21:37 12 mai

CF juniors 2018 - 1re journée - Le bilan

Deux titres pour le JCFL-Gradignan

Premier acte des championnats de France juniors 1re division 2018, ce samedi. Au programme, les quatre catégories féminines et masculines les plus légères (-44kg, -48kg, -52kg, -57kg, -55kg, -60kg, -66kg et -73kg), dans un Grand Dôme de Villebon désormais propriété de la FFJudo.
Un samedi agréable à suivre et dont le principal enseignement est que les prétendants au titre national ont répondu présent. En clair pas de surprises sur les huit podiums. Bilan de ce samedi en trois points. 

1. Les vainqueurs du jour
En -44kg, Mélanie Frigoul (JFCL-Gradignan) devient la première championne de France du jour sur un o-soto-gari fulgurant. Lancé à l'arrêt, de manière très sèche, elle plaque Léa Bérès (ASSM Judo) et suit immédiatement au sol pour la victoire.
En -48kg, c'est une finale aux couteaux qu'ont offert Julie Weill dit Morey (JFCL-Gradignan) et Blandine Pont (OM Judo). Aucune valeur n'est marquée durant ce combat malgré les tentatives de morote-seoi-nage et de sode-tsuri-komi-goshi de la première ou d'uchi-mata et d'o-soto-gari de la seconde. C'est aux pénalités que se joua donc ce combat avec un golden score de...7 minutes et 36 secondes ! 
Une tentative d'ippon-seoi-nage à gauche de la Marseillaise jugée (sans doute à tort) comme une fausse attaque et un troisième shido, synonyme de hansokumake, tombait contre Pont. Un combat toutefois dominé par Weill dit Morey, auteur d'une grosse journée puisqu'elle bat en demi-finale la vice-championne de France 2017 et prétendante très sérieuse au titre aujourd'hui, Shirine Boukli (FLAM 91). 
En -52kg, Faiza Mokdar (JC Chilly Mazarin Morangis), malgré les judicieuses tentatives d'uchi-mata sukashi en début de combat de Lydia Boudouaia (RSC Champigny), descendue de catégorie (elle avait fini 3en 2016 et 2017 en -57kg), trouve finalement la faille pour monter la Campinoise au plafond sur son tokui-waza. Second titre national en un mois pour Mokdar après sa victoire aux championnats de France cadets. 
En -57kg, finale 100% Nice Judo entre les deux copines Maryline Louis-Sidney et Gaétane Deberdt. La première l'emporte sur un ashi-guruma à gauche. 
En -55kg, Ahmed-Yacoub Belkahla (JC Chilly Mazarin Morangis) devient champion de France junior, deux ans après son titre chez les cadets (en -50kg). C'est pourtant Antoine Saas (JC Catalan) qui ouvre les hostilités : profitant d'une montée de bras droit forte qui met Belkahla légèrement sur l'avant, il lance un yoko-guruma d'école. Mais le pensionnaire du Pôle France Strasbourg réplique immédiatement pour revenir à la marque. Trente secondes passent avant que Belkahla place un ko-uchi-gake très sec et propre. Waza-ari/awasete ippon.
En -60kg, une autre finale entre deux judokas du même club. Cette fois-ci c'est du côté du sud-ouest avec le Stade Bordelais ASPTT Judo. 
Alix Raynard contre Yhonice Goueffon. Très fort toute la journée, le second place un sode-tsuri-komi-goshi qu'il redouble (debout) pour plaquer son copain sur le dos. 
En -66kg, finale 100% INSEP entre Reda Seddouki (FLAM 91) et Dorian Laversin (Blanc Mesnil Sport Judo). Le premier trouve la faille sur un de-ashi-barai à mi-combat, compté waza-ari. Le protégé de Kilian le Blouch gérera parfaitement la fin de combat pour s'adjuger son premier titre junior. Un judoka, "malin comme un singe" selon un de ses entraîneurs, qui sait et aime jouer (pour parfois en abuser) de la tactique... alors qu'il a toutes les armes techniques, et il l'a prouvé aujourd'hui, pour pouvoir gagner avec style. 
En -73kg, Fabien Le Touze (SGS Judo), champion de France cadets 2016 (en -66kg) va jusqu'au bout de son idée au milieu de son combat contre Hugo Metifiot (Blanc Mesnil Sport Judo) : tentative d'uchi-mata sur laquelle ce dernier se positionne pour l'arracher en ura-nage. Mais le Génofévain reste à l'intérieur pour un o-uchi/ko-uchi-gake qu'il pousse jusqu'au bout et lui permet de marquer waza-ari et de devenir champion de France. 

