16:50 04 déc

CF juniors par équipes : Le titre pour l'OM Judo et l'AJA Paris XX

Le club marseillais finit ce week-end à trois médailles

Température toujours aussi fraîche - les doudounes et écharpes tamisaient les gradins et le bord des six tapis - dans un INJ qui accueillait hier la compétition par équipes « junior ». Pas de surprises au programme avec le titre féminin pour l'OM Judo, qui vient récolter les fruits d'une génération très solide dans cette catégorie d'âge au terme d'une finale haletante et 100% PACA contre Nice Judo. Chez les masculins, l'AJA Paris XX tue tout suspens contre Sainte-Geneviève Sports avec trois victoires d'entrée dont un ura-nage époustouflant de Maxime Merlin.
L'OM Judo conclut ce week-end avec trois médailles, une de chaque métal. Le Stade Bordelais, FLAM 91, Nice Judo et Sucy Judo terminent, eux, à deux médailles.

Marina Olarte, comme un symbole
Elle est de l'aventure « OM Judo » depuis son lancement, en 2012. Pur produit du judo des Bouches-du-Rhône, Marina Olarte, par sa victoire décisive face à Melissa Loen, une Hollandaise frêle mais avec un moteur dans le ventre, offre un titre junior qui se refusait jusqu'à maintenant à la structure olympienne imaginée et mise sur les rails par Stéphane Mongellas. Un sacre qui conjure le sort pour un club dont c'était la troisième finale consécutive chez les féminines. Après deux défaites en 2015 (contre l'ADJ 21) et en 2016 (contre l'ACS Peugeot Mulhouse), cette victoire, à l'arrachée, consacre joliment une équipe stable et une génération de filles talentueuses qui touche donc au but au bon moment.
Mais que ce fut dur face à une équipe de Nice Judo qui avait réussi en demi-finale à se défaire de l'ACS Peugeot-Mulhouse de la nouvelle championne de France 1re division des +78kg, Julia Tolofua. La bascule de cette finale entre équipes sudistes ? Sans doute le combat des -57kg entre Gaétane Deberdt et Margaux Silvestri. Une rencontre qui trouve son dénouement au golden score par une pénalité infligée à Deberdt lors d'un combat où aucune valeur ne sera marquée. Un shido en forme de couperet (très) sévère quant à la physionomie du combat. Si cette sanction semble justifiable (la Niçoise tente un ippon-seoi-nage sans préparation ni déséquilibre) la cohérence aurait voulu alors que certaines tentatives de yoko-tomoe-nage de la Marseillaise, qui répondaient aux mêmes critères, soient pénalisées de la même façon. Une incohérence arbitrale qui gâchait un combat âpre, indécis entre deux judokates qui commençaient à puiser dans leurs réserves alors que l'écran affichait 4 minutes et 51 secondes de golden score ! Un moment du combat lors duquel le mental prend le dessus et le judo parle de lui-même. Dommage de ne pas en avoir vu plus, car la Marseillaise (vice-championne de France juniors 2017 et 7e chez les seniors il y a deux semaines), excellente tacticienne au judo varié entre sutemi et mouvements d'épaule, et la Niçoise (7e des France juniors), adepte des mouvements de jambe et très à l'aise en ne-waza, avaient les armes pour conclure ce qui aurait été, quelque soit le vainqueur, l'une des rencontres de la journée.
Avant cela, Chloé Dollin avait ouvert le compteur niçois sur un sasae compté waza-ari face à Chloé Nezar. Mais Blandine Pont, médaillée de bronze aux 1re division à Montigny-le-Bretonneux en -48kg, remettait les deux équipes à égalité face à Chloé Adam. D'abord sur un judicieux o-soto-otoshi à droite. Profitant que son adversaire cherchait à replacer sa main droite, la sélectionnée pour le Grand Chelem de Paris 2018, lançait immédiatement pour un gros waza-ari avant de clore le combat quelques séquences plus tard sur un koshi-jime. 1-1, puis 2-1 avec la victoire de Margaux Silvestri avant que Maryline Louis-Sidney ramène les deux équipes à égalité en plaçant un joli uchi-mata pour ippon contre Pauline Barucchi en -63kg. Les -70kg allaient donc décider du sort de cette finale. Un combat qui s'avérait à sens unique, la puissance et l'envie de Marina Olarte étouffant presque totalement l'endurante Melissa Loen. Un waza-ari sur un fort tsuri-komi-goshi puis une gestion lucide de la fin de combat de celle qui a fini 5e des championnats de France seniors il y a peu offre donc le titre au club bleu ciel et blanc. Second titre chez les jeunes pour l'OM Judo (après celui obtenue chez les cadettes en 2014) offerte par une judokate du cru. Beau symbole en forme d'apothéose pour une bande de copines qui goûtent, et c'est mérité, aux joies de la victoire collective. Avec les trois récentes et premières sélections (Blandine Pont, Daniel Jean et Lorenzo Perricone) pour le Grand Chelem parisien 2018 du club marseillais, ce titre confirme, encore plus, le pari réussi du projet olympien lancé il y a seulement cinq ans. 
FLAM 91 et l'ACS Peugeot Mulhouse se parent de bronze soit les quatre mêmes équipes médaillées qu'en 2016.


