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Les championnats du Japon ont livré leur verdict. Présentation des quatorze Japonais qui défendront les couleurs du Pays du Soleil Levant à Londres. Les filles effrayent, les garçons possèdent des joyaux mais aussi quelques mystères.
-48kg : Impressionnante dans la foulée des JO de Pékin avec son titre mondial à Rotterdam (2009), Tomoko Fukumi a progressivement laissé son leadership à Haruna Asami (championne du monde 2010 et 2011). La blessure de cette dernière au début du printemps lui a ouvert une brèche dans laquelle elle s’est engouffrée en remportant le championnat ce dimanche, tandis qu'Asami cédait au premier tour au golden score. A Londres, elle sera la grandissime favorite face à Sarah Menezes la Brésilienne, Alina Dumitru la Roumaine ou Charline Van Snick la Belge. -52kg : Misato Nakamura a soufflé à Yuka Nishida la sélection olympique. Drôle de duel entre ces deux techniciennes. Nishida avait frappé la première avec le bronze aux Mondiaux 2007, Nakamura avait répliqué avec le bronze olympique à Pékin, à seulement 19 ans. Ensuite, elles se sont échangées les trois titres mondiaux mis en jeu entre 2009 et 2010 (deux pour Nakamura et un pour Nishida). Nakamura a finalement eu le dernier mot et ira à ses deuxièmes JO pour l’or tandis que Nishida devrait arrêter et devenir enseignante. Qui en face ? Personne ne se dégage à l’exception de la Mongole Munkhbaatar. Nakamura ne perd jamais face aux Européennes. Ou presque. Priscilla Gneto est la seule à l’avoir dominée au tournoi de Paris 2011 et elles seront dans le même quart de tableau. -57kg : Kaori Matsumoto bouclera certainement sa carrière à Londres, à 24 ans. Ensuite, elle sera prof, pâtissière ou astronome (voir L’Esprit du judo numéro 37). Elle avait percé en 2008 avec une victoire à la coupe Kano avant de traverser cette olympiade à coups d'enchaînements au sol ravageurs. Morgane Ribout l’avait pulvérisée à Rotterdam en 2009, quand c'était encore possible. Elle s'est affirmée avec le titre mondial en 2010 et une saison parfaite. « Princesse Mononoke » a réussi à repasser devant Aiko Sato (championne du monde 2011) qui lui avait un temps soufflé le leadership. Sa soif de vaincre sans faille l’emmène vers ce dernier défi où l’Europe fait front face à elle. Telma Monteiro rêve de sa première breloque olympique et Automne Pavia est à l’affût. La Brésilienne Rafaela Silva sera aussi un obstacle de premier choix.
-63kg : Yoshie Ueno n’a pas le brio de sa grande sœur Masae (double championne olympique) ni la moindre médaille aux Jeux mais elle a dominé cette catégorie depuis 2009. Au Japon, personne n’a contesté son leadership durant cette période. Et personne dans le monde sauf…Gévrise Emane. Arrivée à température dans cette catégorie en 2011, la Française a marché trois fois de suite sur Yoshie Ueno et son judo entêtant comme un tube de J-Pop. Ueno doit se réinventer pour dominer ces Européennes qui la comprennent de mieux en mieux.
-70kg : Lucie Décosse a été avertie au tournoi de Paris. Haruka Tachimoto lui a fait goûter sa défaite annuelle (la Française perd en moyenne un combat par an depuis quatre ans). La jeune Nippone n’est pas une Edith Bosch. Elle fonce bille en tête sans la jouer tactique, ce que peu de judokas ont osé faire contre Décosse, et elle est sacrément stable. Sa sélection est logique face à une Yoriko Kunihara qui apportait peu de garanties malgré un bronze mondial en 2011. Mais à 22 ans, aura-t-elle les épaules pour résister à la pression olympique ?
-78kg : Akari Ogata est lancée vers le match à quatre qui l'oppose à Audrey Tcheuméo, Kayla Harrison et Mayra Aguiar alors qu'au Japon, elle est bien seule pour l'instant. La jeune fille aux yeux timides a remporté avec brio le Grand Chelem de Tokyo en décembre en résistant à la puissance du tank Harrison. Quelques jours plus tard, elle perdait face à l'Américaine à Paris. La hiérarchie est sans cesse en mouvement dans ce quatuor lié depuis les juniors et qui écrit ensemble toutes les nouvelles pages de cette catégorie. Harrison a eu le titre mondial 2010, Tcheuméo celui de 2011, à qui les lauriers olympiques ? Elles sont toutes au même niveau sur la ligne de départ.
+78kg : Mika Sugimoto a peiné ces derniers mois mais c’est bien elle qui représentera l’archipel aux Jeux Olympiques. Flamboyante au moment de son doublé mondial en or en 2010, elle s’est progressivement rangée, sous la pression des Chinoises, mais a mis le coup de collier nécessaire pour être appelée à la place de Megumi Tachimoto. A Londres, Sugimoto ne sera pas favorite pour le titre mais qui sait, avec sa hanche de feu, tout peut partir en flamme. -60kg : Le lutin Hiroaki Hiraoka est un métronome. Depuis 2009, il a pris une médaille dans chaque grand rendez-vous mondial. Jamais d’or mais il ne passe pas compètement au travers grâce à ses ko-uchi gari mystiques. Dans l’archipel, Hirofumi Yamamoto n’a jamais vraiment égratigné le judogi de l’homme du Ryotokuji malgré quelques belles performances en tournois. La récompense est logique pour Hiraoka. Sobirov, Galstyan, Zantaraiya, les hommes de l'Est mi-magiciens mi-acrobates, se battront pour l’or contre lui.
