0:15 21 avr

Quatrième nation, la France veut de l'or ce vendredi

vendredi : -63 kg, -70 kg féminines -73 kg, -81 kg masculins

La journée de jeudi a donné le ton : malgré les déceptions en -48kg et surtout en -52kg où Amandine Buchard fait une contre-performance inattendue, ce sont les féminines qui amènent les médailles françaises avec un tir groupé en -57kg. Deux médailles, mais pas deux finalistes. Surprise en demi, la "leader" Hélène Receveaux doit se contenter du bronze et laisse Priscilla Gneto réussir la journée parfaite et prendre, avec l'or une belle série d'assurances sur l'avenir. La catégorie des -57kg passe désormais par elle.
En revanche on peut être déçu pour l'équipe de France masculine qui n'a fait qu'un petit tour et puis s'en va ce jeudi. Seul, en -60kg, Cédric Revol échappe au naufrage avec deux bons combats sur des références de la catégorie : l'Arménien Davtyan qu'il finira pas sortir après plus de huit minutes de bras de fer, et le Géorgien Papinashvili, pas très à l'aise contre lui, mais victorieux à la fin.
Un départ raté qui fixe les limites actuelles de cette jeune équipe de France.

Zantaraya, toujours là
En tête ce jeudi soir, une surprenante équipe ukrainienne, qui ramène au premier plan son éternel héros, Georgii Zantaraya et nous fait découvrir la fille Bilodid, une grand tige de 16 ans et pour l'instant moins de 48kg, qui ne manque pas de capacité d'accélération et de force mentale. En finale, elle paraissait céder à ce niveau face à la combattante russe Irina Dolgova, avant de la distancer d'un grand coup de rein au golden score.

La Russie, déjà trois finales
C'est la Russie justement qui impressionne en ce premier jour avec déjà trois finalistes et une médaille d'or pour Robert Mshvidobadze en -60kg. Un rendez-vous de début d'olympiade qui semble avoir été bien préparé par cette équipe russe. Deux finales féminines déjà, c'est aussi une indication de l'évolution progressive du groupe féminin russe. La bataille contre la France est engagée pour le leadership finale au classement des nations.

Quatre combattants français ce vendredi
Ce vendredi quatre catégories et encore de beaux espoirs de titres pour la France.
En -63kg en particulier avec un nouveau doublon redoutable : Clarisse Agbegnenou, 24 ans, deuxième mondiale, vice-championne olympique, deuxième à Paris, première à Dusseldorf, qui compte bien retrouver en finale sa grande rivale, la championne d'Europe (et du monde et olympique) en titre, la Slovène Trstenjak pour prendre sa revanche sur leurs derniers affrontements, qui ont tous les quatre tournés en faveur de la Slovène. Tout autre chose qu'une finale serait une énorme déception, et parvenir à battre l'actuelle numéro un mondial une très belle satisfaction. 
Dans son sillage, on trouve la très redoutable Margaux Pinot, 23 ans, neuvième mondiale, qui compte bien, au moins, monter sur le podium et en a tout à fait les moyens, comme le démontre ses deux dernières médailles en Grand Chelem, à Tokyo et à Paris.
En -70kg, ce sera l'occasion pour Marie-Eve Gahié, 20 ans, quatrième mondiale, de démontrer qu'elle a atteint l'âge de raison et qu'elle est prête à entamer le leadership européen que beaucoup voit pour elle. 

Agbegnnou, Pinot, la force de frappe française
Clarisse Agbegnenou rencontre au premier tour la Biélorusse Kazanoi ou l'Anglaise Amy Livesey, deux combattantes loin du top 20, avant de faire face probablement à la Russe Valkova, 35e mondiale, mais troisième l'année dernière. Rien qui ne devrait arrêter Agbegnenou, avant un choc potentiel avec la très dangereuse Autrichienne Unterwurzacher, laquelle est troisième mondiale, finaliste l'année dernière et a gagné le Grand Chelem du Japon et le Grand Prix de Turquie. A moins que ce ne soit... Margaux Pinot qui soit au rendez-vous. Pour cela, cette dernière devrai bien sûr battre l'Autrichienne, mais d'abord, dans un premier combat, l'Allemande Bazynski ou l'Espagnole Cabana Perez. Deux filles de son âge, classée au delà de la cinquantième place mondiale.
L'année dernière, c'est au championnat d'Europe junior que Marie-Eve Gahié avait raflé la médaille d'or. Cette année,  c'est en senior, avec déjà l'expérience de sa sélection de l'année 2015. Déjà quatrième mondiale, meilleure Européenne au classement mondial, vise le titre. Pour cela, il faut d'abord vaincre l'Italienne Paisoni ou la Belge Mansour, loin au classement, avant un premier vrai test contre probablement la Suédois Anna Berholm, qui ne devrait pas non plus pouvoir l'arrêter. Le plus dur ne l'attend qu'en demi-finale, contre l'Allemande Diedrich, la Hongroise Gersack, ou la Néerlandaise Van Dijk, membres du top 20. Pas de quoi l'effrayer.

De leur côté, les masculins français présenteront pas moins de quatre combattants, dont on attend au moins l'un d'entre eux sur le podium.

L'expérience de nos -73kg
En -73kg, ce sera le baptème du feu du trentenaire Guillaume Chaine, 27e mondial, et de Loic Korval, 28 ans, 62e mondial, qui continue à faire l'apprentissage de cette nouvelle catégorie pour lui. 
Le premier prend le Monégasque Bessi, un bon échauffement normalement, avant le premier test contre le Turc Vanlioglu, 26e mondial, avant peut-être l'Azéri Heydarov, membre du top 20.
Quant à Loic Korval, si le Slovène Martin Hojak ne devrait pas lui poser trop de problème, ce sera plus difficile ensuite contre son "bourreau" de Paris, l'Israélien Tohar Butbul.

Les masculins ont le bon tirage
On attend avec intérêt le duo français des -81kg, composé des deux médaillés de bronze du Grand Chelem de Paris, Pape Doudou Ndiaye, 23 ans, 35e mondial, et Baptiste Pierre, 21 ans, 39e mondial. Une performance de l'un des deux permettrait de sauver la croisade des jeunes de ce group France, bien mal parti ce jeudi.
Pape Doudou Ndiaye prend le Tchèque Ivan Petr, 92e mondial, court répit avant son premier très gros duel avec le Russe Aslan Lappinagov, 23 ans et déjà neuvième mondial, qui a marqué ce début de saison. Un vrai tournant dans la bataille franco-russe de ce championnat continental. Une victoire serait une vraie bouffée d'optimisme pour le futur de cette jeune équipe de France, qui souffre justement un peu de la comparaison pour l'instant avec la nouvelle génération russe.
Quant à Bapiste Pierre,  son premier tour lui offre l'Allemand Benjamin Muennich, classé 92e mondial, avant un choc contre le Hongrois Lazlo Csoknyai, 18e mondial.

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