Première pour l'AJA Paris XX
Les juniors masculins concluaient donc ce long week-end des « par équipes » jeunes. Un championnat indécis avec quelques belles têtes d'affiches : Sainte-Geneviève Sports, l'OM Judo, malgré l'absence de deux titulaires majeurs (Daniel Jean, double champion de France juniors en -66kg et récent médaillé de bronze en seniors, et Thomas Macrez, vice-champion de France juniors en -60kg), Sucy Judo, Nice Judo, FLAM 91 (sans Reda Seddouki, 3e des CF juniors en -66kg), Chilly Mazarin et l'AJA Paris.
Les explications entre favoris commencèrent dès les quart-de-finales avec la victoire de SGS contre Chilly, et un Tony Persehais, pesé à 90kg, qui faisait plier le champion de France juniors en titre, Palthi Mena Munzimbu, avec son morote-seoi-nage et son ne-waza. Dans l'autre quart de tableau, FLAM 91 se défaisait de Nice Judo lors de l'ultime combat, grâce à Eniel Caroly, son prometteur -81kg, lors d'un combat très chaud où la victoire aurait bien pu s'inverser, les deux combattants marquant trois waza-ari (deux pour Caroly, un pas loin de valoir ippon pour le Niçois Joseph Besleaga) en moins d'une minute ! Une rencontre intense où le combat entre Jawad Abdelkrim et l'un des Géorgiens de l'équipe niçoise valaient le coup d'oeil. Le champion de France des -73kg, pourtant en difficulté depuis le début de la rencontre, trouvait les ressources après s'être fait soigner son arcade droite ouverte pour placer un joli koshi-guruma et offrir un point à son équipe. Dans l'autre demi-tableau, l'AJA Paris XX ne laissait pas d'espoir au champion de France en titre, Sucy Judo, remportant ses trois premiers combats.
Les deux demi-finales faisaient considérablement monter la température et les décibels avec d'un côté un duel essonnien (SGS contre FLAM 91) et de l'autre un duel Paris/Marseille (AJA Paris XX contre l'OM Judo). Deux rencontres énormes d'intensité, de tension et d'adrénaline. En somme, tout ce qui fait l'essence et le charme si particulier des compétitions par équipes. Au final, Sainte-Geneviève Sports et l'AJA Paris XX se qualifient pour une finale excitante.... mais finalement très vite pliée par le club parisien. En +81kg, Lucas Huillet, récent 2e des CF seniors 2e division en -90kg, préféré à Jean-Gabriel Kombo (3e des CF juniors en +100kg) trouvait la solution face à Tony Pershehais pourtant dans un grand jour. Dans un combat qui opposait deux judokas du même poids, Huillet offrait le premier point au club parisien grâce à un joli sode-tsuri-komi goshi à une main, compté waza-ari. Au tour des -60kg pour un duel Pierre Dumontier/Maxime Merlin. Deux judokas très en forme depuis le début d'après-midi (Merlin, licencié à l'ACBB Judo et donc en double appartenance, avait donné le point décisif en demi-finale à l'AJA Paris XX). Un combat très court puisque sur l'un des premiers assauts, Merlin (champion d'Europe universitaires et vainqueur du Tournoi de Belfort cette année) anticipait à merveille la croisée à droite à de Dumontier pour lancer un ura-nage ravageur d'explosivité qui mettait le Génofévain sur la barre d'épaules. Quel pion !
Et déjà 2-0 pour Paris avant que Benjamin Gomes ne délivre le clan parisien sur un ko-soto-gake à gauche qui mettait Vincent Sorgiati (champion de France juniors en titre en -60kg, mais combattant hier en -66kg) sur le dos. Ippon. Alors que les Parisiens sur le bord du tapis sautent de joie comme des marsupilamis, libérant d'un coup la tension accumulée à croire en cette victoire d'un premier titre par équipes chez les jeunes, Benjamin Gomes, visage impassible, renouait ses ceintures d'un calme olympien. Saisissant contraste pour une victoire acquise avec la manière par les garçons d'Alexandre Borderieux.
Sur la troisième marche du podium, Nice Judo et Sucy Judo.  

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