-66kg : Il y a un an, Masashi Ebinuma écrasait quelques larmes en devenant champion du Japon. Il parlait de Jeux olympiques alors qu'il était presque anonyme au niveau international. A l’époque, Junpei Morishita menait la barque du Soleil Levant grâce à un succès aussi beau qu’inattendu aux Mondiaux de Tokyo en 2010. Ebinuma a répondu en écrasant avec une classe rare les championnats du monde 2011 avant de lâcher définitivement un Morishita trop fragile. L’homme de Meiji peut prendre encore une autre dimension à Londres. La Russie de Gadanov ou Mogushkov, la Mongolie de Khashbaatar, ça sera brûlant.
-73kg : C’était le joker, l’inconnu de Paris. Pendant que les Français fêtaient Ugo Legrand, Riki Nakaya ciselait un premier titre mondial autoritaire et presque facile. Il n’a pas flanché depuis. Fabuleux champion du monde en 2010, Hiroyuki Akimoto a bien tenté mais son corps l’a lâché. Nakaya, comme Ebinuma, est construit pour l’or olympique. Mais attention, cette catégorie des moins de 73 kilos promet une bataille spatiale. Wang Ki-Chun, Mansur Isaev, Dex Elmont, Ugo Legrand... Ce sera Star Wars. Pour un champion olympique… forcément magnifique.
-81kg : Takahiro Nakai n’a jamais donné l’impression d’être un pur-sang mais il a le mérite d’avoir construit un leadership incontesté face à une concurrence clairsemée. Très régulier en tournoi, pas en championnat, il avance masqué. Une configuration qui a souvent réussi à des Japonais aux JO (comme Makoto Takimoto, 1er à Sydney en 2000). Arriver en sous-marin c’est bien, mais il y a des bâtiments de guerre durs à couler ! Au premier chef, l’éclatant Kim Jae-Bum. Le reste de la flotte est constitué par le précieux Leandro Guilheiro, l’Azéri Elnur Mammadli en quête d’un deuxième titre olympique, l’Allemand Ole Bischof, le Russe Shirazudin Magomedov voire Alain Schmitt.
-90kg : Masashi l’homme au visage de samouraï impénétrable ou Daiki le brillant ? Il fallait un Nishiyama à Londres. Le premier, en forme depuis l’hiver, a aligné les performances de premier choix (victoire à Tokyo, au Masters) et il a surtout battu Ilias Iliadis. Aux pénalités et de peu, certes, mais tout de même. Une performance dont a été incapable Daiki malgré deux places de vice-champion du monde, à chaque fois derrière le pieu grec. C’est peut-être ce qui a fait pencher le choix des sélectionneurs. Masashi c’est une forme d’assurance alors que Daiki pouvait sembler peut-être plus fragile. À voir. A 26 ans, ce sera sa première grande compétition. Une occasion en or mais une catégorie dense (Iliadis, Camilo, Choriev, Gonzalez). La soupe est amère pour Daiki Nishiyama.
-100kg : Il y a avait une sorte de soulagement à voir le beau judo de Takamasa Anai être auréolé d’or aux Mondiaux 2010. Mais voilà, l’homme de Tenri n’est pas une mécanique de précision. Au lieu de débuter un règne et de lancer une production de posters, il a traînassé. Il perd, et plutôt souvent. Au Japon, personne n’est à son niveau et sa sélection est très logique. Pour faire quoi aux Jeux ? Anai est un mystère. Un beau mystère.
+100kg : Daiki Kamikawa a eu chaud aux fesses. Son titre mondial 2010 devait le mener, à fond de sixième et pleins phares, dans un duel tellurique avec Teddy Riner pour des années. Au lieu de ça, « Kung-Fu Panda » s’est perdu. Trop paresseux, c’est lui qu’il le dit. Il semblait se fermer lui-même la porte des JO en cochonnant son Zen Nihon (défaite en quart). Mais la blessure de Suzuki et son réveil relatif ce week-end aux championnats du Japon (finale perdue contre Shichinohe) ont finalement emporté la décision. Si ce garçon a déjà réalisé un exploit une fois, pourquoi pas deux ? Mais quelle face ce Janus du judo présentera-t-il ? Riner, Toelzer, Kim Sung-Min, Mikhaylin n’ont pas perdu leur temps. Kamikawa, c’est le facteur X. C’est la bombe qui peut exploser. Ou pas.
