21:16 08 avr

CF cadets 2018 (J2) - Tama sans complexe, Fontaine sans rivales

L'un est champion de France en -73kg, l'une en +70kg

Second round de ces championnats de France cadets, ce dimanche a vu les catégories moyennes et lourdes se disputer les huit titres du jour (-73kg, -81kg, -90kg, +90g, -57kg, -63kg, -70kg, +70kg). A retenir ? La victoire pleine de culot du -73kg Alexandre Tama (CSM Clamart Judo), alors que ce dernier n'est que 1re année, la confirmation que Maxime N'Gayap Hambou (-81kg, AM Asnières) et Léa Fontaine (+70kg, CSM Saint Denis) sont bien les patrons de leur catégorie respective. Ils sont en effet les deux seuls aujourd'hui à confirmer leur victoire obtenue au Tournoi de France à Cannes, fin janvier. Des néo-champions de France qui vont avoir l'occasion de (re)goûter aux joies de la confrontation internationale puisque la prochaine sortie de l'équipe de France aura lieu dans deux semaines en République Tchèque, à Teplice. 


Vainqueur de la Coupe de France minime en fin d'année 2017, Alexandre Tama, pensionnaire du Pôle espoir d'Amiens s'était classé à une prometteuse septième place au TDF. A peine ses deux premiers combats remportés à coups d'uchi-mata et de kata-guruma que plusieurs professeurs, autour du tapis 2, tombaient d'accord sur le fait que " ce Tama peut faire quelque chose aujourd'hui". Une intuition bien sentie. En quart de finale, il retrouve Luc Da Ros (Stade Bordelais Judo ASPTT), l'un des favoris du jour après sa deuxième place à Cannes. Disons-le tout net : ce fut l'un des combats les plus excitants de ce dimanche. Rien n'est marqué au bout de trois minutes, entre les tentatives dangereuses de sode-tsuri-komi-goshi du solide Bordelais et les "ashi-waza" du Clamartois. Mais ça attaque, c'est vivant et haletant. Reste quarante secondes de combat lorsque l'arbitre accorde un waza-ari à Da Ros sur un uchi-mata que Tama semblait avoir contré. Mené, ce dernier trouvait les ressources pour revenir quasi immédiatement ! S'ensuivait un golden score brûlant de plus de cinq minutes où la lucidité des judokas baissaient à mesure que les deux judokas cherchaient l'air nécessaire. Et c'est le Bordelais qui craquait le premier, recevant une troisième pénalité fatale pour sortie de tapis. En finale, Tama retrouvait le vainqueur du Tournoi de France, Joey Padra (Bushido Club de Trappes). Un combat équilibré jusqu'au kata-guruma décisif de Tama à l'entrée de la dernière minute que le judoka du Pôle espoir de Brétigny ne rattrapera pas.
Voici donc Alexandre Tama champion de France cadet, lui qui n'était encore que minime il y a cinq mois. Habile sur ses esquives,un système d'attaque aux bases techniques intéressantes et aucun complexe : un triptyque gagnant pour ce judoka aux airs timides en dehors du tatami et dont on pressent qu'on a pas fini de voir en haut de l'affiche dans cette catégorie d'âge. 
Léa Fontaine avait, elle, l'étiquette de favorite du jour chez les +70kg. Vainqueur du Tournoi de France, la Réunionnaise confirme qu'elle est bien la meilleure de la catégorie. Physique impressionnant qui ne l'empêche nullement d'être très vive et mobile, Fontaine, qui s'est appuyée toute la journée sur son tsuri-komi-goshi, harai-goshi et makkikomi pour dominer ses adversaires n'a dû vraiment s'employer qu'en demi-finale, face à Coralie Hayme (JC Villiers le Bel) qu'elle cloue finalement au sol. En finale, Fontaine retrouvait la Levalloisienne Ambre Alexandre (LSC Judo). Non classée à Cannes, cette dernière traversait aussi son tableau avec beaucoup d'autorité. Solide sur ses jambes, à l'aise au corps-à-corps et bonne finisseuse au sol, elle ne pouvait pourtant rien contre Fontaine qui sur une garde croisée lors de la seconde séquence du combat, tournait très vite le dos pour un joli et vif makkikomi. 3en Croatie, on a déjà hâte de voir évoluer la nouvelle championne de France face aux meilleures européennes. 

