6:45 02 jul

CE cadets 2018 - Le titre pour Mokdar et Fontaine

Trois médailles pour la France avec le bronze de Ballo

Seul championnat international cette saison (les "Monde" ont lieu une année sur deux en cadets), les championnats d'Europe, qui se déroulaient à Sarajevo (Bosnie-Herzégovine), ont rendu leur verdict. Résultat ? Deux titres, une médaille de bronze et une deuxième place au classement des nations derrière l'intouchable Russie. Des médailles (encore une fois) uniquement féminines. Bilan. 

1) Mokdar et Fontaine sacrées
Elles faisaient partie des meilleures chances de médailles tricolores. Surtout Faiza Mokdar (-52kg, JC Chilly-Mazarin Morangis), vice-championne du monde 2017 et qui, cette saison, avait gagné avec beaucoup de sûreté le très dense tournoi de République Tchèque mi-avril. Considérée comme la judokate au plus gros potentiel de cette génération, la championne de France juniors 2018 a logiquement glané un titre que beaucoup lui prédisaient. Cinq combats, cinq ippons dont un juji-gatame d'école sur l'Italienne Toniolo en finale. Propre et net. Après la déception de championnats d'Europe 2017 ratés, Mokdar clôt donc ses années cadets de la meilleure des manières. 
L'autre titre, pour Léa Fontaine (JC Saint-Denis) en +70kg, apparaît lui aussi comme plutôt logique. Médaillée de bronze lors de la Coupe d'Europe de Croatie en mars, la judokate de La Réunion restait depuis quelques semaines sur une dynamique très forte : vice-championne de France juniors en +78kg et victorieuse de la relevée Coupe d'Europe de Pologne fin mai. Quatre combats, quatre ippons dont un astucieux Paluchek en demi-finale. En finale, face à la Hollandaise Kamps, autre prétendante sérieuse à la victoire, Fontaine tente une première puis une seconde fois un makikomi. La troisième sera la bonne : waza-ari bien suivi au sol et une joie toute intérieure pour la combattante coachée samedi par Karine Dyot. 
La dernière médaille française de la compétition est pour la Corse Ghjuliana Ballo (AS Pietralba) en -40kg. Pour le bronze, elle bat l'autre Tricolore de la catégorie, Lilah Lagarde (AJ Loire). Médaillée d'argent en Croatie, battue par Lagarde pour le bronze à Teplice, la Corse prend sa revanche jeudi sur les tatamis bosniens, plaçant après 1'30 de golden score un uchi-mata à droite valant waza-ari. Et pas d'effusion de joie pour celle qui ouvra le compteur français. 

2) La France deuxième nation
D'un point de vue classificatoire, ces championnats d'Europe resteront comme satisfaisants puisque la France se classe donc à la deuxième place des quarante-deux pays présents. C'est mieux qu'en 2017 (la France avait fini onzième nation avec une médaille d'argent et une médaille de bronze), identique à 2016 (deuxième nation également, encore derrière la Russie, avec cinq médailles : deux titres pour trois finales et deux troisièmes places) et bien mieux qu'en 2015 (treizième nation, une médaille d'argent et deux de bronze). Seule délégation à s'adjuger deux titres hormis la Russie, la France est dans sa moyenne habituelle depuis 2015 (exception faite de 2016). 
Des récompenses exclusivement féminines qui mettent la France au premier rang des nations chez les filles et un leadership qu'elle retrouve après 2016 (l'équipe féminine avait fini au dixième rang en 2017). Franche déception en revanche pour les garçons puisque l'équipe masculine, lors de sa saison internationale, avait démontré sa capacité à aller chercher des médailles, même si ce n'était pas de l'or : cinq médailles glanées sur les trois tournois internationaux par quatre combattants différents : Heydar Ouchen (-50kg, JJJC Gennevillois, 3en Pologne), Maxime Gobert (-60kg, OJ Nice, double médaillé de bronze en République Tchèque et en Pologne), Maxime N'Gayap Hambou (-81kg, AM Asnières, 2en Croatie) et Mathias Anglionin (+90kg, ESC Judo, 3en Pologne). Au final, deux cinquièmes places avec Romain Valadier-Picard (-50kg, ACBB Judo) et Mathias Anglionin. Motif de satisfaction, ces garçons prennent de l'expérience et auront, à coup sûr, d'autres chances de briller puisque le premier n'est que 2année, alors que le second sort à peine des minimes. Pour les trois autres combattants, ce fut une défaite dès le premier combat. Seconde année consécutive donc sans médaille masculine lors de ce championnat continental. Un manque de résultat qui s'inscrit dans une dynamique plus globale : le dernier champion d'Europe cadets masculin remonte maintenant à 2014 avec Romaric Bouda en -60kg. L'année dernière, l'équipe masculine n'avait remporté aucune médaille internationale de la saison (... comme en 2015), les derniers podiums européens chez les garçons datant de 2016 avec Hugo Metifiot et Eniel Caroly. 