MM
> L'Info
La sélection japonaise pour les Jeux olympiques
14/05 10h53
Les quatorze Japonais qui iront défendre les couleurs nippones lors des prochains Jeux olympiques de Londres sont connus. La sélection a été dévoilée après la fin des championnats du Japon de Fukuoka qui se sont terminés ce dimanche. Des duels avec les judokas français pourraient avoir lieu. Chez les -70kg, Lucie Décosse pourrait être opposée à Haruka Tachimoto, la Japonaise ayant battu la Française cette année en finale du tournoi de Paris, Gévrise Emane croisera sans doute Yoshie Ueno (-63kg), tandis que Akari Ogata souhaitera prendre sa revanche sur Audrey Tcheuméo (-78kg). Chez les lourds, on surveillera le duel entre Daiki Kamikawa et Teddy Riner.
Blessée en décembre et privée de compétition durant près de cinq mois, battue en place de trois aux championnats d’Europe, Fred Jossinet ne participera pas à ses troisième JO… Très touchée par le manque de confiance des sélectionneurs, elle s’est fait discrète dans les médias. Une triste fin de carrière, à 36 ans, pour la vice championne olympique et quadruple médaillée mondiale. Elle a répondu à nos confrères de RMC Sport. Extraits :
« J’ai appris la nouvelle par texto car l’info est sortie assez vite. J’étais avec des amis… C’est important d’être bien entourée même si cela n’enlève pas toute la déception que j’ai ressentie. Je ne suis pas en colère car cela ne sert à rien. Je suis capable d’avoir des mots durs, mais en restant calme. Non, se mettre en colère ne sert pas à grand chose. Je suis déçue, et dire cela a beaucoup de sens pour moi. C’est encore chaud, il va falloir que je digère tout ça. Ça va être compliqué. Après les championnats d’Europe, je me disais que c’était 50/50 et j’espérais qu’on n'allait voir que l’aspect sportif et l’espérance de médaille aux Jeux. Cela n’a pas forcément été le cas… (..) J’ai eu le DTN après qu’il m’ait laissé un message. Je n’avais pas envie de lui parler tout de suite. Mais je l’ai rappelé dans l’après-midi (vendredi, NDLR). Nous nous sommes parlés : cela s’est fait sur un vote à bulletins fermés et ça s’est joué à pas grand-chose. Ce qui est encore plus décevant. Je ne peux plus rien faire… (..) Après ma blessure, je n’ai pas pu faire de compétition durant des mois. J’ai l’impression qu’on me coupe l’herbe sous le pied. La suite ? Soigner mon doigt cassé aux Europe. J’en ai pour huit semaines. Je serai sans doute aussi dans les tribunes à Londres en tant que consultante pour France Télévisions… Je ne ferai pas mes troisièmes Jeux.»
(Au micro de RMC Sports)
> Championnats du Japon 2012
2e jour, Suzuki, la mort dans l'âme
13/05 11h31
Les cœurs se sont déchirés ce dimanche à Fukuoka pour la deuxième journée des championnats du Japon. Certains qui étaient engagés dans ce sprint de 4 ans pour Londres s’arrêtent à la douane, malgré un, voire plusieurs titres de champions du monde en stock. La carrière de Keiji Suzuki s’est probablement terminée en ce dimanche de printemps. Le magnifique champion olympique d’Athènes n’était pas en mesure de combattre après sa blessure à l’épaule (dislocation et ligaments abîmés) contractée il y a 15 jours au Zen Nihon. Il a tout de même voulu monter sur le tapis. Le premier tour a été le bout de la route. Les Jeux olympiques se passeront de sa classe. On y verra certainement Daiki Kamikawa. Eliminé en quart de finale du Zen Nihon, il est parvenu jusqu’en finale ce dimanche avant de succomber face à Ryu Shichinohe. Ce garçon, né d’une mère belge et d’un père japonais, signe sa première ici grande victoire sur l’archipel. Pour Kamikawa, que verra-t-on s’il est appelé à Londres ? Le génial tombeur de Teddy Riner aux mondiaux 2010 ou le supplicié du tournoi de Paris 2011 terminant en larmes après une fessée infligée par le Français ? Dans l’autre catégorie à suspense du jour, les moins de 90 kilos, Hirotaka Kato a surfé sur sa victoire inattendue au Zen Nihon. Il a envoyé voler Daiki Nishiyama, double vice-champion du monde, puis Masashi Nishiyama, l'homme en forme des tournois de l'année, en finale. C’est bien beau tout ça mais Kato n’apparaît pas dans la ranking-list et ne peut pas aller à Londres. Masashi ou Daiki ? Cruel dilemme. Takahiro Nakai (-81kg) et Takamasa Anai (-100kg) ont tamponné leur billet londonien –déjà assuré depuis plusieurs mois – par la victoire à Fukuoka.