Les vainqueurs du jour
Il fait lui aussi le doublé TDF/Championnats de France. Maxime N'Gayap Hambou (AM Asnières) a, hier, dominé son sujet. Très tonique avec ses attaques de jambe, notamment o-soto-gari, bon au kumikata et en ne-waza, celui qui a fini en argent à Zagreb -seule médaile masculine- retouvait en finale le champion de France 2017, Serge Damier (FLAM 91) à qui il plaçait un premier sankaku inversé compté waza-ari puis un second cette fois-ci pour le titre. Un judoka qu'on sera aussi curieux de voir en République Tchèque et, peut-être en Pologne, histoire de savoir si il confirme son très beau parcours en Croatie. 
En -90kg, victoire de Khamzat Saparbaev (JC de la Loire), 3e à Cannes face à Kaiss Erchouk (JC Barsacais) dans une finale un peu brouillonne. Le premier l'emporte d'un waza-ari. 
En +90kg, c'est Amadou Meité (CO Courcouronnais) qui monte sur la plus haute marche du podium. Judoka du pôle espoir de Bretigny, ce dernier bat Abdullah Khadzhimuradov (Bois Colombes Sports Judo) en marquant d'abord un joli tani-otoshi à gauche (waza-ari) puis sur un contre bien senti (ippon). Meité, qui avait fini deuxième à Cannes, gagne tous ses combats du jour par ippon. 
En -57kg, revanche de la finale du Tournoi de France entre Fantine Rauzier (AJ Loire) et Martha Fawaz (USJ 86). La première ouvre les hostilités avec un uchi-mata gaeshi. Mais dans la dernière minute, la Poitevine, vie-championne de France 2017, trouve finalement la solution sur uchi-mata qu'elle suit au sol pour la victoire finale. Premier titre national cadet pour Martha Fawaz, qui est deuxième année. 
En -63kg, victoire surprise de la Monégasque Florine Soula (JC Monaco). Douée techniquement, cette dernière, non classée à Cannes, trouve la faille sur un superbe ko-uchi-gari face à Gabrielle Barbaud (JC Champagnolais). Vainqueur de la Coupe de France minime 2016, Soula n'est, elle aussi, que 2e année. 
En -70kg, autre surprise avec la victoire d'une autre judokate non-classée à Cannes : Karrie N'Gosso Silo (Alliance Genevois Judo). Grande et puissante, cette dernière remporte le titre grâce à un sankaku inversé, qu'elle place deux fois à Tatiano Brito (JC Pechbonnieu), en argent au Tournoi de France. 

Ce qu'il faut retenir
-le superbe de-ashi-barai de Fantine Rauzier en quart de finale face à Soraya Loudrihri. Un joli coup de patte à noter d'autant qu'ils ont été plutôt rares ce week-end.
-Ils sont donc trois à être devenus champions de France sans avoir été classés à Cannes : Gabin Supervielle (JCR 78), Floriane Soula (JC Monaco) et Kerrie N'Gosso Silo (Alliance Genevois Judo).
-Chez les masculins ils sont deux à faire le doublé TDF/Championnats de France : Maxime Gobert (OJ Nice) et Maxime N'Gayap Hambou (AM Asnières). Chez les filles, elles sont quatre : Léa Metrot (US Verneuil sur Seine), Eloise Picard (Dojo Maritime), Faiza Mokdar (JC Chilly Mazarin-Morangis) et Léa Fontaine (JC Saint Denis). 
-La présence de Kilian Le Blouch. Médaillé vendredi en fin d'après-midi à Antalya lors du Grand Prix de Turquie, le -66kg français était sur la chaise de coach ce dimanche à Ceyrat. Une double casquette athlète de haut niveau/prof qui honore le titulaire des JO de Rio.  

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