A lire donc les noms des vainqueurs et même des podiums, aucune surprise n'est donc à noter. Tous sont médaillés ou vainqueurs sur des tournoi nationaux, sélectionnés régulièrement en équipe nationale et/ou médaillés à l'international. 

2. Impressionnante Faiza Mokdar 
Sa victoire n'est qu'une demi-surprise. Très au-dessus du lot chez les cadettes, Faiza Mokdar (dont il se murmure qu'elle fera partie de la première promotion du nouveau centre national "jeune" qui ouvrira en septembre à l'INSEP) a découpé tout ce qui lui passait dans les mains aujourd'hui. Très précise sur les mains, la combattante de Chilly, qui sait être patiente, donne l'impression d'avoir une solution technique à chaque problème posé : uchi-mata, ippon-seoi-nage à droite (comme en demi-finale contre Nawaliatou Babio), sasae-tsuri-komi-ashi. 
Sa supériorité ce samedi confirme qu'elle est un l'un des talents féminins les plus évidents de cette génération. 
Au-delà du cas Mokdar, le niveau affiché par les féminines laisse penser que cette génération peut (et doit) avoir de légitimes ambitions au niveau international. La qualité et la densité sont là, incontestablement. 

3. Concurrence en -73kg
C'est sans doute la catégorie masculine du jour où la concurrence pour les futures échéances internationales pourrait être la plus vive. Il y a bien sûr Hugo Metifiot, junior 2année, 7aux championnats du monde juniors 2017 et donc en argent aujourd'hui après une 5e place l'année dernière. Mais aussi Fabien Le Touze, 2eannée lui aussi, sélectionné lors de la Coupe d'Europe de Russie, et désormais champion de France juniors 2018. Ou encore Hugo Tchorowski, 3e lui aussi du voyage à Saint -Pétersbourg, Olivier Fleurmon,  en bronze ce samedi, Théo Riquin, etc. Une catégorie avec des profils de judokas dont, comme le dit l'un des entraineurs nationaux, "les bases sont là". Reste maintenant à franchir le cap à l'international. 
Dans les autres catégories, des leaders assez clairs se dégagent avec Belkahla  en-55kg et Seddouki  en -66kg. En -60kg, une catégorie qui se cherchait un leader puisque ceux de 2017 sont tous devenus seniors, Goueffon a confirmé avec sa victoire qu'il avait les moyens de cette ambition. Junior 1re année, son profil plaît. 

A retenir aussi 
-Le style de Hugo Tchorowski. Un style qui rappelle celui d'Ugo Legrand. Gaucher comme le médaillé olympique et mondial le Bordelais a des faux airs du Normand sur un tatami. Posture, attitude, kumikata, feinte avant-arrière pour destabiliser l'adversaire et... même coupe de cheveux (au même âge). 
-La belle image de Maryline Louis-Sidney consolant sa copine Gaétane Deberdt à la fin de leur finale alors que les deux combattantes étaient au sol. 
-Le manque d'engagement total chez une globalité de judokas masculins. Des attaques qui ne vont pas au bout ou pas déclenchées par peur d'être contré, alors que tout y est. Un problème récurrent (c'est l'un des point négatifs les plus souvent citées par Christophe Gagliano après une compétition européenne ou mondiale) et qui doit faire réfléchir, car à l'international, l'attentisme ne pardonne pas.
-Le golden score entre Laura Espadinha (OM Judo) et Lalou Lebrun (JCFL-Gradignan) en -52kg. 
-Les uchi-mata de Sina Sadroleslami (JC Chilly Mazarin Morangis) contre Thomas Jaffart (OJ Nice) et Benjamin Gomes (AJA Paris XX).  
-Le ippon-seoi-nage à gauche de Blandine Pont contre Fatine Guerrirem (JA Echirolles). 
-Le contre de o-soto-gari de Fabien Le Touze contre Dimitri Zammit (Ketsugo Angers). 
-Le combat d'une très grosse intensité entre Ahmed-Yakoub Belkahla et David Campos (Blanc Mesnil Sport Judo) en demi-finale.
-Le travail au sol de Gaétane Deberdt. 

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