Fukumi et Nakamura Revenu in extrémis d’un problème ligamentaire au genou pour participer à ces championnats, Haruna Asami ne disputera vraisemblablement pas les Jeux olympiques. Malgré son double sceptre mondial 2010-2011, elle a buté dès le premier tour. La voie était libre pour Tomoko Fukumi. Passée dans l’ombre de sa cadette pendant 2 saisons, la championne du monde 2009 est revenue au bon moment pour tenter de reprendre la couronne olympique à la Roumaine Alina Dumitru. En moins de 52 kilos, la bataille entre Yuka Nishida et Misato Nakamura a bien eu lieu en finale. C’est Nakamura qui s’est finalement imposée. A Londres, pour ses deuxièmes JO (3e en 2008) elle sera la grande favorite à la victoire finale. Pour Nishida, 26 ans, Londres était sans doute le dernier grand rendez-vous. Aura-t-elle le courage de continuer sa carrière si elle n'est pas appelée? Pour compléter l'armée des légères invincibles, le Japon devrait appeler Kaori Matsumoto en moins de 57 kilos. "Princesse Mononoke" n’a même pas gagné à Fukuoka (2e) mais Aiko Sato, la championne du monde en titre, s’est probablement mise hors-jeu toute seule en cédant d’entrée contre Nae Udaka. Souvent aperçue en tournoi (3e à Paris en 2010), cette dernière l’a emporté en finale aux dépens de Matsumoto.
MM
> Championnats du Japon 2012
1e jour, rien que du classique
12/05 12h21
Cette première journée des championnats du Japon par catégories de poids à Fukuoka devait entériner des leaderships et valider des noms pour Londres. Les surprises n’étaient point attendues. Il n’y en eut pas. En moins de 60 kilos, Hiroaki Hiraoka a traversé son tableau avant d’éteindre le double champion du monde junior Toru Shishime en finale. Souvent médaillé mais jamais titré dans les grands championnats, Hiraoka ira une nouvelle fois défier les hommes des steppes Sobirov, Galstyan, Zantaraya à Londres. En moins de 66 kilos, Masashi Ebinuma avait déjà piqué le flambeau à Junpei Morishita lors des derniers Mondiaux à Paris. Il a confirmé sa main mise en remportant la finale entre les deux hommes. Riki Nakaya pouvait craindre un retour de flamme d’Hiroyuki Akimoto en moins de 73 kilos. Il n'en fut rien. Longtemps blessé à un pied cet hiver, Akimoto n’a même pas passé le premier tour (battu par Otsuka). Nakaya a filé vers l’or et les Jeux. Il bat le champion du monde junior, Shohei Ono, en finale. Chez les femmes, là aussi que du sûr et de l’affirmé. Yoshie Ueno en moins de 63 kilos, Haruka Tachimoto (-70kg) et Akari Ogata (-78kg) ont répondu présentes en grimpant sur la plus haute marche du podium. La France leur opposera sa fine fleur avec Gévrise Emane (-63kg), Lucie Décosse (-70kg) et Audrey Tcheuméo (78kg). Ça promet. En lourds, on attendait un réveil. Mika Sugimoto a pris sa revanche sur Kanae Yamabe. Battue par cette dernière au toutes catégories il y a un mois, Sugimoto l’emporte en finale ce samedi. La double championne du monde 2010 défendra ses chances à Londres. La journée de dimanche devrait être bien plus bouillante et surprenante. Duels à tous les étages. En moins de 48 kilos, Tomoko Fukumi attend Haruna Asami qui revient de blessure. Dans la catégorie supérieure, Yuka Nishida a pris les rênes depuis sa victoire au Master mais Misato Nakamura veut ses deuxièmes JO. En moins de 57 kilos, même situation : Kaori Matsumoto est passé devant la championne du monde Aiko Sato grâce à ses victoires de l’hiver (Masters et Grand Prix d’Allemagne), mais la bataille sera serrée. Chez les hommes, si Nakai semble avoir le billet en moins de 81 kilos et Anai celui des moins de 100 kilos, c’est chaud en moins de 90 kilos et en lourds. Les faux frères Nishiyama, Masashi et Daiki (en fait ils ne sont pas de la même famille, contrairement à Yuki, qui est bien le frère de Daiki) se préparent un dimanche difficile. La victoire signe une probable participation aux Jeux de Londres. En lourds, Kamikawa et Takahashi semblent les mieux placés pour le titre face à un Keiji Suzuki qui a une épaule en lambeaux depuis le Zen Nihon il y a deux semaines. Pour les lourds, il faudra gagner mais aussi imprimer les rétines pour faire pencher l’avis des sélectionneurs en sa faveur. Dure mission.
MM
> L'Info
Coupe d'Europe juniors à Villeurbanne
11/05 18h25
La coupe d’Europe juniors se tiendra ce week-end (12 et 13 mai) à l’Astroballe de Lyon-Villeurbanne (69). L’occasion de voir s’affronter les grands judokas de demain. Les soixante-quatre meilleurs français seront présents pour défendre les couleurs tricolores.
Pour assister aux combats et soutenir les bleuets, rendez-vous dès 10 h au 44 avenue Marcel Cerdan à Villeurbanne (Métro A ou C3, arrêt Laurent-Bonnevay)
> L'Info
La réaction du Directeur Technique National
11/05 17h38
Jean-Claude Senaud (DTN) a été joint par notre rédaction. Il revient sur les critères de sélection, notamment pour les catégories où deux judokas étaient en compétition, et nous parle de la préparation et des objectifs du groupe France pour ces Jeux olympiques.
