3:41 24 fév

GC d'Allemagne 2018, les trois coups de Cysique

Une junior se révèle

Sarah Léonie Cysique prend le bronze à la Polonaise Anna Borowska / Officiel IJF

Ce premier jour de Grand Chelem allemand était parti pour ressembler aux autres jours des derniers grands tournois. Les masculins français engagés s'arrêtant avant le podium et les filles et garçons du Japon trustant les titres. Mais ce vendredi, ce n''est pas ce qu'on retiendra. On se souviendra que ce jour-là, la jeune Sarah-Léonie Cysique s'est révélée en seniors.

Chez les garçons en effet,  ni Jolan Florimont, ni Richard Vergnes — qui signait pourtant un exploit en battant l'Espagnol Franscisco Garrigos, finaliste du Master et troisième mondial — ne s'approchaient du podium. Le combattant de Chilly, malgré ce beau début, était arrêté ensuite par le champion d'Afrique, le Tunisien Fraj Dhouibi. En -66kg, le double champion de France Alexandre Mariac parvenait à emporter deux combats, mais il cédait devant la dynamique montante d'un Espagnol de 21 ans, Alberto Gaitero Martin, vice champion du monde juniors 2015. 
De la même génération, le petit super-léger japonais Ryuju Nagayama n'en finit plus de gagner de son côté. Après le Master, il emporte ce Grand Chelem significatif en dominant le champion d'Europe russe Robert Mshvidobadze et en devenant au passage n°1 mondial devant son grand rival Takato. Et l'anonyme Kenzo Tagawa, 21 ans lui aussi et 205e mondial (!) emportait l'or en -66kg en dominant rien de moins que le Russe Yakub Shamilov et l'Ukrainien Zantaraia, champion d'Europe en titre.

Clément assure sa position
Chez les filles, c'était meilleur pour les Françaises avec le parcours appliqué sur les mains de Mélanie Clément (-48kg) et d'Astride Gneto (-52kg). Arrêtée par une jeune Mongole 100e mondiale, Gerelmaa Erdenetsogt, Mélanie Clément parvenait à s'emparer du bronze, mais sans quasiment marquer un avantage de la journée. Un podium qui confirme néanmoins sa place dans les vingt meilleures mondiales. Dans la continuité de son tournoi de Paris, Astride Gneto se montrait patiente et concentrée, mais elle non plus ne marquait pas et finissait sur un échec, aux pénalités encore, pour le bronze contre l'Espagnole Estrella Lopez Sheriff. Troisième à Paris, cinquième en Allemagne, Astride Gneto remonte la pente, mais elle a gagné ses six combats sans mettre un seul avantage.... Ce qui n'est pas très bon signe non plus sur la mécanique à l'oeuvre avec les "nouvelles règles", qui devait nous préserver des combats gagnés par pénalités.
Là aussi, le Japon, sans représentante en -48kg, s'emparait de l'or en -52kg par Ai Shishime, soeur de Toru, championne du monde, et uniquement battue depuis deux ans par Uta Abe.  En -48kg, la formidable championne d'Europe de 17 ans, l'Ukrainienne Daria BIlodid emportait avec facilité son quatrième tournoi de suite. 

Cysique fait passer le message
Si le nouveau patron du haut-niveau français, Stéphane Traineau, cherchait en Allemagne des raisons de sourire, ce vendredi, c'est clairement en -57kg qu'il les trouve. C'est une médaille de bronze, comme en -48kg, mais elle est amenée par les 19 ans de Sarah-Léonie Cysique, médaille de bronze du championnat d'Europe juniors 2017, qui passe un cap majeur en emportant cette première médaille en Grand Chelem, après celle de l'Open de Tunis. La valeur n'attend pas le nombre des années dit-on, et c'est plus que jamais la tendance. Alors c'est un signe fort pour le judo français de la voir débarquer à ce niveau, surtout après l'échec de sa génération aux championnatds du monde juniors à Zagreb. Elle confirme qu'elle est de la trempe des meilleures. Cette puissante gauchère très stable intimide manifestement ses adversaires et trouve des solutions en s'enroulant vers l'avant, mais aussi par de belles attaques vers l'arrière en ashi-guruma ou en ko-uchi-gari. C'est d'ailleurs sur cette technique qu'elle se permettait de battre l'ancienne championne du monde japonaise Udaka Nae. Une sacrée référence ! Ce n'était pourtant pas le sans-faute. Elle se fait surprendre au sol, qui reste un point faible, par la dangereuse Britannique Nekoda Smythe-Davies avant d'aller checher le bronze. Mais le message est passé. 

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