de son club pour bosser spécifiquement… Résultat, il régresse et, quand il devient n°1 dans son nouveau pays, il y a tout un travail de reconstruction à mener en amont."
Revanche. "Je crois qu’il faut envisager la double nationalité positivement. Elle ne doit pas être vécue comme une revanche par rapport à son premier pays, mais comme une deuxième chance dans une carrière."
Rougé. "Les Japonais ont toujours envoyé des émissaires partout, pour diffuser le judo. Jean-Luc Rougé semble s’inscrire dans cette démarche, et ça m’a agréablement surpris. Que d’anciens Français battent des Français à l’avenir ? Il se situe au-dessus de ça. Pour lui, pour développer le judo, c’est parfois plus constructif d’envoyer des judokas que des tapis. En février 2001, quand Ferrid Kheder passe tunisien, six mois plus tard c’est pas lui mais Anis Lounifi qui est devenu champion du monde. En fait les mecs ont vu l’intensité que Ferrid mettait dans sa préparation. Ils l’ont imité. Ça a payé." Tous propos recueillis par Anthony Diao

 

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