"Dans les deux catégories où on avait un doute (les -48kg entre Frédérique Jossinet et Laëtitia Payet, et les -100kg entre Cyrille Maret et Thierry Fabre), j'avais fait une grille des combats des deux judokas depuis les championnats du monde de Tokyo avec en premier lieu, les combats dans les grands championnats. Deux autres critères ont été pris en compte, le comportement dans les grandes compétitions et les résultats face aux huit meilleurs mondiaux, c'est-à-dire les combattants qui ont le plus de chance d'être en lice pour les médailles et que nos athlètes devront battre pour espérer nous rapporter des médailles. Chez les -100kg, Fabre a été choisi car il a battu Maret aux championnats de France et a fait une médaille dans un grand championnat, ce qui n'a pas été le cas de Cyrille.
Les mêmes critères ont été utilisés pour le choix entre Frédérique Jossinet et Laëtitia Payet. Pour tout dire, "Fred" était devant l'an dernier mais les courbes se sont petit à petit inversées au cours de cette année qui a été exceptionnelle pour Payet. Le judo de Jossinet est certes plus beau mais la hargne de Payet, son envie de toujours repousser ses limites peut lui permettre de battre n'importe qui. Tous ces éléments ont fait pencher la balance en faveur de Laëtitia qui était en dynamique. Ces choix, s'ils ont été difficiles à prendre car nous savions que l'écart n'était pas énormes entre les deux personnes et que nous allions faire un malheureux, ont été pris à l'unanimité ou presque. Pour le reste, il n'y a pas de surprises. Nous pouvons maintenant nous tourner vers la préparation qui va se faire en plusieurs étapes avec plusieurs stages. Dès lundi, nous partons en Turquie à Antalia avec les meilleurs sélections européennes. Un autre stage de quinze jours est prévu pour les garçons à Saint-Cyprien et à Bourges pour les filles. Ensuite, nous ferons un stage de cohésion à Bugeat (Corrèze) de cinq jours pour habituer les athlètes à vivre en communauté comme cela va être le cas à Londres au village olympique.Le départ pour la capitale anglaise est prévu le 24 juillet.
Les objectifs pour ces Jeux olympiques ? Raisonnablement, je pense que l'on peut tabler sur quatre médailles, dont deux en or. Notre souhait, c'est vraiment de faire de l'or car nous n'en avons pas eu depuis douze ans. Après, il est vrai qu'on peut rêver à huit médailles car nous avons de très bons leaders comme Teddy Riner, Lucie Décosse, Gévrise Emane et des jeunes capables de faire de très bonnes choses et sur lesquels nous fondons de grands espoirs. Je pense notamment à Ugo Legrand, Audrey Tcheuméo qui ont déjà fait des résultats sur la scène internationale mais aussi d'autres qui peuvent créer la surprise comme Automne Pavia ou Priscilla Gneto. Il se passe quelque chose dans cette équipe depuis les championnats du monde de Paris où un vrai esprit d'équipe est né entre les filles et les garçons. Mais restons les pieds sur terre, ce sont les Jeux olympiques, une compétition très difficile, pas comme les autres, on ne sait pas quel va être le comportement des jeunes, donc si nous arrivons à quatre médailles, avec deux médailles d'or, nous serons satisfaits"
> L'Info
La réaction de Sofiane Milous
11/05 16h55
Pas de mauvaise surprise pour Sofiane Milous, qui avait été écarté des derniers championnats d'Europe en Russie, qui sera bien le représentant français de la catégorie des -60kg l'été prochain à Londres. Réaction.
"Je m'y attendais mais ce n'est quand même pas rien une sélection pour les Jeux, donc je suis satisfait, heureux, mais en même focalisé sur mon objectif qui est d'aller chercher la plus belle des médailles lors de cette compétition. Maintenant, je vais pouvoir me lancer pleinement dans la préparation des JO, l'objectif de mon année. Je ne sais pas si le fait d'avoir été sorti de la sélection pour les championnats d'Europe constitue une motivation supplémentaire pour moi, peut-être. En fait, je n'y pense pas trop, ce que je veux c'est être champion olympique. J'ai passé la 1re étape qui était d'être sélectionné, maintenant, place à la préparation durant laquelle je vais tout donner pour pouvoir remplir cet objectif."
BJ
> L'Info
La réaction de Laëtitia Payet
11/05 15h23
Laëtitia Payet défendra les couleurs françaises lors des prochains Jeux olympiques de Londres dans la catégorie des -48kg. Réaction pour notre site de la médaillée des derniers championnats d'Europe pour ce qui sera sa 1re participation à des JO.
"Je suis très heureuse, comme après ma médaille aux Europe, j'ai du mal à réaliser. Je suis partie de tellement loin, je me suis battue toute cette année, que j'ai commencé blessée, pour aller chercher le quota olympique, je me suis engagée sur tous les tournois pour pouvoir rattraper les points. Au final, j'attaque les championnats d'Europe en étant devant à la "ranking list" et en battant Frédérique Jossinet dans le combat pour la 3e place. Ce qui a fait la différence entre nous deux ? Je pense que c'est un tout et que cela ne s'est pas seulement joué sur notre combat à Chelyabinsk (lieu des derniers championnats d'Europe en Russie ndlr). En fait, je vois cette qualification comme la continuité de ce que j'ai fait cette année et je vais aborder cette compétition en travaillant comme tout au long de la saison, en continuant à bosser sur les choses que j'ai mises en place avec mes entraîneurs. Mon objectif ? Je vais me donner à fond dans la préparation pour aller tenter de décrocher l'or à Londres."
