21:38 11 nov

Mondiaux Open, Teddy passe à 10 !

Impériale victoire du Français à Marrakech

 

Même si on est de ceux qui trouvent un peu agaçants ce type de championnat du monde « Open » qui tombe un peu comme un cheveu sur la soupe quand on trouve un mécène pour l’organiser, même si Teddy Riner a pu ainsi boucler son cycle de dix championnats du monde gagnés en emportant les deux derniers en moins de deux mois, il faut tout de même reconnaître que cette dixième levée avait un parfum d’apothéose. Malgré toutes ses limites, malgré les absents, la compétition a été belle, et Teddy a été grand.
Après une première partie de journée aussi engagée que lucide, où le Français avait fait en sorte de ne pas faire l’erreur, inlassable au jeu du kumikata dans lequel il est souverain, il abordait la demie sur les mêmes bases, face à l’inattendu cubain Andy Granda, prudent tout de même, et même un peu absent en début de combat, après une longue pause, mais finissant par rendre totalement impuissant à la garde le vainqueur par ippon du Japonais Ojitani. C’est au golden score que le Cubain fut finalement poussé au sol sur un uchi-mata de jambe, tout en pression sur la nuque. Un petit waza-ari, mais une finale importante à venir.
Contre qui ? Finalement pas le petit Kokoro Kageura, magnifique techniquement, mais surpris par un corps-à-corps du Belge Nikiforov, alors que les séquences fortes étaient jusque-là toutes à son avantage. Faute de jeunesse qui nous privait du combat sans doute le plus excitant sur le papier. Mais la finale à venir était belle tout de même entre le patron du jour et le plus remuant des fauteurs de trouble — la cohorte des -100kg — le très vaillant Toma Nikiforov. Habilement, le Français agressait d’emblée son adversaire, secoué par l’impact violent, et marquait très rapidement un waza-ari sur un sutemi à sa façon. Dos au mur et sans rien à perdre, le colosse de Schaerbeek tentait le coup de force, les corps à corps, sautant à l’assaut pour prendre une garde haute aussitôt cassée par son adversaire souverain, se jetait dans de scabreuses attaques à genoux à s’en faire broyer les reins, partait de loin pour de grands o-soto-gari sur lesquels Riner le contrait et marquait un second waza-ari. Prudent encore, et lucide jusqu’au bout, le décuple champion du monde potentiel, à quelques secondes de la fin, assumait une pénalité pour sortie de tapis, avant de s’offrir le grand bonheur d’un dixième titre devant la mine dépitée d’un Nikiforov au bout de lui-même et tout près d’un graal intouchable.
Le rituel est immuable, le grand a montré les dix doigts de sa main, comme une conclusion. Derrière, il y a quoi ? L’émotion est puissante, plus encore qu’à Budapest. Sur le plan des titres mondiaux, le grand champion de la décennie est allé au bout de son rêve. On attend le prochain épisode. « Game of Thrones » saison 11…

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