3) La Russie intouchable, l'Italie monte en puissance
Onze médailles dont sept titres (et un doublé en -73kg). Si la Russie avait arraché la première place à la Géorgie en 2017 au nombre de médailles de bronze, elle n'a cette année pas eu de concurrents. Dès le premier jour, les choses semblaient pliées avec déjà trois titres en -50kg, -60kg et -48kg et de l'argent en -55kg. Première nation depuis plusieurs années, la Russie réalise de loin son meilleur bilan depuis quatre ans (quatre titres en 2014, 2015 et 2016, trois titres en 2017), y compris au nombre de médailles (le même qu'en 2014). Au niveau individuel, les noms d'Irena Khubulova, une -48kg gauchère à la mise en action ultra-rapide et aux ashi-waza très fort et d'Abrek Naguchev, un -66kg déjà 3aux championnats d'Europe et du monde cadets 2017 en -55kg, très varié et très bon sur les liaisons debout-sol sont à garder dans un coin de sa tête pour les prorchaines années. 
L'Italie, si elle finit 3nation,  remporte tout de même six médailles (un titre, quatre médailles d'argent et une de bronze)...toutes féminines. Ainsi, sur les dix combattantes présentes, six sont donc classées. Une belle performance d'ensemble qui confirme celle de 2017 avec sept médailles (un titre, deux médailles d'argent et quatre de bronze pour trois médailles féminines au total). Une génération de judokates qu'il va falloir suivre de près. Car c'est une tendance désormais très claire : l'Italie est de plus en plus performante chez les jeunes comme le démontrent aussi les résultats des juniors masculins (avec le trio Manuele Lombardo, Christian Parlati, Giovanni Esposito). Un vrai projet semble émerger de l'autre côté des Alpes depuis trois-quatre ans. L'effet Kiyoshi Murakami ? 
Autre nation à s'être mise en valeur, la Turquie. Des moyens sont engagés depuis le début de l'olympiade par le judo turc (engagement de Dimitri Uznadze, l'ancien responsable des Géorgiens jusqu'a Rio, etc.) et là aussi ça se voit. Lors de ces championnats, si la Turquie finit quatrième nation au classement général, elle est la deuxième au nombre de médailles avec huit récompenses à parité parfaite : quatre féminines (dont le titre de la -57kg Hasret Bozkurt), quatre masculines (deux argent, deux bronze). À noter, enfin, les six médailles néerlandaises, dont cinq féminines. Une nation avec là aussi une grosse génération féminine (cinq médailles dont un titre) et qui redresse la barre après deux championnats d'Europe à deux médailles (2017 et 2016). Mais aussi la onzième place de la Géorgie cette année. Plutôt inhabituelle pour cette nation, habituée à être sur le podium ou, au pire, dans les cinq premiers pays au classement des médailles. 

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