BJ
> L'Info
La sélection pour Londres connue !
11/05 12h42
Les quatorze judokas français qui participeront aux Jeux olympiques de Londres sont désormais connus. Deux catégories posaient question, les -48kg avec un choix difficile entre Frédérique Jossinet et Laëtitia Payet, et les -90kg où le comité de sélection avait à choisir entre Cyrille Maret et Thierry Fabre. C'est donc finalement Laëtitia Payet et Thierry Fabre qui ont obtenu le droit de défendre les chances de la France lors de la prochaine olympiade. Pas de surprise pour le reste, tous les leaders de l'équipe de France seront présents dans la capitale anglaise pour, nous l'espérons, ramener à la France un maximum de titres et de médailles. Voici la sélection complète.
Le club nordiste des Arts Martiaux Condé fête ses 20 ans cette année. Pour l’occasion il organise le 17 mai 2012 un tournoi par équipes seniors : l’Open des Ch’tis. Une vingtaine d’équipes devraient rejoindre la salle des sports Henry Bois à Condé-sur-l'Escaut pour participer à l’événement. De gros clubs français comme Chilly-Mazarin, Sainte-Geneviève Sports, l’AJ91 ou encore l’US Orléans seront de la partie. Parmi les équipes étrangères, nous pourrons retrouver les Anglais du Budokwaï Londres, les Belges des clubs de Schaerbeek et Mons ainsi qu’une délégation luxembourgeoise et une allemande. Une équipe algérienne, actuellement en pourparlers avec les autorités pour l’obtention des visas, pourrait aussi prendre part à l’événement. Les meilleures équipes du tournoi auront 3500 euros de primes à se partager. Cette compétition, la première d’envergure organisée par le club depuis 2003 et son tournoi parrainé par David Douillet, devrait avoir lieu tous les deux ans.
Le dojo intercommunal Rainier Franchi de la communauté de communes de Forcalquier (Alpes-de-Haute-Provence) a été inauguré le 28 janvier dernier à Forcalquier. Une salle de 272 m2, comprenant 144 m2 de tatami, entièrement dédiée aux clubs d’arts martiaux de Forcalquier (judo et karaté). Ce projet a été piloté à la fois par le conseil régional de Provence Alpes Côte d’Azur, le conseil général des Alpes-de-Haute-Provence et la Fédération Française de Judo et Disciplines Associées (FFJDA). Le tout nouveau dojo, d’une hauteur de huit mètres et construit avec des matériaux écologiques, va permettre aux 300 adhérents des deux clubs de Forcalquier de pratiquer les arts martiaux dans un lieu unique, mais aussi l’organisation de compétitions locales et départementales. Autre atout de ce nouveau bâtiment : la présence de deux bureaux et d’une salle de réunion, « ce qui a permis au comité départemental de judo de venir s’y installer définitivement, alors qu’avant il se déplaçait chez les clubs des présidents successifs qui sont élus tous les quatre ans », conclut Didier Derupty, élu à la communauté de communes.
BJ
> Club de la semaine
Judo Club Bastiais
10/05 10h02
Cette semaine : Judo Club Bastiais - Bastia (Haute Corse) - 286 licenciés pour 43 500 habitants – Président : Jean Carlotti - Directeur technique : Yolaine Giocanti - Budget annuel : 100 000 €
La soixantaine triomphante
Le Judo Club Bastiais a été fondé en octobre 1950 par Joseph Gentili, décédé l’an dernier, après avoir passé le flambeau à Jean Carlotti et plus de soixante années consacrées au JCB. Un club situé « dans les quartiers huppés » de Bastia, dixit Jean Carlotti, mais avec une grande dimension sociale. C’est en effet le 1er club corse à avoir intégré le programme « temps libre » mis en place par la caisse d’allocations familiales corse et la mairie de Bastia. Le but ? Aider les jeunes en difficulté des quartiers sud de la ville en leur offrant la possibilité de pratiquer le judo gratuitement dans le 2e dojo du club (dojo de Lupino). Ceux qui s’orientent vers la compétition peuvent ensuite rejoindre le dojo Toga, la salle principale du JCB. Jean Carlotti nous présente les autres actions menées par son club : « Chaque jeudi, nous allons faire trois heures de cours à l’Institut-Médico-Educatif (IME) de Figarella, pour des jeunes handicapés légers ou désocialisés. Nous travaillons également avec 25 classes, soit plus de 500 élèves dans les écoles, où nous dispensons une heure et demie de cours d’initiation au judo. » Mais le Judo Club Bastiais, c’est aussi la compétition au plus haut niveau. En témoignent Stéphanie Giorgi (-57kg) une junior qui a intégré le pôle France d’Orléans - une première pour la Corse – le senior Pierre-Antoine Luciani (-73kg) qui s’entraîne au pôle France de Marseille, Nadia Benzahira (-70 kg) et Maéva Ferracci (-57kg) les deux juniors présentes au pôle espoir d’Ajaccio, tous formés au club. C’est qu’en matière de formation, les chiffres sont éloquents puisque depuis 1950, le JCB a formé 201 ceintures noires, dont deux 5e dan et trois 4e dan, ainsi que quatorze professeurs brevetés d’État. Des chiffres directement en lien avec la politique du club : « Notre ambition – poursuit Jean Carlotti – c’est d’offrir à nos judokas un accès au plus haut niveau régional sans perdre pour autant nos valeurs de convivialité et nos racines. Cinq de nos professeurs Brevet d’État sur six sont issus de notre formation ». Une belle preuve qu’au JC Bastiais on travaille dans la continuité et cela fait 60 ans que ça dure.
La sélection française pour les championnats d'Europe kata
09/05 12h26
Les 26 et 27 mai prochains auront lieu les championnats d’Europe kata de judo dans la ville de Koper (Slovénie). Deux tournois de préparation ont eu lieu depuis le début de l’année, à Bruxelles (Belgique) en février et Pordenone (Italie) au mois d’avril. Voici la sélection française pour ces championnats dans les différentes catégories.
Goshin Jitsu Tori Uke : Marc Massol, Vincent Borello et Claude Jaume, Stéphane Come Eric Luotte, Fabrice Canaux (groupe 2) Nage No Kata Tori Uke : Florent Gourdin, Fabien Lorenzo et Alexis Martin, Yann Souadet Frédéric Esteve, Guillaume Sevestre Juno Kata Tori Uke : Carole Heras, Isabelle Balaire et Stéphane Delestre, Patrice Baque Emmanuel Wirtz, Armelle Voindrot (groupe 2) Katama No Kata Tori Uke : Stéphane Cano, Frédéric Rouhet Kime No Kata Tori Uke : Michel Jeuffroy, Laurent Jeuffroy et Stéphane Bega, Grégory Marques Koshiki No Kata : Philippe Tabuteau, André Parent Tori Uke : Arnaud Dubar, Cyril Perrot
BJ
> Grand Prix d'Azerbaidjan
Des points facilement gagnés
06/05 23h53
Alors même que la liste des sélectionnés aux Jeux olympiques est figé, le circuit des tournois, lui, continue, et la "ranking" est toujours en place. Pour sa première édition, le Grand Prix de Baku, en Azerbaidjan, a donc distribué généreusement autant de points que le tournoi d'Allemagne, toujours considéré comme l'un des plus forts du monde... a trois pelés et deux tondus ! Sans dévaloriser les présents, et notamment quelques pointures internationales comme la Slovène Sraka (tête de série n°4 aux jeux olympiques en -70 kg) ou les meilleurs Azéris, dont Ligar Mushkiyev, absent des championnats d'Europe, qui récolte ainsi 200 points bienvenus, le niveau affiché par ce tournoi était totalement indigne du niveau requis pour un "Grand Prix". Deux combattantes seulement en -48 kg ! Et souvent moins de dix combattants par catégorie, dont la plupart issus des rangs azéris. À trois mois des Jeux, le volontarisme de la fédération internationale montre cette fois ses limites.
EC
> Club de la semaine
Judo Club Heillecourt
03/05 16h37
Cette semaine : Judo Club Heillecourt – 100 licenciés pour 6000 habitants – Président : Angelo Rossano – Directeur technique : Anthony Arnould – Budget : 15 000€
Une politique d’ouverture assumée
Cette semaine direction la Meurthe-et-Moselle et le Judo Club d’Heillecourt. Le président Angelo Rossano nous explique la naissance de cette structure, dans un cadre un peu particulier : « Nous sommes issus d’une association multi-sports où la section judo ne fonctionnait pas à plein régime. Nous en sommes sortis pour former un club de judo à Heillecourt. » Un club qui s’est appuyé sur un homme, Anthony Arnould, le directeur technique, « la vraie colonne vertébrale du club, un peu son père spirituel » selon les mots du président. « C’est lui qui nous a mis en relation avec Régis Frenois et Elodie Le Cabec, les deux autres entraîneurs brevetés d’Etat qui composent le staff technique en plus d’Anthony » poursuit-il. Un club bien structuré et clair avec sa politique : « Nous voulons que les gens qui viennent chez nous puissent se familiariser avec le judo dans une ambiance à la fois festive et sportive. Dès que l’on sort d’un judo « découverte », nous orientons nos judokas tentés par la compétition à plus haut niveau vers un club partenaire, l’Alliance Judo 54, dont la politique plus tournée vers cet objectif de compétition. Nous ne voyons pas l’ouverture comme une crainte. Nous ne pouvons pas nous approprier les judokas, notre devoir est même de les faire grandir et cela peut passer par un départ dans un tel club. » ajoute Angelo Rossano, qui conclut avec une initiative originale du Judo Club Heillecourt. « Nous pensons qu’il est important de garder un lien fort avec les familles de nos jeunes pousses, c’est pourquoi nous mettons en place, le plus souvent possible, des matinées parents/enfants durant lesquelles les enfants montrent à leurs parents ce qu’ils ont appris. Pour l’occasion, nous fournissons un judogi aux parents qui se prêtent volontiers au jeu. »
Les championnats continentaux ont conclu la quête de points pour les Jeux olympiques. Le classement qui détermine les qualifiés pour les Jeux est désormais figé. Il reste bien sûr de la responsabilité de chaque pays de sélectionner les combattants qu'elles souhaitent... mais pas en dehors de la sacro-sainte liste des qualifiés. On connait aujourd'hui les têtes de série, les 8 premiers mondiaux par catégorie (et à un par pays). Lucie Décosse (-70kg) et Teddy Riner (+100kg) seront têtes de série numéro 1 sur les tatamis de Londres. Gévrise Emane (-63kg) sera tête de série numéro 2 et ne pourra tomber sur sa grande rivale, la Japonaise Yoshie Ueno (n°1), qu'en finale. Les autres Français têtes de série (sous réserve d'être sélectionnés par le comité le 11 mai) : Sofiane Milous (-60kg, n°8), David Larose (-66kg, n°8), Ugo Legrand (-73kg, n°6), Alain Schmitt (-81kg, n°7), Priscilla Gneto (-52kg, n°7), Automne Pavia (-57kg, n°4), Audrey Tcheuméo (-78kg, n°3). Romain Buffet, 30e mondial, dont la sélection était encore tangente, termine finalement à la 22e place au jeu des doublons et se qualifie donc directement. Une place plus bas, il aurait bénéficié de la place qualificative attribuée au premier repêché européen.
EC & MM
> Europe 2012
Pas de médailles d'or en équipes
29/04 22h40
Vainqueurs faciles des Anglais (malgré la défaite de Gilles Bonhomme face à Daniel Williams) par 4-1, les garçons font ensuite une plutôt bonne prestation contre la forte équipe de Géorgie, avec une victoire sur juj-gatame de Dragin (-66 kg), une autre de Pietri (-81 kg), mais la défaite de Bonhomme (-73 kg), de Dafreville (-90 kg) sur le champion d'Europe Lipartelliani et de Maret (+90 kg), préféré aux véritables lourds de l'équipe, face au copieux Okroashvili. "Bis repetita" en place de trois contre l'Ukraine. Dragin, faisait un numéro et gagnait par balayage, mais Bonhomme perdait face au vice-champion d'Europe Soroka. Pietri remettait la marche en avant avec un seoi sur Vasylenko, mais Dafreville et Maret s'inclinaient ensuite. Dur pour Maret, à chaque fois dans un rôle décisif de sauveur ou de "plombeur" de l'équipe. Cette fois il prenait un ko-soto-gake puissant du costaud Stanislas Bondarenko. Sur sa foulée, l'équipe géorgienne s'en allait gagner la compétition devant l'équipe russe. Sans ses deux leaders, Legrand et Riner, l'équipe championne du monde, la France, termine donc 5e de ces championnats d'Europe. Mais un groupe socle avec Dragin, Legrand, Pietri, Riner, aurait eu fière allure.
Un sumi-gaeshi litigieux Pour les filles, la perte de leur titre européen s'est jouée en deux rencontres. Un premier tour de formalité pour Gneto, Loko, Agbegnenou, Pasquet et Mathé sur les modestes ukrainiennes puis une finale face aux redoutables Russes, chez elles. Coup du sort, Priscilla Gneto prenait ippon sur une action litigieuse, un ko-soto-gake qu'elle lance et que la vice championne d'Europe Kuzyutina transforme en sumi-gaeshi avec l'aval des arbitres. Automne Pavia marquait ensuite uchi-mata à la dangereuse Zabludina, médaillée de bronze aux Europe en 2011, et Clarisse Agbegnenou mettait le feu avec harai-goshi en première prise de de garde sur Marta Labazina. Mais Marie Pasquet se faisait prendre en uchi-mata par Daria Davydova - 83e mondiale - et c'était l'erreur qu'il ne fallait pas faire, car derrière, Anne-So' Mondière devait se coltiner la tour de contrôle Ivaschenko, double championne d'Europe, qui la maîtrisait au sol.
EC
> Championnats d’Asie
Attention à la Corée
29/04 22h20
Si les féminines japonaises s’imposent ce dimanche par équipes en battant l’équipe de Mongolie en finale assez facilement dans une compétition guère haletante, le groupe masculin nippon a dû se contenter de l’argent. Après avoir écarté l’équipe d’Ouzbékistan chez elle (Avec Choriev en leader), le jeune groupe japonais n’a pas trouvé la clé du titre. Logique. La faute à une équipe de Corée très solide, qui vit visiblement très bien ensemble (les coups de pieds aux fesses amicaux du petit Choi au lourd Kim et les sourires à l’issue de la finale étaient notamment là pour le prouver)… et qui avait fait le choix de décaler tous ses combattants : Choi Min-Ho en -73kg, Wang en -81kg, Kim en -90kg. Si le Japon menait 2-0 grâce notamment au seoi de Takajo sur Cho et à l’uchi-mata de S. Ono sur Choi, tout s’inversait lors des trois derniers combats, tous décisifs pour la Corée. Wang–Ki-Chun mettait deux beaux kinza, Kim donnait du rythme pour l’emporter et c’était au lourd Kim de décider du sort de l’équipe. Opposé à Ojitani, il mettait deux makikomi au Japonais et l’affaire était pliée. Les Coréens, eux, étaient hilares. Cette équipe a fière allure et risque de faire mal aux Jeux.